Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Cultivons la curiosité

Y-a-t-il un Flic pour sauver le Président ?

Y-a-t-il un Flic pour sauver le Président ?

Après avoir officié sur petit écran, puis vu sa première aventure dans les salles obscures obtenir un bon accueil, Franck Drebin revient 3 années plus tard, franchissant ainsi le cap des années 90, pour faire rire, ou non, les (télé)spectateurs et (télé)spectatrices. C'est en effet en 1991 que David Zucker met en images un scénario de Pat Proft et son frère Jerry Zucker. La fratrie se retrouve à la production, accompagnée du "A" des célèbres comédies "ZAZ", à savoir Jim Abrahams. Bon, je ne suis pas certain que le réalisateur soit aussi producteur ici, mais peu importe, car nous voilà bien face à cet humour spécifique. Déjà vu dans "Y-a-t-il un pilote dans l'avion ?" (mais pas sa suite) et la série "Police Squad", qui fût adaptée en film en 1988. Nommé "Y-a-t-il un Flic pour sauver la Reine ?" en France, nous y retrouvions Franck Debrin (Leslie Nielsen), un policier qui résout des crimes avec de la chance et un peu de maladresse. Ce qui provoque souvent l'hilarité des gens qui regardent ses aventures.

Bon, je reconnais que quand j'étais plus jeune, c'était très drôle. Voire hilarant. Maintenant, j'ignore si c'est l'humour qui a évolué, ou ma personne qui a mûri, mais je trouve ça marrant par moment, mais rien n'est franchement hilarant. Dans cette suite nous allons retrouver le cast original, dans une histoire déjà de lobby des pollueurs qui chercheront à modifier l'orientation de la présidence de George Bush (le papa de Junior). Mais avant toute chose, regardons un extrait en version française (VF) vu que c'est de cette façon que j'ai vu ce film. Et nous partirons pour 1h20 environ.

Vidéo de Boby Lapointe

La scène pré générique rappelle l'origine télévisuelle de la licence. On y verra Franck, toujours aussi maladroit, invité à la maison Blanche. Il y maltraitera involontairement la première Dame. C'est là que nous voyons notre héros avoir des difficultés à manger un homard. Les gags sont très visuels et sympas à voir, sans plus.

On y découvrira le docteur Albert Meinheimer (Richard Griffiths), qui va faire un discours important dans quelques jours afin de montrer l'orientation de la fin du mandat de George Bush au niveau énergétique. Les Lobbies pollueurs veulent à tout prix conserver leur force, et vont donc certainement élaborer un plan pour contrer ce docteur, quitte à la remplacer par un sosie. Mais ceci nous l'apprendrons plus tard.

En attendant Franck continue de gaffer et ceci dépitera sa cheffe dont j'ai perdu le nom. Tout comme le premier film, on retrouve un générique avec un toit de voiture/gyrophare qui se déplace dans des lieux étonnants. Comme un vestiaire de jolies jeunes femmes, comme par hasard. Pourtant, ce sera un des rares moments "sexistes" du film si j'ose dire. Mais passons, car voyons de quoi va parler l'histoire.

Bah Franck va devoir déjouer le plan fomenté par les lobbies pollueurs, qui veulent remplacer le docteur par son sosie. Tout ceci involontairement. Et en gérant sa vie amoureuse délicate, vu qu'il s'est séparé de Jane (Priscilla Presley) alors qu'il était prévu qu'ils se marient ensemble à la fin du premier film. D'ailleurs Jane échappe de peu à un attentat qui sera déclenché par la stupidité des gardiens du bâtiment. "Il n'est pas bien à l'heure ce réveil" m'a remémoré une réplique de "La tour Montparnasse infernale". Donc, on verra la scène du crime, avec des marquages très cartoonesques, et un effet comique qui fonctionne bien malgré l'horreur de l'explosion.

Il est étonnant de voir dès 1991 une inquiétude écologique, avec des antagonistes qui veulent contrecarrer la volonté du docteur Meinheimer, ceci afin de préserver leurs nombreux gains. Plus tard dans le film, nous verrons des spots publicitaires hilarants lors d'une réunion de tous les méchants. Une réunion qui sera interrompue de façon fracassante par Franck alors qu'il était pourchassé par un chien sur les toits des entrepôts. Dit ainsi, ça n'a aucun sens, et pourtant, quand on voit comment le chien et Franck arrivent sur le toit, c'est très drôle et cartoonesque.

Il y a un moment, je ne sais plus quand, Franck arrive à reconquérir Jane, et ils coucheront ensemble. L'occasion de voir des images suggestives telles qu'un train entrant dans un tunnel, ou une fusée qui décolle. La subtilité ici est absente. Nulle même. Ce passage est affligeant et particulièrement long. Ceci montre que le film alterne entre le bon et le mauvais. Cependant j'avoue que le long métrage étant court, il n'ennuie pas. Après il faut aimer l'humour un peu simpliste, proche des dessins animés.

La VF fonctionne assez bien et retranscrit les gags de façon efficace. On comprend de quoi on nous parle, même quand certains dialogues frisent le ridicule. Un autre point que j'ai aimé dans ce film, ce sont les réactions des personnages. Le petit instant de surprise qu'ont les personnages quand ils constatent qu'ils ont fait un truc bizarre, mais qui a marché, c'est extrêmement drôle. Ou alors quand un personnage constate qu'une chose anormale se produit tandis que Franck ne se rend compte de rien. Sur ce point, le film est vraiment drôle.

L'humour ne vole pas haut, et part dans le toujours plus. Très proche du cartoon des Looney Tunes. Ainsi quand Nordberg (O. J. Simpson qui n'a pas encore à faire avec la justice) doit placer un émetteur sous la camionnette d'un éventuel poseur de bombe. Qu'il se retrouve coincé sur son chariot de mécanicien et donc contraint de rester sous cette camionnette, avant de finalement se retrouver sur la route. Et bien ici, la scène, au début drôle, va partir de plus en plus loin. Quand il va se retrouver sous la voiture de Debrin, alors que ce dernier croit que le malfaiteur se rapproche de lui, c'est drôle. Mais quand finalement c'est sous un Car à destination de Detroit qu'il se retrouve bloqué, c'est moins marrant.

Pourtant, on aura une conséquence de ce voyage inattendu quand Debrin demandera à son commissaire de dire à Nordberg de lui prêter main forte, et que ce dernier lui rétorquera au téléphone qu'il est à Detroit. Entendre Debrin dire "mais qu'est-ce qu'il faut là-bas ?" ou "quelle idée d'être là-bas ?", j'avoue avoir ri. Et en fait, le film semble être une succession de scènes plus ou moins drôles que l'on colle les unes aux autres afin de raconter une histoire un peu... comment dire... simpliste... tirée par les cheveux ? Je ne sais pas. Mais c'est l'impression que ça donne. Et que le nombre impressionnant de gags laisse penser que les auteurs se sont dit "si on met 100 gags, il y en a bien 1 ou 2  qui fera rire les gens les moins joviaux".

Au final pas terrible, le film ne laisse pas un grand souvenir. On rigolera par moment, d'autres instants on trouvera le scénario affligeant, mais je reconnais qu'il n'ennuie pas, et c'est déjà pas mal. On sent le côté "série" à travers une photographie télévisuelle, claire, et des plans pas trop recherchés. On sent le côté enchaînement de gag, dans la quantité les gens en trouveront bien un de marrant, qui n'est pas dingue, mais fonctionne.

Car on sourira parfois, on rigolera plus rarement, mais ça arrive, et le film fait son boulot, il offre un moment pas prise de tête qui pourra énerver par moment. Surtout que le long métrage a beau sortir en 1991, on perçoit encore l'humour typique des années 80, assez lourdingue. Pourtant, quelques gags cartoonesques et une interprétation marrante du cast le rende agréable à voir, mais pas impérissable. Je n'ai pas aimé, ni détesté, un film moyen donc.

@+

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article