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Cultivons la curiosité

Venom

Venom

Le hasard faisant plutôt bien les choses, et alors que sa suite est visible en salles depuis peu de temps, regardons un peu ce que donne le film "Venom" de 2018. Non, parce que c'est vrai ça, avec tous ces services de SVOD, j'en oublie de regarder mes DVD et BluRay. Sony, via sa société Columbia Pictures, va donc profiter des droits en leur possession (Spider-Man et Venom) pour faire un film entier sur un des antagoniste les plus marquant de l'homme araignée.

Pfouyaya, je découvre que ce film marque la création du Sony's Spider-Man Universe. Avec pleins de films prévus. "Morbius", "Kraven", "Spider-Woman", et les 2 Venom déjà disponibles. Je ne vois pas trop le principe, mais passons. Débutons ainsi le visionnage de ce film réalisé par Ruben Fleischer, qui dure 110 minutes, et voit Kelly Marcel, Jeff Pinkner et Scott Rosenberg en signer le scénario. Tout ceci en version originale sous titrée français bien que la bande annonce qui suit soit en version française.

Vidéo de SonyPicturesFr

Une étrange navette arrive proche de la planète Terre, elle semble en perdition à son arrivée dans l'atmosphère. Finalement, elle se crash comme une merde en Malaisie. De quoi créer un malaise chez Life Foundation, une grosse entreprise dont le chef, le docteur Carlton Drake (Riz Ahmed), semble particulièrement inquiet sur la récupération du contenu de cette expédition. Ma phrase est bizarre, mais en attendant, on sent que les bidules qui ont été récupéré, au nombre de 4, ne semblent pas déclarés à la douane terrestre si j'ose dire.

En effet, cette expédition avait pour but de ramener une nouvelle forme de vie, capable de pénétrer dans le corps d'un.e hôte.sse, et qui pourrait permettre de grandes avancées en médecine. Mais bon, pour l'instant, seuls 3 bocaux ont été récupérés, et le quatrième Symbiote semble bien à l'aise en Malaisie. Changeant d'hôte ou hôtesse car les personnes ont dû mal à supporter le Symbiote.

On en profite pour suivre Eddie Brock (Tom Hardy), qui vit la vie parfaite. Journaliste d'investigation d'une grande chaîne de San Francisco, il va bientôt se marier avec Anne (Michelle Williams), bref, tout va bien. Seulement, il se trouve que sa fiancée défend un dossier de Life Foundation, et que comme par hasard, il va trouver des informations confidentielles concernant les méthodes illégales de l'organisation. En plus, le hasard faisant bien les choses, il obtient un entretien avec Carlton Drake.

Forcément, ça va mal tourner, et il va carrément perdre son emploi. Sa fiancée aussi, celle-ci n'hésitant pas à rompre. Résultat, Eddie devient un loser, incapable de payer ses factures et qui vit, 6 mois après son limogeage, de petits boulots. Il est même incapable d'aider l'épicière en bas de chez lui quand elle se fait extorquer de l'argent. Ce n'est pas la forme.

Entretemps, les essais avec les Symbiotes deviennent concluants, et la phase de test sur Humain peut être lancée contre toute éthique scientifique. Ceci dérange la docteure Dora Skirth (Jenny Slate), qui va dès lors demander à Eddie Brock de l'aider afin de montrer le vrai visage de Life Foundation. En plus, les essais sur Humain ne sont pas très concluants, causant perte sur perte. Au bout du rouleau, et alors qu'il ne veut pourtant pas du tout aider la docteure Skirth, Eddie va tout de même accepter de voir de quoi il en retourne.

Et donc, bah on s'en doute, Eddie va voir un Symbiote entrer en lui, et il en profitera pour fuir. Dès lors, une cohabitation difficile va s'établir, mais Venom (le nom du Symbiote) se plait en Eddie. Ce dernier va développer des capacités extraordinaires. Mais Drake le poursuit, voulant récupérer son Symbiote, et surtout découvrir le secret de la symbiose entre Eddie et Venom. Et en parallèle, on a toujours le quatrième Symbiote qui fait son bonhomme de chemin, et je ne vous en révélerai pas plus.

Que dire, le début est très poussif. À vouloir introduire les personnages, on perd un temps fou avant de voir un brin d'action. Sur les presque 2 heures de film, je dirai que l'on passe facilement 1 heure à se demander quand est-ce que ça va se lancer. Mais il est intéressant de voir comment Eddie Brock devient vraiment une personne lambda dès lors qu'il perd tout. En devenant même incapable de prendre le dessus sur son voisin bruyant. Alors que niveau carrure, Tom Hardy est impressionnant.

Le voir se sentir mal dès lors qu'il cohabite avec Venom est intéressant, mais comment dire, il y a un côté un peu comique qui gêne un peu. J'aurais aimé un personnage plus déprimé et plus sombre. De plus, Venom, qui veut la mort de l'Humanité au début, va s'attacher à cette vie, au point, SPOILER, de changer de quand et de défendre celle-ci auprès de son chef Riot.

La réalisation n'est pas folle. On sent la volonté d'offrir des plans différents, mais ils ne fonctionnent pas car ne semblent rien vouloir dire ou exprimer. Juste on place la caméra en vue de dessus parce que...bah... pourquoi pas ? Le but d'un plan, d'un mouvement de caméra, c'est d'exprimer une sensation, de faire ressentir un truc. Là, c'est bof. Et dans les phases d'action on retrouve cette caméra qui gigote. C'est loin d'être fou.

Après, ça reste un film divertissant. Les effets spéciaux fonctionnent bien, même si la volonté de montrer les transformations n'est pas une bonne idée selon moi. Il est vrai que voir un personnage horrible, un antagoniste, devenir une anti héros est une bonne chose. En fait, l'alliance entre Eddie et Venom nous offre un mélange entre Hulk et Spider-Man avec un mec qui est aussi déphasé que Deadpool. Le mélange est surprenant, pas impérissable mais divertissant.

La fin introduit la suite, de façon plutôt sympa, à la Hannibal Lecter. Et en scène post générique, on a droit à une longue scène de "Spider-Man : New Generation". Voilà, c'était juste pour dire ça. C'était une belle surprise quand même je trouve. Au point que je me suis demandé si ce n'était pas le BluRay qui lançait les bonus. Mais non, c'était bien le cas lors de sa diffusion au cinéma.

Alors, oui, ce n'est pas un bon film. Tom Hardy cabotine. L'univers de Venom semble (je le connais peu) édulcoré sous un humour qui fonctionne mal. Et pourtant, malgré une réalisation et un scénario pas tops, c'était divertissant. Certaines réactions paraissent bizarres, l'antagoniste est naze (je parle de Drake), il n'y a aucune bonne idée, mais pourtant, ça se regarde. Les plus féru.e.s de cinéma détesterons, après, je ne pense pas que ça soit pire que les derniers Spider-Man de Marvel Studios ou même qu'un film moyen du MCU. Alors oui, il ne plaira pas à tout le monde, mais personnellement, sans être une surprise, j'ai aimé le voir, même si je n'ai pas retenu grand chose. Pas un bon film, mais divertissant, donc ça passe (malgré la première heure un peu molle).

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