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Cultivons la curiosité

Usagi Drop : Un drôle de Père

Usagi Drop : Un drôle de Père

On connaît les différents genres de mangas, qui concernent plutôt la cible qu'un style spécifique. Ainsi, Shônen pour garçons, Shôjô pour filles (je schématise, ne commencez pas), Seinen étant plus adulte, genre grands adolescents, et après nous passerons les Boys Love, Hentaï et autres genres moins répandus. Mais quelle ne fût pas ma surprise il y a une dizaine d'années, que de découvrir un nouveau genre, qui m'était inconnu. Et carrément pas prédestiné. Le Josei vise plus un public féminin, et adulte. Mais pas adulte dans le sens cochon, non, adulte dans le sens mature.

C'est ainsi que j'ai donc découvert "Un drôle de Père" édité chez Akata (Delcourt). Des gros tomes, beaux, aux couleurs pastelles. Je ne sais même pas si ce sont des couleurs pastelles, mais elles ne sont pas violentes quoi. Et le manga de UNITA Yumi nous raconte l'histoire de Daikichi, célibataire, 30 ans, qui va prendre en charge la fille illégitime de son grand père venant tout juste de décéder. Rin n'a que 6 ans et n'est pas très causante, et pourtant, Daikichi semble agir comme un aimant...

Argh, je dois faire attention à ce que je dis, car à cause de la fin du manga, je suis obligé de marcher sur des œufs. Donc, notre célibataire va voir sa vie complètement... chamboulée on va dire, et une complicité père-fille va naître entre eux. De là à former un foyer. À la fin du quatrième tome, après une année de vie commune, on fait un bon dans le temps pour constater que Daikichi élève toujours Rin, mais qu'elle est désormais lycéenne. Cette seconde partie tiendra les 6 tomes restants, avec quelques rares retour en arrière afin d'éclairer les zones inconnues des années zappées.

Tout ça pour vous dire que j'avais adoré ce manga, qui est très émouvant et étonnement proche de "Yotsuba&!" (signé AZUMA Kiyohiko), mais en plus adulte quand-même. Ainsi, j'ai rapidement voulu voir l'adaptation animée, du studio Production I.G., réalisée par KAMEI Kanta et qui possède 12 épisodes. Alors que la prépublication du manga datait de 2005 à 2011, l'anime arrive en 2011. Et se concentre uniquement sur les 4 premiers tomes, donc avec une Rin enfant. Sans oublier l'épisode bonus, qui fera violemment penser à "Azumanga Daioh", mais ceci est une autre histoire.

Pour l'instant, nous allons parler de Wakanim. Oui, un autre service de vidéo en ligne arrive sur Ashou. Tout comme Crunchyroll, pas besoin de payer, il suffit de subir plusieurs publicités, pour environ 4 minutes par épisode. Le plus surprenant ici est que l'on pourra voir une pub sur un manga qui sort, mais aussi se taper un escargot qui gambade pendant 90 secondes. Si, je vous assure. Hormis ce petit problème et le fait que les publicités arrivent parfois en plein milieu d'une scène, ça reste tolérable. Évidemment, vous pouvez toujours payer afin de les esquiver. Au final, c'était une bonne expérience (via ma Xiaomi Mi TV Box S), mais moins performante et agréable que chez Crunchyroll.

Dire que j'ai failli découvrir cet anime il y a plusieurs années. Mais je ne comprenais pas trop le principe et du coup j'avais abandonné l'idée. Ma récente plongée dans le monde des vidéos en service, m'a fait me dire qu'il fallait que j'essaie. Et je ne fus pas déçu, l'image étant belle, les sous titres corrects, et le son aussi. J'ignore si il y a une version française. Mais bon, j'ai pu voir les 12 épisodes d'environ 23 minutes, et ceci gratuitement (contre des vidéos d'escargot ou de monsieur qui semble prier), et c'est bien cool. En voici d'ailleurs le trailer.

Vidéo de Akata

Alors oui, le nom original est "Usagi Drop", "Bunny Drop" en anglais, euh, lapin drop en français ??? "Un drôle de Père" en français. C'est mieux. Rin appréciant les lapins, Daikichi confondant une des peluches de la jeune fille avec un chien aux oreilles tombantes d'ailleurs. Donc, ici, première surprise, les Puffy chantent l'opening, et il est assez sympathique. Mais passons, car l'histoire reprend limite case par case le manga. On le ressent fortement dans le premier épisode.

Donc nous voici face à la même histoire et nous allons suivre cette nouvelle famille. On sent le côté léger quand Daikichi semble un peu largué, mais ceci reste touchant. Surtout que coup de chance immense, Rin est une petite fille intelligente, débrouillarde et bien éduquée. Presque l'inverse de Yotsuba. Il faudra que je me décide à vous parler de cette œuvre d'AZUMA Kiyohiko un jour ou l'autre. Mais en attendant, on assiste à la modification du quotidien de ce trentenaire.

Trouver une garderie, s'occuper des repas, des devoirs, de l'école, bref, Daikichi va découvrir presque du jour au lendemain, un nouveau monde. Un monde qui va modifier ses relations, ainsi il s'écartera de ses collègues de travail, n'allant plus boire un verre après le travail. Et plus loin dans la série on le verra se lier d'amitié avec une belle femme célibataire trentenaire aussi, mère de Kôki, l'ami de Rin.

Daikichi liera une amitié avec d'autres papas, et n'hésitera pas à se faire rétrograder dans sa boîte afin d'avoir plus de temps pour Rin. On sent un amour paternel naître de Daikichi, une fibre même paternelle. Ceci posera problème pour la fin du manga, mais l'anime a un avantage, il s'arrête avant que Rin ne soit trop grande pour émettre un sentiment amoureux envers son papa adoptif.

Car oui, l'anime est considéré comme supérieur au manga car il sait s'arrêter là où il faut. Je trouvais les parties adolescentes sympathiques pourtant, mais la fin est trop problématique pour rendre le tout parfait. Je vous en parlerais peut-être un jour. En attendant, on suit cette histoire avec un plaisir non dissimulé. Car voir ces deux personnages apprendre à se connaître, faire preuve de maladresse, puis finalement s'en sortir, c'est franchement beau.

La série possède en fait 11 épisodes, car on sent que la fin du onzième épisode est pensée comme ça. L'épisode 12 offrant juste un bonus au grès des saisons. Une musique guillerette, des petits gags rapides, un rythme plus posé, tout ceci nous fait penser à l'anime "Azumanga Daioh". Et c'est très plaisant. L'animation est propre, les décors jolis, le style des personnages surprend un peu, avec une bouche très basse. Mais ça passe.

Mais si on regarde entre les lignes, on constate une critique de la société japonaise envers les mère de famille, et les femmes même en général. Quand la sœur de Daikichi indique ne pas vouloir d'enfant, que sa cousine effectue une fugue car elle n'en peut plus de subir sa belle-famille. Quand Daikichi est admiratif devant sa collègue de travail qui a réussi à élever son fils malgré un boulot éreintant. Sans parler aussi des problèmes que connaissent les mangakas, avec un personnage étonnant, qui n'a jamais le temps, et est chétive comme pas permis.

Bref, l'anime est intelligent, beau, drôle et touchant. On plonge dans cette univers sans problème grâce à une animation propre et qui sait prendre son temps. On accroche immédiatement au duo formé par Rin et Daikichi, et on rira avec eux, tout comme on vivra les différentes émotions que l'on éprouve en élevant un enfant. On appréciera la critique pudique mais bien présente de la société japonaise, et surtout de la place de la femme dans celle-ci. Enfin, quand on connaît le manga, on apprécie ne voir que la partie jeune de Rin, qui est propre et ne possède aucun sous entendu. Ceci fait grandement plaisir. En attendant, voilà un bien bel anime à ne pas hésiter à découvrir. Encore plus si vous connaissez "Yotsuba&!". J'ai beaucoup aimé.

@+

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