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Cultivons la curiosité

[Mon expérience] La Nuit Nanarland 5 - Partie 2/2

[Mon expérience] La Nuit Nanarland 5 - Partie 2/2

Oui, on retrouve un horaire plus raisonnable pour la suite et fin de cette expérience que fût la nuit Nanarland numéro 5. En plus, on est presque le 26 septembre 2021 quand démarre le deuxième film. En effet, après une autre sélection hilarante d'extraits et de bandes annonces c'est "En Büyük Yumruk", un film turc de 1983, réalisé par Çetin Inanç et durant 76 minutes qui nous est proposé. En version originale sous titrée français. Et une version rétablissant le montage original, avec des "emprunts" à de grands films bien connus, notamment certains James Bond.

Et là, on entre clairement dans le dur. Déjà, c'est de la qualité VHS. Cassette vidéo. Si vous n'avez pas connu ce format vidéo, bah c'est moche, flou et parfois avec des trainées bizarres. Pourtant, on suit cette aventure d'un flic Turc, qui va faire équipe avec une femme afin de mettre à mal la mafia. Je n'ai pas tout compris au scénario j'avoue. C'est très mal réalisé, au point de donner mal au crâne, et c'est d'une misogynie invraisemblable.

Ici, soyons clair, rien ne va. C'est une œuvre trop pointue pour vraiment me faire plaisir. Et j'ai passé un désagréable moment devant. Avec la fatigue aidant, l'ambiance bruyante. Là, c'était dur, très dur. Et la fin arriva avec bonheur. La travail des équipes de la nuit Nanarland pour proposer ce film est pourtant énorme, et je salue leur dévotion, mais putain que c'était dur. Je n'ai pas retenu quand chose de ce film, à part que j'ai presque tout vu, et que c'était la première fois que je voyais un film en turc.

Vidéo de Dr Loomis

Mais ce n'était rien à côté du Mondo que l'équipe allait nous proposer. "Suède, enfer et paradis" nous propose ce que l'on nommerait un fauxcumentaire. Un film se présentant comme un documentaire, mais cherchant à biaiser la réalité afin de faire dire ce que l'on veut aux images. Résultats, le très conservateur Italien Luigi Scattini va démonter le mythe Suédois, en élaborant un montage et un texte particulièrement acerbe contre la vie suédoise.

Le pire étant que ce film de 90 minutes datant de 1968 est sorti en France avec un narrateur contant les mêmes insanités. Tout ici abaissera la condition de la femme, qui cherche à se libérer dans ces années-là. Il y sera question de viol, de drogue, de sexe libre, de cirage (que les sans domiciles fixes utilisent pour se bourrer la gueule), et j'en passe. D'ailleurs, je vais vite sur ce film, car j'en ai pas grand chose à dire. C'est affligeant du début à la fin, voire effrayant.

Un film placé ici afin que les personnes désireuses d'effectuer un petit somme, le puissent. Le plus embêtant étant que dans cet état léthargique, de semi-sommeil, on retient mieux. Résultat j'ai des images et la voix du narrateur Français Jean Topart qui me parlent de cirage, de jeune dévergondées violées à l'âge de 13 ans, qui certainement se droguent désormais... une plaie. Bon, à priori le film n'existe sur aucun support en France, et ce n'est pas plus mal, à oublier rapidement.

Vidéo de ASCinema - Archivio Siciliano del Cinema

Autre pause, toujours une sélection parfaite d'extraits et de bandes annonces, qui malheureusement ne provoquent plus d'éclat de rire car la fatigue l'emporte lentement, mais surement. Et il reste "Strike Commando", du maître du Nanard, Bruno Mattei. De 1986 et offrant 104 minutes de spectacle, c'est en fait un sous "Rambo II" (ou "Rambo III") mal joué, mal filmé, raciste et qui possède tout de même des scènes d'action qui réveillent.

On ne va pas se mentir, le film est mauvais, mais le surjeu des acteurs et actrices, et les intentions louables de divertir avec peu de moyen et de connaissance cinématographique offrent un divertissement qui conclue parfaitement cette nuit. Il est 7h00 du matin, presque, 6h55 pour être précis, et la fatigue n'est plus trop présente en vérité. Le jour n'est pas levé, et il me reste encore 6 heures à tuer avant mon TGV. Ça va être long, mais regardons le trailer de ce dernier film.

Vidéo de SeverinFilmsOfficial

C'est ainsi que je me décide de partir dans le quartier asiatique, le XIIIè arrondissement de Paris, que je n'avais jamais vu. Je sais pourquoi le jour n'est pas levé. Il fait une brume dingue sur la capitale. Mais peu importe, le temps n'est ni froid, ni chaud.

Je découvre l'immensité de l'hypermarché Tang Frères. Je vois où se situe les boutiques d'import de musique asiatique (et plus précisément de KPop) TaiYou et Musica, et je découvre le côté assez moche des barres d'immeuble d'Olympiades. Désolé, je n'aime pas. D'ailleurs, en chemin j'ai croisé du street art et des tours un peu bizarres, que Godzilla aimerait bien à coup sûr.

[Mon expérience] La Nuit Nanarland 5 - Partie 2/2[Mon expérience] La Nuit Nanarland 5 - Partie 2/2

Et me voici dans mon TGV, où on contrôle mon billet à quai. Cool, je vais pouvoir dormir directement donc. Sauf que 5 minutes après le départ, je sens quelqu'un qui me pousse doucement l'épaule. Le contrôleur. Super, au moment où je commençais à dormir. Double contrôle des billets donc. D'accord, pourquoi pas. Et cette fois-ci c'est la bonne, je peu dormir comme un cochon, la bouche ouverte grâce au masque. Et si je ne rattrape pas ma nuit blanche, ça reste un répit bénéfique.

Il y a à la fois beaucoup à dire, et peu en fait. Tout d'abord je tiens à grandement remercier Jaz et Isa, sans qui je n'aurais jamais franchi le pas, et jamais pu passer une bonne soirée. Ensuite, oui, il faut aimer un minimum les mauvais films attachants pour savourer cette nuit. Mais j'avoue que la programmation centrale était quand même hyper pointue. Trop pour que j'en savoure toute la quintessence. Mais le premier et le dernier films étaient bons dans leur médiocrité.

Les intervenantes et intervenants sur scène étaient excellent.e.s et ont bien animé la soirée. Je conserve un bon souvenir, celui d'avoir été au Grand Rex déjà. D'être remonté à Paris. D'avoir repris le métro. D'avoir rencontré des gens en or. Après, j'avoue que certains films auraient gagné à être plus accessibles, et avoir une salle grandement masculine devant des films assez sexistes, me fait dire que certains sifflets (ou huées) contre des actes misogynes, n'étaient pas forcément très francs. J'ai pour exemple certaines réactions entendues pour ma part, que je préfère taire.

Pourtant, malgré ce petit défaut, que je combinerai avec un port du masque se dégradant avec le temps, voire disparaissant tout simplement (une fois de plus de ce que j'ai vu, je ne dis pas que personne ne l'avait), l'ambiance est immense. Normalement, je déteste le bruit au cinéma, mais là, ce qu'il y a à l'écran est tellement moyen, que ça ne dérange pas. Au contraire, ça rend l'expérience plus drôle. Même si évidemment, je n'ai pas échappé au mal de crâne, qui m'arrive tout le temps quand il y a trop de bruit.

Je me suis surpris à tenir, bon, je n'ai pas tout vu à fond, mais en grande partie. Je ne m'en croyais pas capable. Encore moins capable d'avoir la fraîcheur de parcourir le XIIIè arrondissement à pied après une nuit blanche. C'est une belle expérience, à vivre si on aime ce genre de film. Il n'est pas dit que je ne le referai pas, juste que là, tout de suite, non, ça ira. J'ai vraiment passé un super week-end, qui me donne envie de retourner assez tôt à Paris. Mais malheureusement, j'ignore quand.

Dernier point qui n'a rien à voir, mais au moment où j'étais à la capitale, Jisoo et Rosé sont arrivées pour la Fashion Week, et ça, ça m'a fait plaisir de me dire que j'étais dans la même ville que 2 membres de BLACKPINK. Même si évidemment, je n'ai pas cherché à les voir, mes expériences avec The Shapers en 2015 et le duo du Jouer du Grenier en 2019 m'ont refroidi pour rencontrer des gens que j'apprécie (même juste pour les voir).

@+

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