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Cultivons la curiosité

Les aventures de Rocketeer

Les aventures de Rocketeer

Des fois, on sait que l'on a le temps de voir un film, mais devant les différentes œuvres qui nous sont disponibles, il est difficile de faire un choix. Vais-je regarder un DVD, un BluRay, Prime Video, Disney Plus ? Vais-je voir les films que j'ai en démat' sur Rakuten TV ou la XBox ? Vais-je en louer via la VOD ? Cette dernière option est quelque peu stupide quand on a une tonne de films à voir. Puis, en se promenant sur Disney Plus, oui, je me promène sur les plateformes de streaming, c'est con, donc, en cherchant un truc à voir, une couverture nous revient en tête.

Une couverture de sa plus tendre enfance, d'un Mickey Magazine. Celle, au début des années 90, qui mettait en avant la future grosse production cinématographique de la firme aux grandes oreilles. Ainsi, des images du Rocketeer me revinrent en tête. Voilà pourquoi je me suis retrouvé face à l'heure quarante-sept minutes de ce film réalisé par Joe Johnson ("Jumanji", "Jurassic Park III" et "Captain America : First Avenger" notamment) qui est sorti en 1991. Après le trailer ci dessous, nous allons voir que le Marvel Cinematic Universe (l'univers cinématographique de Marvel, ou MCU) pourrait bien trouver ses bases avec ce film.

Vidéo de Chigawa

La vidéo était en version originale, désolé, en sachant que j'ai vu ce film dans cette version sous titrée en français. Mais donc, de quoi cela parle-t-il ? 1938, Los Angeles, la montée du nazisme semble bien loin et Cliff Secord (Billy Campbell) est un pilote doué pour faire des figures avec quelques soucis d'argent. Il est soutenu par son chef mécanicien de génie, Peevy (Alan Arkin), qui croit en ses chances d'aller à l'épreuve nationale de voltige. Si j'ai bien compris.

Seulement, une chasse entre le FBI et des truands va évincer toute chance d'accomplir ce rêve. Ces derniers provoquant une panne chère à réparer alors que Cliff fait des essais en vol. La scène est bien faite, efficace même. Moi qui n'aime pas trop cette période d'entre deux guerres (ne me demandez pas pourquoi), je trouve que les véhicules, les armes, les habits, tout passe. La course poursuite automobile est même spectaculaire, un exploit avec des véhicules aussi peu puissants.

On constate que l'un des truands cache un objet précieux dans un vieux coucou (vieil avion) avant de faire croire en la destruction de cet objet. Cliff et Peevy se retrouve dans une galère, vu que Otis Bigelow (Jon Polito) demande réparation au duo. Le propriétaire du hangar qui protège les avions de ce duo (et je crois même qu'il possède l'aérodrome) a vu plusieurs milliers de litres de kérosène partir en fumée et doit faire payer quelqu'un.

Alors qu'il se résout à faire de la voltige avec le vieux coucou pour rembourser ses frais, Cliff va découvrir l'objet caché par le truand. Une sorte de jetpack, très moderne pour 1938. Voilà l'occasion, à l'aide du génie de Peevy pour le rendre contrôlable, de rembourser sa dette rapidement. Ce que j'ai oublié de dire, c'est que Cliff est en couple avec... comment ne pas trop baver en la citant, la sublime Jenny Blake (interprétée par l'exceptionnelle Jennifer Connelly). Une actrice de seconde zone qui essaie de percer à Hollywoodland.

Il se trouve qu'elle joue un rôle de figurante sur le dernier film de l'immense star Neville Sinclair (Timothy Dalton), et que, de comme par hasard, ce dernier est impliqué dans la tentative de vol de la "Rocket". On ne saura qu'à la fin du film pour quelle raison. Attention, le résumé du film sur Disney Plus en révèle beaucoup, il est donc à ne pas lire si possible. Neville a engagé un mafieux local en la personne de Eddie Valentine (Paul Sorvino), mais l'acteur comptera plus sur son bras droit Lothar (Tiny Ron) pour récupérer cet objet.

Vous constatez que le cast est bien fourni, très bon, et il me reste un personnage, créateur de la "Rocket" à présenter. Howard Hughes (Terry O'Quinn, vu dans la série "Lost : Les disparus") est une personne importante de l'aéronautique, ayant réellement existé. Il a demandé au FBI de récupérer sa création dans le but de la détruire, vu qu'elle est trop dangereuse avec ce qu'il se passe actuellement dans le monde.

Donc nous allons passer de péripéties en péripéties, avec pas mal d'action, des fusillades, des gros mots, des morts. Celles-ci ne sont pas frontales, mais je trouve le film violent pour en fonction qu'il se destine à tous les publics. On retrouve une ambiance mafieuse, avec les "sulfateuses" typiques de cette époque. Mais aussi le côté glamour du Hollywood des années 30. On aura même l'explication du pourquoi le "Land" a disparu de Hollywoodland sur la colline de Los Angeles. Il y a déjà une critique des stars, qui se la pète, et qui sont très hypocrites, en la personne de Neville.

Ici, pas de super pouvoir, on sent les prémices de "Iron Man" d'ailleurs. Mais pas que. Captain America peut être considéré comme cité, avec la lutte contre le nazisme, la montée du nazisme du moins. L'image de Rocketeer prenant son envol devant la bannière étoilée des États-Unis d'Amérique est tellement clichée, mais m'a fait penser au premier Avenger. Cliff est malin, et arrive à se sortir de certaine situation avec un brin de chance. Il me semble qu'il ne tue personne avec une arme à feu. Même si il essaie bien de s'en servir d'une. Le final du film est explosif, haletant, et la résolution un peu tirée par les cheveux (le coup de l'avion-hélicoptère), dans la vision du film, ça passe.

J'avais peur de la durée du film, proche des 110 minutes, mais on en s'y ennuie pas du tout. Un mélange assez impressionnant d'action et d'humour, sur un ton que je trouve très adulte. Surtout à la fin, où les décès s'accumulent beaucoup je trouve. Les effets spéciaux par contre ont vieilli. Il faut reconnaître que ça pique les yeux. Le film a 30 ans quand même, donc on ne jugera pas sa qualité là dessus.

N'ayant jamais lu le comics "Rocketeer" de Dave Stevens, j'ignore si le film est fidèle ou non. Ce que je sais c'est que l'on perçoit déjà l'envie de faire du grand spectacle en prenant comme base une œuvre papier. Et le résultat est très bon. Étonnamment bon même. J'ignore si c'est la présence de la magnifique Jennifer Connelly qui m'a aveuglé ou non, mais les passages plus lents sont tout de même prenant. La grosse surprise tient du ton adulte qu'a le film. On n'y voit pas de sang, pas de plans trop longs sur les cadavres, mais entre certaines injures, les fusillades et les morts, je pense que le film se mangerait un interdit au moins de 12 ans facile. j'ai beaucoup aimé, je dirai qu'il est à voir une fois, en se disant bien que les effets spéciaux, sans être laids, piquent un peu.

@+

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