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Cultivons la curiosité

La légende de Ron Burgundy : Présentateur vedette

La légende de Ron Burgundy : Présentateur vedette

Quoi de mieux que la veille de la fête de la nativité afin de découvrir une comédie de 2004 qui est passée sous de nombreux radars ? C'est vrai ça. La réponse est rien. oui, bon, en fait, il n'y a pas de bonne réponse à cette question, mais on s'en moque. Pour présenter ce film, il me faut vous expliquer ce qui m'a poussé à le prendre en DVD, ainsi que sa suite de 2013 en BluRay (on verra ça plus tard). C'est un Gif animé. C'est débile, mais oui, j'ai voulu découvrir ce film à travers des mèmes internet. Plus précisément celui sur lequel on voit un moustachu, avec une bière à la main, dire "Boy, that escalade quickly!". Il se trouve que ces 10 secondes sont issues de "La légende de Ron Burgundy : Présentateur vedette".

Première surprise, le cast est assez épique. Steve Carell avant "The Office" et "40 ans, toujours puceau", Christina Applegate après "Mariés, deux enfants", Paul Rudd pré"Ant-Man", Will Ferrell avant... les comédies avec Will Ferrell. Des petites apparitions de Ben Stiller , Luke Wilson, Jack Black, Tim Robbins, Seth Rogen, Danny Trejo, et une un peu plus appuyée de Vince Vaughn, viennent achever un cast spectaculaire. Le tout est scénarisé par Will Ferrell et son ami Adam McKay, ce dernier se chargeant de la réalisation. Nous voilà ainsi embarqué.e.s dans les années 70 pour 90 minutes. Petite bande annonce en version originale sous titrée en français, de la même manière dont j'ai vu ce film.

Vidéo de Elsa Benjal

San Diego dans les années 70, le seul moyen de s'informer est la télévision. Dans cette guerre sans merci des médias, une équipe domine ce domaine, et elle est sur Channel 4. Brian Fantana (Paul Rudd) pour le terrain, Champ Kid (David Koechner) les sports, le simplet Brick Tamland à la météo et surtout le magnifique Ron Burgundy à la présentation du journal. Nous allons suivre et constater que ces hommes sont assez misogynes et drôlement détestables. Un jour, alors qu'ils vont à une grosse fête annuelle, Ron rencontre la belle Veronica Corningstone (Christina Applegate), une femme qui rêve de devenir animatrice vedette, et en tombe amoureux.

Veronica a cependant une route complexe devant le côté ultra misogyne du monde de la télévision. Et il se trouve qu'elle va rejoindre la rédaction de Channel 4. On va donc assister à l'ascension de la jeune femme, qui va, après quelques galères, pouvoir saisir sa chance quand Ron sera en retard pour présenter le journal. Dès lors, elle va coanimer le journal avec un Ron boudeur. Ce dernier n'a pas apprécié que Veronica ne le remplace quand il fût en retard. C'est cette guerre à laquelle nous allons assister, jusqu'à la chute violente de l'animateur vedette, après la crasse en trop de Veronica.

Alors oui, le résumé n'est pas top, mais c'est parce que le film est essentiellement visuel. Son scénario est convenu, avec le personnage égoïste en manque d'amour, qui est persuadé d'être un Roi, et qui va voir une femme venir remuer son quotidien presque parfait. On tombe sur un personnage de Ron qui demeure attachant alors qu'il agit comme le pire des connards par moment.

La lutte des femmes pour obtenir plus de reconnaissance est marquante, à travers les réactions de l'équipe de Ron. Je pense surtout à Brian, hilarant quand le rédacteur en chef annonce que Veronica coanimera le journal. Ce premier s'évanouit, carrément. C'est à se tordre de rire. Par contre, les réactions trop abusées de Ron sont gênantes. Mais font parties du ton parodique du film. On devine que le personnage principal est solitaire et le vit mal. Surtout quand il parle à Baxter, son fidèle toutou avec lequel il a des conversations.

Ce sera le compagnon à quatre pattes de Ron qui provoquera son retard, permettant à Veronica de saisir sa chance. Baxter se faisant jeter par dessus un pont par un Jack Black en méchant motard qui se prend un burritos sur la tête en conduisant sa monture. Ceci aura une répercussion plus tard. Car contrairement à ce que montreront les scènes coupées disponibles en bonus sur le DVD, Baxter n'est pas mort. Soit dit au passage, les scènes coupées sont sympas à voir, mais s'évitent facilement.

C'est ici que l'on voit le "surjeu" de Will Ferrell, assez nul si on le prend au premier degré. On sent la volonté, à travers l'exagération de l'acteur, de faire rire. Ici, on dirait un Jim Carrey du pauvre assez effrayant. Après, il ne faut pas oublier le ton parodique du film, et le côté exagéré du personnage de Ron. Mais bon, le voir hurler de tristesse dans le téléphone, pendant un long moment, c'est rapidement pénible. Surtout que, si on y regarde bien, seul Will Ferrell en fait des caisses. Ah, si, un autre acteur semble en deçà, Fred Willard, en rédacteur en chef de Channel 4. Lui c'est l'inverse, il n'est pas là. Clairement pas là. Normalement, je ne vois pas trop quand un acteur joue mal, et bien ici, il joue très très mal. Non, il ne joue pas du tout. J'ignore pourquoi, car il est plutôt sympa normalement, mais là, c'est plat.

Le film n'est pas aussi stupide qu'il n'y paraît. C'est ce qui surprend le plus. La critique des médias, mais aussi de la starification locale et de la grosse tête que cela engendre. Le féminisme est évoqué, à travers la place de la femme dans la société, et des difficultés pour prendre un petit peu de pouvoir. Le tout est emballé avec de la comédie pas forcément drôle, mais qui arrive à déclencher des fous rires. Ce qui est assez surprenant. Bon, on passera malheureusement rapidement sur le personnage de Steve Carell, qui est "attardé" et fera donc des choses stupides de façon involontaire.

Attendez, j'essaie de rassembler mes idées et émotions concernant ce film, mais je n'y arrive pas. En vérité, ce n'est pas un bon film, mais ce n'est pas un mauvais film non plus. On y voit le côté lourd des comédies estampillées Will Ferrell, pas forcément drôles. Pourtant, il y a des choses très drôles, mais l'exagération de certaines réactions gâchent un peu tout à certain moment. En fait, le cast brillant sauve ce film. Christina Applegate et Paul Rudd sont parfaits. Steve Carell aussi, mais son personnage gêne par moment, car on sent qu'on rigole de lui et ce n'est pas plaisant. Will Ferrell est dans le surjeu, mais c'est son personnage qui veut ça, et il s'en sort avec les moyens du bord. Les apparitions de Seth Rogen, Jack Black, Luke Wilson, Ben Stiller, Vince Vaughn (qui a un rôle plus important que les autres) sont plus que sympathiques, même si le personnage de Jack Black choque en balançant Baxter par dessus un pont.

Ce film est à voir sans se prendre trop la tête. Il faut se laisser conduire à travers une comédie pas forcément drôle, voire parfois affligeante, et là on arrive à en apprécier sa vision. Le scénario est classique, pas top, la réalisation est... bizarre, avec les champs/contre-champs assez mous qui sortent du film par moment. Il n'y a pas vraiment de grand moment dans ce film. Même la scène montrant le mème, n'est pas folichonne. Il faut dire qu'elle intervient après une grosse baston, et on comprend mieux les paroles de Ron. C'est difficile pour moi de vous le conseiller. J'ai pourtant passé un moment sympa, mais il manque quelque chose pour le rendre culte. Là, c'est une comédie étasunienne moyenne, qui divertit et ne vaut que pour une partie de son cast. Ça passe, mais il y a beaucoup mieux.

@+

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