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Cultivons la curiosité

La Casa de Papel - Partie 1

La Casa de Papel - Partie 1

En 2017, nos ami.e.s Espagnol.e.s découvraient une série qui parlait d'un braquage atypique. C'était sur Antena 3 que l'œuvre créée par Álex Pina allait être diffusée pour la première fois. Assez rapidement, cette série atypique et très bien conçue, allait attirer l'attention d'un géant du divertissement, Netflix. Voulant parfaire son entrée en Europe, le gigantesque diffuseur de contenu en ligne chercha des œuvres fortes et marquantes dans les différents pays du vieux continent. En France nous eûmes "Marseille" en 2016 (pas vue, donc je ne dirai rien), et l'Espagne offrit sur un plateau d'argent une série palpitante, parfaitement bien écrite et exécutée.

Dois-je parler de la nouvelle découpe du diffuseur étasunien ? Antena 3 diffusa 15 épisodes en 2 parties entre mai et novembre 2017. Qui, chez Netflix, se transformèrent en 22 épisodes, aussi découpés en 2 parties, diffusés en décembre 2017 et avril 2018. Les épisodes passants d'environ 70 minutes à un format plus étasunien de 50 minutes. Allez, non, car si la série acquit une solide réputation et donna à "Bella Ciao", un chant de révolte italien du XXème siècle, une aura méritée, on se doute que ce n'est pas son seul point intéressant. Allez, hop, petite vidéo en version française, sachant que malgré mon appréhension de la langue espagnole, j'ai vu cette partie 1 (ainsi nommée sur Netflix) en version originale sous titrée français.

Vidéo de Au Ciné

Version originale signifiant en espagnol pour les 3 qui dorment au fond. Et nous voilà parti.e.s dans le casse du siècle, à travers les 13 épisodes de cette première partie. Variant entre 44 et 55 minutes il me semble. Tout débute par la voix de Tokyo (Úrsula Corberó) qui nous explique rapidement son ancienne vie avant de rencontrer El Professor (Álvaro Morte). Ce dernier monte une équipe pour braquer la Maison de la Monnaie, à Madrid.

On découvre donc les personnalités que sont Oslo (Roberto García), Helsinki (Darko Perić), Nairobi (Alba Flores), Denver (Jaime Lorente), son père Moscou (Paco Tous), Rio (Miguel Herrán) et Berlin (Pedro Alonso). Tout le monde a un passif dans la contrebande, ou je ne sais pas comment dire, bref, ils et elles ont des qualités requises pour appliquer le plan du professeur. Il est assez simple, on rentre dans la Maison de la Monnaie, et on tient un siège pendant que la talentueuse faussaire Nairobi fait tourner les machines qui fabriquent de l'argent à plein régime. Avec des billets intraçables.

Plusieurs milliards d'euros sont en jeu, et le but est, au début, de faire croire à un braquage qui a mal tourné. Afin de faire tourner en bourrique la police et les forces de l'ordre en général. Celles-ci sont représentées par Raquel (Itziar Ituño), négociatrice hors pair, qui a subit des difficultés dans sa vie personnelle. Des violences dues à son ex-mari, qui lui vaudront de devoir s'affirmer lors du début de la prise d'otages.

Ángel (Fernando Soto) est le second sur l'opération. Marié depuis plusieurs années, on devine assez tôt qu'il est amoureux de sa collègue depuis tout le temps. Il n'en demeure pas moins un expert en armement qui sera bien utile à un moment donné. Je passe les autres personnages, intéressants pourtant, notamment le monsieur de la sécurité intérieure, pour mieux se concentrer sur les futurs otages.

Au nombre de 67, on compte parmi les plus importants, Alison Parker (María Pedraza), la fille de l'ambassadeur de Grande Bretagne en visite scolaire lors de la prise de contrôle des braqueurs et braqueuses. Arturo (Enrique Arce), le directeur de la Maison de la Monnaie, et sa maîtresse/secrétaire Mónica (Esther Acebo), qui lui annonce tout juste être enceinte de lui (j'vous raconte pas le merdier). Et voilà pour la distribution que l'on verra le plus.

À l'instar d'un "Prison Break", j'ai très rapidement accroché aux personnages, mais aussi à l'écriture, qui nous explique le déroulement du plan au fur et à mesure qu'il s'applique. Mais aussi à sa préparation à travers des retours en arrière qui interviennent pile au moment où une difficulté intervient. Résultat, j'ai eu peur de la rallonge inutile sur la fin. Hors, pour cette partie 1, il n'en est rien. Tout est fluide, et malgré les gros trucs à un moment (comment est-il possible de prévoir que certains otages s'échappent ?), tout est fluide et on reste capté par le récit.

Je ne vais pas faire un détail des épisodes, donc je vais éviter ainsi les révélations. On trouve pas mal d'action, et surtout une recherche des personnages fouillées qui fait plaisir à voir. On sent que le professeur va jouer avec le feu (il surveille l'évolution du braquage de l'extérieur, mais pas vraiment très loin), et le coup de la Ibiza à la casse, là, j'ai un peu tiqué. C'est d'ailleurs un des rares moments où l'on n'y croit pas vraiment, et ce, même si le coup de la pharmacie à la fin, est tout de même vachement gros.

Le point fort est que l'on s'attache aux personnages. Petit regret pour Oslo et Helsinki. Le premier est peu présent, tandis que le second prendra enfin un peu plus de place suite à un évènement spécifique en fin de partie. On aura droit à un peu tout du film de braquage. Des révélations dingues lors du treizième épisode, avec la mise en avant de "Bella Ciao", dont on sent l'importance arriver (ce qui sera la cas, je pense, à la fin de la partie 2).

Malgré une nouvelle découpe, on ne sent rien. Elle est indolore, et c'est du bon boulot. Ceci explique certains cliffangers et leurs résolutions rapides, notamment entre les épisodes 11 et 12 il me semble. Ou 12 et 13, je ne sais plus. Car en fait, on enchaîne les épisodes rapidement, très rapidement. Et malgré ça, on arrive à assimiler tous les noms. Après tout, quoi de plus facile que d'apprendre des villes ? Il ne se passe pas un épisode sans qu'un événement n'intervienne, et que l'on constate l'aspect exceptionnel du plan. Même quand ça part en sucette à la fin, il existe une solution différente.

Difficile d'en parler sans dire ce qu'il arrive. Mais on y trouve de l'action, un peu d'émotion...et un peu de sexe, certes peu montré, mais quand-même. C'est l'aspect latin je pense, qui veut que les personnages doivent coucher entre eux. Je ne sais pas. La réalisation est propre, nickel même. Les personnes travaillant sur cette série sont compétentes et offrent un grand spectacle, ultra efficace. Pour tout vous dire, j'ai vu cette première partie après la saison 1 de "Squid Game", et si les genres sont différents, j'ai nettement préféré "La Casa de Papel", que je trouve plus légère et un peu moins violente.

En fait, la série est très bien équilibrée, passionnante, et nous fait ressentir une vraie empathie auprès des personnages. Aussi bien du côté des braqueurs et braqueuses que de celui des forces de l'ordre. Grâce à une bonne division entre les moments où l'on en apprend plus sur les premiers et les seconds. Enfin, seconds, ce sont plutôt Raquel et Ángel qui sont mis en avant, mais cela suffit largement je trouve.

Une première partie excellente, qui mélange parfaitement la présentation des personnages, avec de l'action, un peu d'humour et surtout la découverte du plan qui est un peu trop parfait pour que l'on y croit réellement. Pourtant, à travers sa mise en images et son écriture, la série arrive à suspendre notre incrédulité, et ça fonctionne. On dévore les 13 épisodes à une vitesse assez folle, au point de devoir enchaîner la partie 2 immédiatement après. C'est une série à découvrir, pas trop violente, et qui fonctionne. J'adore.

@+

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