Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Cultivons la curiosité

Futurama - Saison 04

Futurama - Saison 04

Voici un exercice bien délicat qui se présente devant nous. Comment arriver à parler d'une saison qui s'avère être inexistante ? Non pas que cette saison 4, selon la numérotation de la chaîne Star sur Disney Plus, soit mauvaise. Mais bien car cet enchaînement d'épisode n'existe pas. Ni lors de sa diffusion télévisuelle entre 1999 et 2003 (années des 4 premières saisons de la série), et encore moins en DVD. Pire, en version française, comment tourner ne le fait que le cast vocal change, ce qui poussera votre serviteur à passer en version originale sous titrée en français.

Le pire dans cette histoire est que du coup, on alterne certainement entre ancien doublage, et nouveau cast. On débute cette saison 4 de Disney Plus avec l'épisode 19 de la saison 3. "Tout se termine bien à Roswell" est d'ailleurs bien conçu, l'épisode est très bon, avec l'idée que le Dr Zoidberg serait l'extraterrestre trouvé à Roswell alors que l'équipe au complet du Planet Express retourne dans le passé. Puis arrive "Le Conte des deux pères Noël" qui était normalement au début de la saison 3. C'est ici que je vais changer la bande sonore pour passer en VOSTFr.

Et là, je constate une sorte de paradoxe. Pas de l'escalier, n'en déplaise à un excellent groupe français, mais un problème temporel. Pas dans la série, Matt Groening et David X. Cohen jouant parfaitement avec le temps et le lieu. Non, avec la version française. Comme si des épisodes avaient été redoublés spécialement pour Disney Plus. Car normalement je n'aurais pas dû voir les épisodes 19 et 3 de la saison 3 (originelle) avec un cast vocal français différent. Je sais, j'ai perdu tout le monde, mais ceci m'intrigue. En tout cas, lors de la chanson diffusée en version originale même dans la VF, je me suis dit "pourquoi ne pas basculer en VOSTFr ?". Et voilà.

La saison 3 de Disney Plus se terminait avec "Je sors un robot", le numéro 15 de la saison originelle. Du coup, on va rattraper pas mal d'épisodes, mis dans le désordre. Heureusement qu'elle ne dure que 12 épisodes, car là, je suis obligé d'avoir la liste originale de wikipédia avec Dinsey Plus sous les yeux tellement c'est un schmilblick sans nom. "Histoires formidables 2" arrive en numéro 3 ici, "Un amour de vaisseau" en 4, alors que dans la diffusion originelle il est le troisième épisode de... la saison 4. Grrr, incompréhensible. En attendant, je vous laisse avec un extrait de cet épisode en VO tout court, car là, je vais me reposer le cerveau tellement cette renumérotation est incompréhensible.

Vidéo de Lorenzo Scaduto

"Retrouvailles", je n'ose même pas voir où il se situe normalement, s'avère excellent. Si vous aimez Leela, on va découvrir la vérité sur son passé, et c'est très émouvant et drôle. Ici, Bender va se débarrasser de déchets d'une façon particulière. L'épisode sort du lot. Non pas que le reste soit mauvais (c'est vrai que j'oriente plus ma chronique sur la numérotation que la qualité des épisodes), mais celui-ci va nous révéler le passé d'un personnage important je trouve, et que j'aime beaucoup.

On va voir dans "Buggalos en vadrouille" que Kif a du mal à s'imposer auprès de sa belle famille (les richissimes parents d'Amy), avec un côté western sur Mars très drôle. "La huitième plaie" mène Bender en Pharaon, avec toute sa démesure, et "La preuve par Dieu" restera concentré sur le robot de Planet Express, vu qu'il va errer dans l'espace et voir un microcosme se construire sur son corps, avec des petits êtres qui le vénéreront comme un Dieu.

"OPA sur PME" va voir un ancien homme d'affaire, un loup de Wall Street, devenir le nouveau dirigeant de Planet Express. Un épisode centré sur le capitalisme et ses dérives, très bien conçu. il en sera de même pour "La Victoire en lançant", où Leela deviendra la première Femme à intégrer une équipe professionnelle de Blernsball. Mais pas pour ses qualités de lanceuse, au contraire. Le fait qu'elle déquille les batteurs amuse le public et permet à un petit club habitué au bas de tableau d'attirer des spectatrices et spectateurs. On y verra évidemment une partie féministe qui fonctionne à la perfection encore de nos jours.

Concluant normalement la saison 3 en 2002, ici "Le Chef de fer à 30%" arrive avant-dernier de la saison 4 sur Disney Plus. On y verra Bender cuisiner comme un manche, provoquant le dégoût des membres de Planet Express. Il décide de partir, pour de bon, et va croiser des sans domicile fixe. Ces derniers vont le mener vers un bidon ville spatial, où Bender apprendra l'art de la cuisine auprès d'un maître cuistot qui rappelle curieusement Yoda. S'ensuit une lutte à la "Top Chef", et nous apprendrons le contenu de la fameuse fiole, que je vous laisse découvrir. L'épisode est très bon aussi.

Et là accrochez-vous, non pas que "Là où aucun fan n'est allé" soit explosif, quoique. En fait, en avril 2002, il semblerait que la série "Futurama" soit contrainte à une pause. Pas de quelques mois, mais plutôt d'une bonne année. Puisque "Le Dard", l'épisode 12 de la saison 4, 66è de la série, n'arrivera qu'en juin 2003. Je vous passe le fait que vis à vis de Disney Plus, on fait un bon temporel assez dingue, car nous ne sommes plus à ça prêt. Et cet épisode s'avère marquant. D'une part car il possède une belle partie du cast vocal de la saga Star Trek, Leonard Nimoy et William Shatner en tête.

Le déroulement se fait en partie sur du flashback. Comme l'épisode 17 de la saison 1 du show parodié ici (c'est que qu'indique la page wikipédia de la saison 4 de "Futurama"). De plus, le scénario de David A. Goodman va se moquer gentiment des fans de Star Trek, les Trekkies. Des adultes qui jouent encore avec des figurines. Mais vous découvrirez comment à travers cet épisode bien ficelé et passionnant. Qui offre finalement une bonne conclusion à cette saison.

Car j'ai beau chouiner sur l'ordre des épisodes, le tour de force de la série est que l'on ne remarque pas de grosse différence. En français, le cast vocal change, et quand on a l'habitude des anciennes voix de Bender et Leela notamment, ça ne passe pas. Hormis ce petit point, et bien on enchaîne les épisodes avec plaisir. On sent les inspirations de la culture de divertissement, et le plus drôle est que ça fonctionne encore de nos jours. J'ignore comment ce tour de force est possible, mais il est là, et c'est du régal. Une série à suivre, et une saison que j'ai adoré voir.

@+

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article