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Cultivons la curiosité

Final Fantasy XV – Official Works

Final Fantasy XV – Official Works

Et oui, après lui avoir consacré une semaine spéciale en Novembre 2018, revoilà « Final Fantasy XV ». Le jeu au développement chaotique m’avait particulièrement marqué, assez pour y passer 70 heures dans ma première (et unique à ce jour) session de jeu. Un record pour ma part.

 

Si il possède moult défauts, le jeu est pourtant beau, sympa à suivre, et m’avait donc scotché. Oui, les combats sont brouillons, oui l’alchimie entre les 4 personnages principaux est délicate à appréhender si on reste coincé au seul jeu. Mais pourtant, dans son ensemble complet, je pense qu’il mérite un meilleur sort que celui que les joueuses et joueurs lui ont donné.

 

Le problème de ce jeu vient de son scénario, qui possède des trous béants effrayants. Comme les nombreuses années séparant les chapitres 13 et 14. Mais à priori, ces trous sont comblés par les DLC. Je le savais pour Gladolius, Prompto et Ignis, mais n’ayant toujours pas essayé « Frères d’armes », j’avoue que je pense avoir loupé un truc.

 

De plus, au moment où je faisais ma chronique pour Ashou, la « Royal Edition » était disponible à bas prix. Sachant que j’ai acheté le jeu dès sa sortie, j’ai dû passer par le Season Pass pour obtenir l’histoire complète. Complète ? Pas tout à fait, vu que l’épisode consacré à Ardyn n’est toujours pas en ma possession.

 

En même temps que la « Royal Edition », Square Enix sortait l’adaptation sur PC Windows. Sachez que tout ceci est actuellement disponible en téléchargement si vous avez le XBox GamePass. Il est donc intéressant de pouvoir parcourir le monde d’Éos avant l’achat définitif du jeu.

 

La maison d’édition Mana Books est toute jeune. Offrant des ouvrages de qualités, à prix plutôt raisonnable (généralement 40€), je m’étais laissé séduire par les nombreux livres sur l’univers des « Final Fantasy », et surtout celui consacré aux « Seiken Densetsu ».

 

Quand en Novembre 2019 (soit une année après la semaine spéciale de ce jeu sur Ashou) sort « Final Fantasy XV : Official Works », je me dis que ce sera une redite par rapport à tout ce que je possède déjà. Surtout que ce n’est pas en 200 pages que le livre permettra d’aider à parcourir le monde de ce vaste jeu.

 

Il me le fallait tout de même. Et alors que je crus acheter un Artbook, il n’en fut rien. Déjà, premier point surprenant, le prix, 19,90€, soit deux fois moins cher que ce que nous a habitué l’éditeur. Et quand on saisit le livre, on comprend. Moins lourd, la couverture est souple, et on a une espèce de sur-couverture comme pour les mangas, qui a tendance à vouloir partir. La crainte de tomber sur un livre de moindre qualité (par rapport aux standards de Mana Books) montre le bout de son nez. Heureusement, il n’en est rien.

 

Le qualité reste grande, agréable à parcourir, et il est vrai que la couverture en papier glacé est de toute beauté. À la vue des nombreuses photos et illustrations, on se demande même comment il est possible de proposer un si joli livre à ce prix.

 

Le contenu en lui-même est surprenant. La première partie vous relate carrément toute l’histoire. Il vaut mieux avoir fini le jeu avant. Cette première partie révèle tous les pans importants de l’histoire. Ce qui est pratique si on veut y rejouer, ça rafraîchit la mémoire. Les DLC sont décrits en toute fin de cette partie. Le tout est parfaitement illustré. Cette partie prend la moitié du livre, et une brève chronologie d’Éos permet d’un petit peu mieux se repérer.

 

À la fin de la lecture de la partie nommée « L’Histoire », on replace un peu mieux les événements de « Kingsglaive : Final Fantasy XV ». Mais aussi la chronologie des personnages.

 

Ensuite, arrive la partie que je nomme Artbook. On y voit sur une quarantaine de pages des peintures, illustrations, plans, concernant le jeu. Tout y est à tomber. Sans rire, il y a de quoi décocher des mâchoires, surtout si l’on aime l’univers du jeu.

 

Il y a aussi, vers la fin du livre, une aide de jeu pour « Frères d’armes », et pour la « Royal Edition » qui voit le chapitre 14 se déroulant à Insomnia, avoir une plus grande aire de jeu, et des défis plus ardus. Ce passage me fait dire que ce livre complète à la perfection le guide que nous avons déjà vu.

 

Pourtant, malgré toutes ces belles choses, le plus passionnant sera la partie « Entretien ». Non, ne sortez pas la javel pour le sol ou l’huile pour la voiture, ce sont des entretiens avec les membres de l’équipe de développement. On y entendra tous les compositeurs, et la compositrice principale SHIMOMURA Yôko. Les pistes de toutes les OST (Original SoundTrack) y sont détaillées d’ailleurs. L’occasion pour moi de constater que lors de la chronique concernant l’OST du jeu, j’ai donné tout le crédit à SHIMOMURA alors qu’en vérité SHIBATA Tetsuya, SUZUKI Yoshitaka, AOKI Yoshino et UEMATSU Nobuo y ont participé.

 

On aura donc 5 entrevues concernant les musiques. SHIMOMURA Yôko pour « Final Fantasy XV », OKABE Keiichi pour l’épisode de Gladolius, MIZUTA Naoshi concernant Prompto, MITSUDA Yasunori s’occupant de l’épisode Ignis tandis que UEMATSU Nobuo composera quelques titres pour le DLC « Frères d’armes ».

 

En toute fin de livre, nous aurons les réalisateurs des différents DLC qui donneront une entrevue commune. SHIDA Kenichi, TERADA Takefumi et TAKAHASHI Kazuya nous en diront plus sur cette année qui a suivi la sortie du jeu. On note que cette entrevue est cohérente avec celles des compositeurs. En effet, OKABE Keiichi expliquera avoir du refaire un thème, « Battle on the Big Bridge », bien connue des amatrices et amateurs de la saga, donc OKABE a du refaire ce thème car il était trop proche de ce que UEMATSU avait composé il y a plusieurs années. Le réalisateur de l’épisode Gladolius, SHIDA Kenichi, dira comme OKABE, comme quoi il lui a demandé de se libérer. Ceci offre une cohérence et une sincérité plaisante je trouve.

 

Enfin, nous terminons par une ultime entrevue croisée entre TABATA Hajime et NAKAZAWA Takatsugu. Le premier est le remplaçant de NOMURA Tetsuya à la réalisation du jeu, tandis que le second s’est chargé de la réalisation des nombreuses mises à jour qui suivirent la sortie du jeu. ÔKUJI Akio, le directeur marketing de Square Enix qui donne les informations sur le jeu fera une toute petite apparition ici. Surtout pour dire des choses de commerciaux, mais ça passe.

 

De toutes les façons, il vous faudra avoir fini le jeu avant de plonger dans ce livre. Donc il vous faudra avoir aimé « Final Fantasy XV ». Du coup, oui, c’est un livre à réserver aux fans. Qui complète à la perfection une collection déjà bien fournie. Il n’y a pas de redondance avec le guide du jeu (même dans sa version collector), et on revoit un peu le scénario (bordélique il faut reconnaître) du jeu.

 

En y réfléchissant, et vu que Twitch cartonne, pour connaître l’histoire sans avoir à y jouer, ça reste un moyen sympathique je trouve. J’ai constaté de nombreux liens entre les différents scénarios des Final Fantasy et celui-ci. Prompto me remémorant Clad de « Final Fantasy VII ». Les thèmes abordés aussi, le sacrifice, enfin bon, on y retrouve finalement beaucoup de liens avec la saga initiée sur Famicom par Squaresoft.

 

Un livre très beau, plaisant à lire, qui en apprend énormément sur « Final Fantasy XV » et ses extensions, et qui peut (doit?) être lu après avoir fini le jeu, ou si vous ne comptez pas le faire (il révèle tout le scénario). J’ai adoré replonger dans le monde d’Éos, et je ne suis pas loin de relancer le jeu pour faire l’épisode d’Ardyn. Ce DLC n’est pas abordé car il me semble qu’il n’était pas sorti lorsque ce livre fût disponible au Japon (en 2018 si j’ai bien compris). Bref, j’ai adoré et vous le conseille chaudement si vous avez aimé « Final Fantasy XV ».

 

@+

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