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Cultivons la curiosité

Fast And Furious : Tokyo Drift

Fast And Furious : Tokyo Drift

La vitesse, les vroum vroum tutures, les néons, le gros boum boum. Bon, je n'ajoute pas les belles pépés peu vêtues car cela serait sexiste et déplacé. Voici ce à quoi nous pensons en se remémorant des deux premiers Fast and Furious. Oui, aujourd'hui nous avons le côté "famille", "valeur", "gentil.le". Et oui, on nous parle déjà de cette "famille" dès le début de la saga. Mais reconnaissons que les qualités des précédents films n'étaient pas dingues. Oh, ça se laissait regarder, mais sans plus.

Après un cast émincé pour "2 Fast 2 Furious", un autre virage violent est pris pour le troisième film. Ne vous laissez pas avoir par la promesse d'une histoire centrée sur l'Asie, et Tôkyô notamment, car certes, la capitale Nippone prend une place importante, mais on reste dans les poncifs étasuniens. Et ce, dès le début de l'histoire. On change à nouveau de réalisateur, le Taïwanais Justin Lin se retrouvant derrière la caméra. On change le trio de scénaristes, Chris Morgan, Alfredo Botello et Kario Salem s'en chargeant. Et on change même le cast.

Bref, ce n'est plus un film avec les pièces d'origine que nous allons voir, au point que l'on ne comprend pas en quoi le nom est justifié. Surtout que le drift prendra une part importante. Ceci rend les courses spectaculaires mais lentes et incompréhensibles. On va aussi voir de la voiture japonaise, mais à la fin, ce sera bien une classique étasunienne que le héros pilotera. Mais regardons la bande annonce en version française d'un film que j'ai vu en version originale sous titrée en français. Et ce sera parti pour 1h40.

Vidéo de perfect down

Et d'entrée, on doit y regarder à deux fois afin d'être sûr que le film mit dans le lecteur DVD est bien le bon. Pas de Tôkyô, pas de Paul Walker, ni même un retour de Vin Diesel. On se retrouve à découvrir Sean (Lucas Black), un lycée qui a l'air d'avoir redoublé moult fois vu qu'il semble avoir 30 ans. Le faux ado va se retrouver à faire la course avec sa bagnole au look peu avenant face à la Viper flambant neuve d'un fils à papa. Tout ça pour une blonde. Ouais. Ouais, ce sont bien des ados attardés que nous voyons là. Après une scène de poursuite sur un chantier de construction d'un quartier, les autos sont éclatées.

Seulement, le petit couple de riches va s'en sortir sans problème, tandis que Sean, réputé pour n'avoir que des soucis, verra sa maman contrainte de faire une chose qu'elle estime arrivant tardivement, à savoir envoyer son fils chez son père, à Tôkyô. Aaaah, c'est malin ça, ça justifie le titre. Et on va suivre notre héros dans sa découverte de ce nouveau monde. Et la capitale japonaise est bien filmée, il faut reconnaître. C'est assez sympa à suivre.

Dès son premier jour au lycée, Sean se lie d'amitié avec Twinkie (Bow Wow) et repérera une belle lycéenne en la personne de Neela (Nathalie Kelley), qui semble aussi avoir facile 25 ans. Seulement, elle est en couple avec un neveu de Yakuza. "D.K." (Brian Tee) pour Drift King, est un arrogant Japonais qui fait la course avec Sean. Et ce, dès sa première journée complète au Japon. C'est fou ça. Et forcément, choc des cultures oblige, Sean ne sait pas drifter et défonce la Silvia de Han (Sung Kang). Silvia n'est pas une fille ou une femme hein ? C'est une voiture.

Oui, bon, on ne sait pas trop pourquoi, mais Han fait confiance à Sean et lui prête sa Nissan Silvia donc. Qu'il va récupérer en miette vu que l'Étasunien est nul en drift. Ah, j'oubliais, la découverte du monde de la nuit japonais des "tuneurs" est aussi dégueulasse qu'aux États-Unis d'Amérique. Femmes peu vêtues, gros son, voitures colorées qui font de la lumière et du bruit. Personnes arrogantes et superficielles. Bref, le changement de continent permet de voir que le monde des coureurs et coureuses en auto est toujours laid.

Euh, il se passe quoi après. Bah Sean s'embrouille avec son père, qui, de comme par hasard retape une Ford Mustang... au Japon... oki... passons. Il va de plus en plus s'embrouiller avec D.K. aussi. Il faut dire qu'il tourne autour de Neela. Han fait son business sur le territoire des Yakuza car il arrive à manipuler D.K., et le tout est un merdier sans nom.

On va donc suivre l'apprentissage de Sean du drift, à travers un montage classique d'apprentissage, s'améliorant petit à petit. On verra qu'il apprend aussi la culture, la langue, et arrive à s'intégrer un peu. Alors que Sean arrive à humilier Morimoto (Leonardo Nam), le bras droit de D.K., l'histoire avance sans que l'on comprenne trop où cela nous mène.

Ceci est avant l'arrivée de Kamata, le tonton de D.K., donc le chef Yakuza du coin. Interprété par l'excellent Sonny Chiba, il est plus cliché qu'effrayant pourtant. Même si on sent un immense respect de tous les personnages pour lui. On pense beaucoup à la série de jeux vidéo Yakuza pour le coup. Bah oui, il y a Kabukichô, le quartier très très chaud de Shinjuku. Là on se croit vraiment dans le jeu pour le coup. Quand Sean veut clouer le bec à D.K. pour récupérer Neela.

Ah, oui, ça vous paraît peu clair, c'est normal, ça ne l'est pas dans ma tête. En fait, quand j'y réfléchis, il n'y a pas de scénario. Ou, tout du moins, celui-ci est inintéressant. La faute à un personnage principal sans aucun charisme. Pour lequel on n'éprouve aucune empathie. On s'attache plus à Han ou Neela, même à Twinkie, qui est pourtant le cliché du gangsta Étasunien qui vole des affaires et les revend moins chères. Et pourtant, on ne s'ennuie pas le long du film.

C'est Tôkyô qui sauve le film. La ville est bien filmée, et même si les scènes de courses poursuites sont assez chaotique niveau réalisation, les lumières, la foule, l'autoroute, les lieux donc, tout fait plaisir à voir. Surtout si l'on apprécie un minimum la culture japonaise comme moi. Ah, il est marrant d'essayer de reconnaître les voitures aussi. Et la Mazda RX-7 de Han est impossible à deviner. La bande son aussi mêle habillement musique japonaise pop, rap, avec la culture étasunienne, et elle fonctionne bien je trouve.

En vérité, le passage le plus fun est quand on va voir le moteur de la Nissan Silvia mit dans la carrosserie de la Ford Mustang. Alors bon, pour vous, vous vous en moquez, mais j'avoue que quand on aime un peu la mécanique, on trouve ça hyper drôle, ou complétement débile. Au choix. J'ai oublié de parler des scènes d'action, dont la seule qui fonctionne est celle de la poursuite dans Tôkyô qui implique Morimoto, D.K., Sean et Han. On sent que c'est du réel, en grande partie en réel on va dire. Et c'est bien filmé ici je trouve. C'est ici qu'un personnage va mourir une première fois avant de revenir plus tard dans la saga cinématographique.

L'ultime scène d'action fait irrémédiablement penser au manga/anime "Initial D". Une montagne japonaise à la petite route formant de nombreux lacets. Si vous connaissez le manga de SHIGENO Shûichi, ou les jeux Forza Motorsport, vous comprenez le genre de tracé que c'est. Et bon, cette scène, qui doit être spectaculaire, fonctionne moyennement. Déjà, le coup de filmer avec son téléphone portable à clapet, c'était avant-gardiste en 2006, mais le smartphone sera inventé 1 ans plus tard par Apple, alors en 2021, ça paraît ridicule. Surtout de nuit. La scène est effroyablement longue. Elle ennuie quelque peu. Oh, ça va, mais par rapport à celle dans Tôkyô, c'est gênant. Surtout avec une Mustang au moteur Nissan... non mais je ne m'en remettrais jamais de ça.

Bon, à la fin le Yakuza il est sympa car Sean a battu son neveu, manquant de le tuer (sa 350Z fait une grosse chute quand même), et personne ne meurt. Sean devient le king de la night, au point qu'il va, on suppose, se mettre en couple avec Neela. Il va même affronter une figure connue dans une scène qui explique en quoi le film se nomme ainsi. La grosse cylindrée étasunienne que pilote ce personnage est ridiculement grande et semble ne pas être à sa place.

Que dire. Euh. Sean est anti charismatique, paraît beaucoup trop âgé pour être lycéen, et en fait on en a rien à faire de lui. Les autres personnes qui gravitent autour de lui sont plus intéressantes que lui. Et pourtant, il y a du cliché à mort. Twinkie est ce voleur cool, un peu à la Snoop Dog. Je ne sais pas comment vous le décrire autrement. Neela est la bombe latine, qui a un passif, semble avoir du caractère, mais reste la princesse à délivrer malgré tout. Le père de Sean ne sert qu'à lui donner la Mustang. D.K. et Morimoto sont les Japonais arrogants contre les Gaijin. Des méchants pas gentils qui s'écrasent pourtant devant le parrain. Un chef Yakuza cliché à souhait, et qui sera finalement pas si méchant que ça. Ce qui est ridicule.

En fait, seul Han sort du lot. C'est pour cela qu'il reviendra plus tard dans la saga. Il traverse le film avec une attitude tranquille. Son accident ne provoquera pas d'émotions pourtant. C'est dire le niveau d'implication qu'offre ce film. On suit cette histoire inintéressante, on prend les scènes d'action comme elles viennent. De plus ou moins bonne qualité. On apprécie la façon de voir Tôkyô, ainsi qu'une infime partie de la culture japonaise. En gros, le film est mauvais, on ne comprend pas pourquoi il se nomme Fast and Furious vu qu'il n'y a plus personne des deux premiers films dedans.

Pourtant, si on ne réfléchit pas trop, on passe un moment au final pas si ennuyant que ça. Enfin bon, on peut l'éviter sans problème. Il est en fait dans la continuité de la saga, mais avec une histoire qui met en scène des adolescents lycéens, et qui est complètement inintéressante. Le héros n'est pas charismatique pour deux sous. Bof donc, mais se regarde pour les images qu'on nous offre. Ce qui ne veut rien dire. Désolé. Comme ce film en fait.

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