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Cultivons la curiosité

Dr. Slump Ultimate Edition - Tome 02

Dr. Slump Ultimate Edition - Tome 02

Cela fait plus d'un an que j'ai décidé de voir ce que donnait la première grosse œuvre de TORIYAMA Akira. Nettement plus légère que "Dragon Ball", "Dr. Slump" s'avérait rigolote à parcourir, d'autant plus que la "Ultimate Edition" de chez Glénat est tout aussi magnifique que le premier manga cité. Un format imposant, qui met parfaitement bien en avant le dessin tout aussi sublime. Les chapitres en couleurs sont eux aussi impressionnants, et ils viennent égayer une histoire pourtant déjà bien drôle.

Donc nous reprenons avec des petites histories du quotidien du Dr Norimaki Senbei (ledit Dr. Slump), inventeur de génie, qui créa Aralé, une petite fille robot espiègle. Senbei est un vieux garçon célibataire qui essaie de draguer la maîtresse du village. Et nous avions vu à la fin du tome 1 de cette édition, que Gatchan, un petit Ange, rejoint cette famille, et il est particulièrement balèze. Nous aurons l'occasion de voir ça dans ce tome.

17 chapitres pour 14 histoires, voici ce qu'il nous attend ici. Et il y a un passage qui m'a déclenché un fou rire mêlé de dégoût. Mais avant cela, Senbei va créer une machine capable de rendre réel une image. Ceci à des fins cochonnes bien entendu. Et forcément, ça va mal tourner dans les mains innocentes d'Aralé, avec un final bizarre, et pas très drôle pour le coup. Le chapitre suivant nous montre un braqueur malchanceux qui va essayer d'enlever Aralé et Gatchan, cette première jouera avec l'arme à feu du braqueur, de façon assez... naïve. Ici aussi, malgré les réactions hilarantes du braqueur, l'histoire ne marque pas plus que cela. Ce personnage malchanceux reviendra un peu plus tard.

Senbei va avoir la visite de la maîtresse d'Aralé, et il va s'offrir une nouvelle coupe de cheveux, qui va changer son look c'est vrai. On revoit là tout l'amour que porte l'auteur via Aralé aux sagas Godzilla et Gamera. Pour le coup, la chute de ce chapitre est bien trouvée, se devine même, et fait rire comme il faut. L'introduction de l'histoire suivante brise le quatrième mur, comme aime le faire TORIYAMA. On y constatera l'amour non assumé de l'auteur auprès de la pêche à la grenouille.

Mister Time fait un retour fracassant ensuite. Histoire d'offrir à Aralé un petit bain entre ami.e.s, mais à la Préhistoire. On ne peut que penser au jeu "Chrono Trigger" d'ailleurs, TORIYAMA en étant le chara designer. Un passage sympa mais sans plus. Et on retrouve le quatrième mur brisé lors de l'introduction suivante, avec un match de boxe avec des petits personnages. Je n'arrive pas à l'expliquer, c'est un peu comme Hippo Glouton si vous connaissez. Sauf que là ce sont deux boxeurs, "pilotés" par Norimaki et Soramame son coiffeur (qui a une tête proche de Clint Eastwood). On verra l'arbitre indiquer aux protagonistes que ce match ne sert à rien vis à vis du scénario et qu'il faudrait se bouger un peu.

C'est une histoire en 2 chapitres, dans laquelle on retrouve le braqueur malchanceux qui va prendre en otage tous nos protagonistes dans le salon de coiffure. Il va le regretter, mais trop tard. Je n'ai pas trop compris le gag quand le négociateur se prend une balle dans la tête et fait comme si de rien n'était. Cependant, le reste est franchement drôle et part dans le n'importe quoi avec une facilité qui désarçonne.

L'histoire qui arrive maintenant est aussi double. Avec une mise en place incroyablement complexe pour voir la culotte aux fraises de la maîtresse d'école. C'est du n'importe quoi, mais tout s'emboîte logiquement à la fin. Enfin, logiquement, c'est une logique inutilement complexe, ce qui rend l'histoire marrante. Ici nous avons à nouveau droit à une allusion à la pop culture japonaise, Ultraman. Avec une chanson, une chanson... qui m'a fait hurler de rire.

C'est dégueulasse pourtant, mais la mise en scène fait que l'on ne peut qu'exploser de rire après avoir tourné la page. Une chanson scatophile, dont les paroles détonnent avec l'air ravi d'Aralé. La chanson de la petite Mimi vaut, à elle seule, l'achat de ce tome. C'est pourquoi je ne vous en révèle pas son contenu. La fin de l'histoire offre un passage en couleurs rouge/orange/noir/gris/blanc du plus bel effet. Tout comme la mise en page qui montre le plan sans faille de Senbei pour voir la culotte de l'institutrice d'Aralé.

Ensuite arrive Dombé, le renard malin qui va tout faire pour effrayer Aralé, sans jamais y arriver. C'est l'occasion de voir les monstres du folklore japonais, les Yôkai. Par la suite, Senbei va se rendre invisible pour se venger de la policière, Aralé va se faire une copine (ou non), et surtout, la Terre va manquer de peu de se faire conquérir par une race d'extra-terrestre hilarante. Quand le chef (ils ne sont que deux) se marre en ouvrant tellement grand sa bouche et reste coincé, bim, second fou rire. Bon, lors de cette histoire en 2 chapitres, nous n'échappons pas aux gags sur le prout et les fesses (vous verrez, c'est dû à la particularité physique des extra terrestres), mais on se marre bien.

Puis Aralé deviendra intelligente et respectueuse, la faute à une Courtilière qui s'invitera dans son corps. Ceci effraiera tout le monde au village, car une Aralé polie ne correspond pas à ce que les habitantes et habitants s'attendent à voir d'elle. La dernière histoire chevauche deux chapitres. En couleurs, ces derniers sont superbes et nous mènent une île merveilleuse. Aralé brisera une fois de plus le quatrième mur en indiquant qu'il ne reste plus assez de page pour finir l'histoire. Dans celle-ci nous voyons un dragon qui montre ce que deviendra Shenron dans "Dragon Ball", puis nous verrons Satan. Tout ça pour prélever une larme du démon afin de concocter une boisson qui rendrait Midori (l'institutrice d'Aralé) dingue de Senbei.

On regrette un humour pipi/caca/prout un peu trop présent, mais le paradoxe est que celui-ci m'aura donné un fou rire mémorable. On regrette aussi l'absence d'une grande histoire en fil rouge, ici ce sont plutôt des petits récits qui s'imbriquent sans but précis. Oui, il y a bien Senbei qui essaye de ne plus être célibataire, mais c'est tout. Pourtant, cette légèreté fait du bien. C'est drôle, pas compliqué à comprendre, ne nécessite pas d'avoir lu le premier tome pour suivre l'histoire. C'est un manga qui se lit rapidement, ou lentement, peu importe. TORIYAMA arrive à nous faire rire avec un humour simple. Sa capacité à briser le quatrième mur de façon naturelle est plaisante. Tout comme les personnages qui sont attachants et mignons. Puis il y a une tonne de référence à Godzilla et Gamera. Bref, j'ai bien aimé, et je me suis bien marré. À lire.

@+

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