Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Cultivons la curiosité

Bloom Into You - Tome 3

Bloom Into You - Tome 3

Retournons au lycée...dont j'ignore le nom, mais retournons-y tout de même. Surtout que le tome précédent nous avait laissé penser que Saeki aller se positionner en rivale de Yû. Si la plus jeune n'a vraiment rien demandé, on sent poindre le début d'une flamme. Tôko étant comme le shampoing de Garnier, Ultra Douce. Bon, le shampoing est Ultra Doux, mais nous ne sommes pas à cela prêt. Ainsi, NAKATANI Nio va continuer à placer ses pièces sur l'échiquier de l'amour, en nous relatant une histoire homosexuelle en devenir. On se rendra même compte qu'une femme avec une femme est peut-être plus courant que ce que l'on pense.

Logique, nous sommes dans un yuri, et il faut bien qu'il y ait quelques bisous pour justifier cela. En attendant, Kana a sorti ce tome le 6 décembre 2019, et je me dois de citer les personnes qui ont travaillé sur cette version française de qualité. Je n'avais pas parlé du papier, qui n'est pas tout fin et est de très bonne qualité. Bon, en même temps c'était juste avant la crise, mais tout de même. Ensuite, la conception graphique est assurée par Aude Charlier, tandis que Éric Montésinos se charge de l'adaptation graphique.

La plus importante étant la traductrice/localisatrice. Et c'est Aline Kukor qui assume ce rôle à la perfection. Ceci permet d'avoir une lecture fluide, agréable, tout en n'étant pas perdu.e dans l'histoire. La version française est de qualité et je tenais à le souligner car j'omets trop souvent d'en parler. Généralement, quand on en parle, c'est qu'il y a un gros défaut. Il est donc important de dire quand c'est parfaitement bien fait aussi.

On ne voit pas du tout le mec qui a cherché à gagner 2 paragraphes. Non pas qu'il n'y ait rien à dire, au contraire, mais il est difficile de ne pas trop en révéler. Ainsi, dès le premier chapitre, on va se rendre compte qu'après la déclaration d'amour d'une fille auprès de Nanami, l'homosexualité est aussi présente chez les adultes qui entourent les lycéennes. C'est Saeki qui en fera la découverte. Ceci permettant, indirectement, d'approfondir les sentiments de la meilleure amie de Tôko.

J'aime bien ce principe, par moment, de nous détourner des personnages principaux que sont Yû et Tôko. Cela avait rendu Maki sympathique, et notez que j'ai retenu son nom. Ici, rebelote avec Saeki. Bien que l'on sente une grosse rivalité pour savoir qui va aider au mieux Tôko. Une rivalité que Yû va tenter de briser, avec la très belle idée de l'autrice du relais. Un relais qui sur les derniers chapitres, ne fonctionne pas au début avant que la jeune héroïne ne prenne les choses en main.

Une clarification dans un café qui sera d'une franchise assez violente, mais permet de percer l'abcès. Même si on sent que Saeki va peut-être tenter des trucs moches par la suite (je peux avoir tort), on ne peut s'empêcher de la comprendre. Elle aime une personne qui n'éprouve généralement aucun sentiment envers les autres. Sentiments amoureux je veux dire. C'est une situation dont elle se contente, mais Saeki se doute qu'un lien entre Nanami et Koito est en train de se tisser, ce qui pourrait la laisser sur la touche.

Or, on nous explique parfaitement à travers Yû, que Saeki ne connaît pas la vraie Kôto. Elle aime l'image que la présidente du conseil des élèves lui montre, et c'est pour cela que cette dernière ne pourra pas l'aimer. Alors, c'est rigolo, parce que je raconte de façon hyper brouillonne, mais je vous assure que l'on comprend tout. J'avoue avoir eu des difficultés, notamment dans le tome 2, à comprendre ce principe de "laisse moi t'aimer et ne m'aime pas en retour", mais plus ça avance, plus ça se clarifie je trouve.

Niveau relationnel, une fois de plus Yû et Tôko continuent de se rapprocher. Avec Nanami très entreprenante, mais limite harceleuse, et qui va faire une demande spéciale à Yû pour la fête des sports. Ce festival arrive avant la célébration de la culture (et donc de la pièce de théâtre), qui sera certainement le point culminant du tome 4. La fête des sports est rapidement lue, la faute à pas mal d'action, parfaitement dessinée, et peu de dialogues. Ceci dit ça reste intéressant.

Reste les entractes, petits bonus de quelques pages qui arrivent tous les 2 chapitres (un tome contient 6 chapitres en tout). Le premier nous montre ce que pense Rei, la sœur de Yû, lorsque cette dernière a invité Tôko à réviser. Le copain de Rei qui lâche un "elles sont peut-être plus qu'amies" va faire douter Rei. Qui va finalement donner des nouvelles de Yû à Tôko. Bon, c'est difficile à relater, mais ce passage était très sympa. L'autre entracte verra Yû rentrer avec Tôko. Les filles rencontreront des collégiennes qui étaient avec Yû l'année précédente. C'est l'occasion de se moquer de la petite taille de l'héroïne.

D'ailleurs, quand on enlève la sur-couverture, on tombe sur des bonus très sympas. Et ce depuis le premier tome. Ici, on aura même droit à une comparaison des tailles des protagonistes. Le genre de bonus qu'il faut dénicher et toujours marrant à voir. Le tome se termine par un gros roulage de pelle assez surprenant j'avoue.

On reste sur ce côté doux, calme, paisible. La vie lycéenne reste trop parfaite pour être réelle, et même pire, on sent que l'homosexualité serait facilement tolérée en cas de coming out. C'est donc bien une œuvre de fiction que nous avons là. En fait, ce n'est pas vraiment un défaut, j'avoue ne pas trop avoir envie de lire des trucs choquants ou violents, voire pire. Un brin de bienveillance agréable, même si Tôko commence à être un peu plus pressante. C'est toujours aussi cool à lire, j'aime beaucoup.

@+

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article