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Cultivons la curiosité

Jumanji

Jumanji

Nous voilà parti.e.s pour un gros retour en arrière, dans ma jeunesse, alors que les films n'étaient visibles qu'en cassette vidéo (dites VHS) à la maison. En 2017, la surprise fût totale quand une suite au film que nous voyons aujourd'hui sortit au cinéma. C'est d'ailleurs à l'occasion de la sortie en DVD/BluRay de "Jumanji : Bienvenue dans la jungle" qu'un pack incluant aussi le film original fût proposé. Me souvenant d'un film plutôt sympa, que j'avais beaucoup vu en VHS, je me suis dit que ce serait une bonne idée de le revoir. Voici pourquoi nous nous retrouvons devant ce film mettant en scène le regretté Robin Williams.

"Jumanji" sort en 1995 et est réalisé par Joe Johnston. Connu pour "Chérie, j'ai rétréci les gosses", "Jurassic Park III" et "Captain Americ : First Avenger". Au scénario, nous avons un trio, Jonathan Hensleigh, Greg Taylor et Jim Strain. Et à travers les 104 minutes du film, nous verrons Robin Williams, Bradley Pierce, Jonathan Hyde, Bonnie Hunt et la très jeune Kirsten Dunst. Bon, en sachant que j'ai beaucoup vu le film en version française (V.F.), même si c'était il y a près de 20 ans, j'ai décidé de voir "Jumanji" en version originale sous titrée en français. Contrairement à la bande annonce qui suit.

Vidéo de Films Exclu

Le film s'introduit au XIXè siècle, alors que deux jeunes personnages enterrent une boîte en espérant que personne ne la trouve. Nous faisons un bond en avant, pour voir 1969. Alan Parrish est le fils du riche Sam Parrish, propriétaire de l'usine de chaussure de la ville. Il est poursuivi par une petite frappe, camarade de classe, qui n'apprécie pas trop voir Alan tourner autour de Sarah.

Alan (Adam Hann-Byrd pour sa version enfant) se cache dans l'usine. Malheureusement, il va fuir le cocon après s'être engueulé avec son géniteur. Son camarade l'attendait pour lui péter la tronche, et une fois sa rouste prise, notre héros va faire une découverte surprenante sur le chantier d'extension de l'usine. Un gros bruit sourd le mène vers une boîte de jeu nommée "Jumanji".

Alan ramène ce jeu de société de toute beauté, et, après une autre dispute avec son papa, il décide de fuir ce foyer qui ne lui offre aucune liberté. Seulement, Sarah (Laura Bell Bundy pour la version enfant) arrive et le trouve la main sur la valise. Le jeu rappelle à nouveau Alan, qui montre sa découverte à son amie. Le jeu semble automatisé, les pions bougeant seuls. Et après peu de tour de jeu, le jeune enfant se retrouve aspiré par ledit jeu. Laissant Sarah en proie aux chauve-souris. Ces dernières sont assez promptes pour s'échapper du manoir en même temps que la jeune fille.

Là, on refait un bond en avant, 26 ans plus tard. Nora Sheperd (Bebe Neuwirth) emménage dans le manoir abîmé des Parrish. Elle est accompagnée par Judy et Peter, sa nièce et son neveu orpheline et orphelin. On constate que le petit garçon est aphone, ne parle à personne d'inconnu depuis le décès de ses parents, tandis que sa sœur joue de ce statut afin de mettre mal à l'aise son interlocutrice (ici l'agent immobilier) en mentant. En fouinant, Peter va trouver le jeu "Jumanji" et entamer une partie avec sa sœur, provoquant moult catastrophes.

Comme faire venir des singes d'on ne sait où, ainsi que d'immenses moustiques. Heureusement, la fratrie fera revenir involontairement Alan Parrish, désormais quarantenaire. Tout le monde le croyait mort, découpé en rondelle par son papa. Et la tâche qui attend les nouveaux amis est rude, il faudra convaincre Sarah de reprendre la partie afin que tout rentre dans l'ordre. Chose encore plus difficile que de lutter contre un lion. Un pu*ain de lion en animatronique. Tantôt impressionnant, tantôt moins bon quand il est en image de synthèse.

D'ailleurs, le coup des petits singes fait penser aux Gremlins. Ils sèment un désordre incroyable dans la cuisine de Nora, et jouent avec des ustensiles assez dangereux, comme des couteaux par exemple. La jungle qui s'invite dans le manoir va très rapidement déborder dans la ville. Là encore, c'est un désordre sans nom qui va arriver dans cette petite ville qui ne ressemble plus à grand chose depuis l'arrêt de l'usine de chaussure Parrish.

Nous verrons toute sorte de chose. Un lion sur un lit, des singes qui vident un frigo, des plantes donnant au manoir une apparence de jungle. Nous verrons même un crocodile. Mais, la scène qui marque, c'est bien évidemment la charge animale menée par des rhinocéros qui défoncent la bibliothèque. Et j'avoue qu'elle monte en puissance, avec le bruit sourd qui devient de plus en plus clair, jusqu'à l'explosion de la bibliothèque.

Le film en lui-même, est plutôt bien réalisé. Le principe du jeu de société dont les obstacles prennent formes dans la maison est sympa. Tout comme le fait que, parfois, on peut regretter des paroles. Ou le fait de ne pas tricher, chose que Peter découvrira à ses dépens. On trouve dans le film des mélanges d'effets spéciaux spectaculaires en 1995. Par contre, en 2020, ça ne le fait pas.

Même en employant de superbes animatroniques, parfois ça pique les yeux. Le lion est à la fois beaux et majestueux, mais sur certains plans, ça ne fonctionne plus, on se croit plus devant les "Muppets". Et je ne parle pas des images de synthèse là. Car même si Industrial Light & Magic propose un joli tour de force ici, ça pique méchamment les yeux. Bon, il faut se remettre dans le contexte hein, en 1995, je le redis, c'est ultra spectaculaire. Sur VHS aussi. Mais en DVD sur un bel écran et après avoir vu 25 années d'évolution des effets spéciaux, ça ne marche plus.

Combiner ceci à un scénario qui se veut trop simple et moralisateur, on obtient un film moyen. Oui, quand j'avais 13-14 ans c'était chouette, impressionnant et marrant. Mais aujourd'hui, plus proche de la quarantaine, ça ne fonctionne plus. Je pense que le pari de mélanger les effets animatroniques avec les images de synthèse est un risque qui fait que le film vieilli mal. Je pense aussi qu'avec que des marionnettes sophistiquées, le film aurait gardé un cachet, un style émerveillant. Même quand, sur certains plans, c'est raté.

Ah, à priori le lion n'est pas en animatronique, ce qui explique pourquoi il semble loupé sur certains plans. Enfin bon, je pense que je ne fais plus partie de la cible de ce film. Qui clairement cherche à atteindre les familles. Le problème vient du fait que le film a mal vieilli. Pourtant, le cast est sympathique, Robin Williams s'amuse, Kirsten Dunst est énervante en gamine (je n'ai pas voulu dire chieuse). Bonnie Hunt joue très bien la femme déprimée qui a essayé d'oublier toute cette histoire.

En fait, je ne sais pas trop comment finir cette chronique. Ce film, que je n'avais pas revu depuis longtemps, me semble si familier pourtant. Je l'ai beaucoup vu dans ma jeunesse, car c'était un vrai spectacle. Seulement, je le redis encore et encore, ça pique. Du coup, vous le conseiller me paraît compliqué. Si vous aimez Robin Williams, vous aimerez. Sinon, à découvrir en famille, car le film reste efficace tout de même. Mais d'un point de vue personnel, je ne l'aime pas trop, malgré la nostalgie qu'il provoque en moi. Du coup, à vous de voir si vous voulez tenter l'aventure, car le film offre, malgré tout, des passages qui vous remuerons un peu.

@+

Le double pack Jumanji et Jumanji : Bienvenue dans la Jungle

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