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Cultivons la curiosité

Super Mario Bros. - Série animée

Super Mario Bros. - Série animée

Comment expliquer le fait qu’un dessin animé de 1989, de faible qualité, se retrouve chroniqué ici. En vérité, ceci est la faute à une curiosité nostalgique un peu masochiste. Car si le packaging en 2 jolis coffrets de chez IDP laisse penser que l’univers est respecté et que l’animation est jolie, nous allons constater que c’est loin d’être le cas.

 

Au milieu des années 80, Nintendo arrive dans l’univers des jeux vidéo, avec sa Famicom. Disposant de personnes talentueuses, ils créeront quelques-unes des licences les plus puissantes de ce média. Ainsi, « Super Mario Bros. » débarque en 1985, et c’est un jeu impressionnant, à l’architecture de niveau (ou level design si vous préférez) impressionnante et amusante. Tout en offrant un défi assez spectaculaire.

 

L’année suivante, pour son Famicom Disk System, Nintendo sort une suite directe. Renommée beaucoup plus tard « Super Mario Bros. - The Lost Levels » à travers la compilation Super Nintendo, il s’agit en fait du vrai « Super Mario Bros. 2 ». Mais alors, quel est ce jeu portant ce nom en occident ? C’est juste le jeu Famicom Disk System « Yume Kôjô : Doki Doki Panic » avec une modification des personnages jouables.

 

J’en parlerai lors de la chronique de celui qui est nommé « Super Mario Bros. U.S.A. » dans l’archipel, mais le constructeur/éditeur de Kyoto estima que les joueuses et joueurs d’occident n’étaient pas assez doué.e.s pour le vrai « Super Mario Bros. 2 ». D’où ce changement d’univers graphique, et même de façon de jouer.

Vidéo de Nintendo Master

Pourquoi je dis tout ceci pour introduire un dessin animé ? Car il reprend le principe de « Super Mario Bros. U.S.A. », avec les quatre personnages jouables, tout en utilisant de façon débile, les musiques et bruitages de « Super Mario Bros. » premier du nom.

 

Le pire étant que le superbe « Super Mario Bros. 3 » est disponible sur Famicom quand la série débarque en occident. Passons. Cette dernière fût diffusée en seconde partie de 1989 aux États-Unis d’Amérique, avant d’arriver en France en 1990. Je ne sais plus si je l’ai vu lors de sa diffusion en clair sur Canal+ en 1990, ou sur Antenne 2 (ancien nom de France 2) deux années plus tard. Je penche plus pour cette dernière possibilité, sachant que je n’ai eu la NES que lors du noël 1990 ou 1991.

 

Il y avait aussi un dessin animé sur la saga « The legend of Zelda », et bon, je crois qu’heureusement que ma mémoire me lâche, vu qu’elle semble ratée. Ce qui est presque le cas de ce « Super Mario Bros. ». Composé de 52 épisodes d’environ 22 minutes chez l’oncle Sam, nous n’avons droit qu’à des épisodes d’environ 15 minutes.

 

Pourquoi ? Car en fait, le show se divise en deux. Une partie « live », avec des acteurs jouant les frères Mario, qui accueillent des célébrités Étasuniennes de l’époque (à la façon du « Muppet Show »). Des séquences réelles qui introduisent et concluent la seconde partie. Celle qui nous intéresse. Celle qui est animée.

 

On peut voir une sorte de relent de cette partie lors du générique de fin avec l’acteur jouant Mario Mario qui se trémousse. Sur le générique français de Claude Vallois. Qui mélange du Vanilla Ice avec, avec je ne sais pas quoi. Bon, c’est à écouter pour rigoler, mais ça lasse rapidement.

 

Nous ne pouvons pas parler de la partie live donc. Mais vu la tête du cosplay, il vaut mieux. Donc, la série se présente sous forme d’un double coffret (il existe aussi une version sur 3 coffrets), qui n’inclut que la version française. Le tout est réparti sur 9 DVD. Les coffrets sont jolis et claques bien dans une collection. Après, à regarder, c’est tout autre chose.

 

Il y a certes 52 épisodes, mais la même structure revient sans cesse. Il n’y a quasiment pas de fil conducteur. Juste 2 plombiers, les frères Mario, qui se retrouvent propulsés dans le royaume champignon, où le vil Bowser (Koopa en VF) fait tout pour martyriser la population locale en essayant d’enlever la princesse Peach. Cette dernière est accompagnée par son ami Toad. Les 4 nouveaux amis vont donc essayer de déjouer les pièges du roi Koopa, en utilisant parfois des bonus connus des joueuses et joueurs. Notamment les fleurs de feu.

 

On sent le manque flagrant d’inspiration quand les scénaristes revisitent des classiques de la littérature ou du cinéma. Ainsi, de façon totalement illogique, la série s’achève sur une version Mario du petit chaperon rouge.

 

Le pire étant que l’épisode 48 (si je me souviens bien), aurait fait une fin convenable, imparfaite mais convenable. Enfin bon, peu importe. On sent que la série est à destination des très jeunes, et j’avoue que moi-même, du haut de mes 8 ou 10 ans, je n’avais retenu que les bruitages. Ceux que je connaissais de mon premier jeu vidéo console. J’ai compris pourquoi je ne me souvenais plus du reste, car tout y est oubliable.

 

L’animation est dégueulasse. Je trouve du moins. Les histoires sont parfois incohérentes avec le jeu. Pire, aux cotés des musiques du jeu (balancées sans réorchestration), on trouve des musiques pop, comme du Mickael Jackson, mais pas chantée par Mickael Jackson. Du coup, on entend de la musique pop, mais on sent l’absence de droit pour les exploiter.

 

D’ailleurs, l’utilisation des bruitages surprend. On se retrouve avec une sorte d’esthétique de « Super Mario Bros. U.S.A. », mais avec les bruitages de « Super Mario Bros. ». Du coup, le mélange choque. Pire, quand un bruitage est exploité comme un cochon, on s’arrache les cheveux.

 

Par contre, si l’animation n’est pas top, les scénarii lassants, les bruitages et musiques mal exploitées, la version française est bonne. Disons qu’elle a ce charme des VF des années 90. Jacques Dynam en Mario, Jacques Ferrière pour Luigi, Stéphanie Murat interprétant la plupart du temps la princesse Peach (parfois mal remplacée par Virginie Ledieu), Raoul Delfosse pour Bowser. Il y a même l’excellent Roger Carel pour certaines voix additionnelles, et le très bon Francis Lax, notamment pour Indiana Joe.

 

Mais mes préférés restent Maurice Sarfati en Mooser, et surtout, surtout, Luq Hamet en Toad. Comment dire. Il est parfait. Si Maurice Sarfati fait du Maurice Sarfati (au point que l’on s’attend à ce qu’il dise « j’ai bobo » comme dans « Nicky Larson »), Luq Hamet modifie sa voix en fonction du comportement de Toad. Il arrive à la rendre fluette, et fait aussi passer des émotions. Je l’adore. Dernier point, je lis sur la fiche wikipédia de la série animée que Bowser/le roi Koopa a parfois eu son doubleur modifié. Raoul Delfosse se faisant suppléer par Michel Barbey. Contrairement à la princesse Peach, je n’ai pas senti de différence notable. Une jolie performance donc.

 

J’ai acheté ces 2 coffrets par curiosité. Car ma mémoire avait les bruitages en tête, mais sans plus. Si le tout se trouve à 19,90€ (il faut acheter les coffrets individuellement sinon ça coûte 0,05€ de plus) chez Anime Store, la série ne les mérite pas. Le seul bonheur que j’y ai trouvé, c’est dans la VF, parfois marrante, et plutôt de bonne qualité. La chanson va vous taper sur le système si vous enchaînez les épisodes, et la série est un grand n’importe quoi assez irrespectueux de l’univers de Mario. De plus, de nombreux films se retrouvent parodiés. Indiana Jones à la fin, « La planète des singes » plus tôt, on sent le manque complet d’inspiration des auteur.e.s. Il y a un épisode double (les 47/48 il me semble), qui sont très bons, avec un retour à New-York. Sauf si c’est plus tôt, je ne sais plus. Mais ce double épisode, qui aurait pu faire une bonne conclusion est très bon. Le reste est franchement mauvais. Heureusement que la VF apporte un peu de comique à tout cela, c’est la seule réjouissance. Je n’ai pas aimé le reste.

 

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