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Cultivons la curiosité

Bounce – Bon Jovi

Bounce – Bon Jovi

C’est en 1983 que se forme le groupe Bon Jovi. Ne cherchant pas bien loin pour son nom, la formation mettra 8 ans à se lancer. Au début avec Jon Bon Jovi, Jave Sabo rapidement remplacé par Richie Sambora, Alec John Such, David Bryan et Tico Torres.

 

C’est donc en 1984 que « Bon Jovi », leur premier album sort (Richie Sambora a déjà remplacé Jave Sabo à la guitare). Alors que « Crush » (un des mes albums préféré) est sorti en 2000, il faudra patienter deux ans pour entendre le dixième album de la formation. Le groupe a vu, depuis 1994, le remplacement de Alec John Such par Hugh McDonald à la basse.

 

« Bounce » intervient donc après le 11 Septembre 2001. Les attentats trouveront une résonance particulière dans cet album. 12 pistes au total, pour un peu plus de 49 minutes d’écoute. « Bounce » se traduit par rebond. Ou relance. Enfin bon, on devine que le groupe a été marqué par le 11 Septembre 2001 et n’hésite pas à consacrer une grosse partie de l’album à expliquer comment retrouver goût à la vie.

 

Le plus surprenant est que sans avoir le contexte, Jon Bon Jovi (parfois assisté par Richie Sambora) va signer des paroles intemporelles. Bon (Jovi), je m’emballe un petit peu, vu que la page Wikipédia de l’album indique que « Bounce » est dédié à Bill Belichick, entraîneur des New Englands Patriots (football américain). D’ailleurs l’album devait être un hymne sportif, d’où probablement le côté quelque peu festif de certains titres.

 

Le ton est donné d’entrée par « Undivided ». Le son est puissamment rock, et on y devine forcément la poussière, vous savez, ces images qui ne cesseront de hanter les personnes ayant assistées à la chute des deux tours du World Trade Center. Même les plus jeunes les connaissent j’en suis sûr.

 

On y perçoit des paroles poignantes, et si la musique est très entraînante par sa puissante, nous allons nous attarder sur le texte. Un texte facilement audible grâce à la voix claire de Jon Bon Jovi, et qui provoque une émotion prenante. Cette chanson est incroyable, pas parfaite, mais je l’adore.

Vidéo de Bon Jovi

« Everyday » fait écho aussi à « It’s my life » (de l’album précédent). Prônant l’épicurisme, cette chanson me remémore « Who knows » que Avril Lavigne chantera 2 ans plus tard sur l’excellente album « Under my skin ». Chez Bon Jovi la composition reste rock, moins puissante que la première piste. Pourtant le tempo est relevé, plaisant, limite jovial, ce qui surprend. J’aime beaucoup cette chanson.

 

Si vous avez grandi dans les années 90, il est impossible pour vous d’avoir échappé à « Always », une magnifique balade, dans laquelle Jon Bon Jovi pose sa voix assez suave finalement. « The Distance » n’arrive pas à ce niveau, mais c’est tout de même une jolie balade, avec violons de sortie. Une chanson agréable, qui s’écoute bien, et offre un mélange de son rock avec des violons bien gérés.

 

« Joey » est un titre plus singulier. Genre j’utilise des termes qui ne veulent rien dire. C’est une balade, avec du piano, qui retrace le parcours de Joey. Ici, le narrateur/chanteur dresse le contexte délicat dans lequel il est contraint d’évoluer. Il lui indique d’être optimiste, malgré son père qui devient alcoolique suite à la perte du restaurant. Il lui dit de trouver l’étincelle dans la nuit. Bref, cette chanson est une lueur d’espoir, même si notre vie est pourrie, il faut voir plus loin, malgré tout. J’aime beaucoup.

 

Vous remarquerez que les albums que je chronique et qui sont sortis entre 1999 et 2004 ont droit à une analyse plus poussée. En effet, la plupart du temps ce sont des disques que j’ai longuement écouté, et dont j’ai même presque appris les paroles par cœur. Je finissais mes études, j’aimais l’anglais, et j’essayais de m’améliorer comme je pouvais. Ceci explique pourquoi je m’attarde plus sur certaines chansons.

 

De plus, les titres de Bon Jovi s’écoutent bien, et se comprennent. Oui, le livret des paroles et un dictionnaire aident bien, mais je vous assure que Jon Bon Jovi n’a pas d’accent et que le mix sonore fait que l’on entend les mots.

Vidéo de Bon Jovi

Après cet interlude débile, écoutons « Misunderstood ». Oui, bon, je ne vais pas non plus parler de toutes les paroles. Ici, nous avons là encore une jolie balade, ressemblant à « The Distance ». Plaisante. « All about lovin’ you » n’atteint pas la puissance émotionnelle de « Thank you for lovin’ me » de l’album « Crush », mais on y retrouve la même volonté de parler d’amour de façon suave.

 

D’ailleurs, on retrouve le côté « Glam Rock » du début du groupe. Ceci est certainement dû au fait que le chanteur est, comment dire, un canon niveau mec. Bon, aujourd’hui vous ceci fera rire, car il a vieilli, mais je pense qu’à l’époque il avait un côté beau gosse qui faisait que les purs rockeurs le détestaient.

Vidéo de Bon Jovi

Ici, avec « All about lovin’ you » j’entends un peu « I don’t want to miss a thing » du groupe Aerosmith. Avec la composition suave, piano, violon, qui pousse la larmichette. Mais bon, heureusement, le son métallique de la guitare électrique vient nous réveiller quelque peu. La batterie de Tico Torres me paraît plus présente encore sur « Hook me up ». La chanson est puissante, marrante, un peu redondante, mais son refrain est ultra efficace. J’aime beaucoup.

 

À peine le temps d’arrêter de remuer le croupion que revoilà un titre posé. Avec du piano. « Right side of wrong » fait penser à travers son refrain à un road movie. Ricky et le chanteur/narrateur semblent fuir quelque chose, voulant franchir la frontière dans le pire des cas. La chanson est jolie, et elle m’a marqué j’avoue. Je l’aime beaucoup malgré son rythme lent. Peut-être parce que j’arrive à avoir les images dans la tête, de deux copains qui boivent des whisky en chantant des chansons de Cow-Boys.

 

Pour « Love me back to life » c’est plus délicat. J’aime beaucoup la composition qui mélange violons avec instruments rock, le refrain fonctionne, mais le tout reste un peu plus faible que ce qui nous a été proposé sur l’album pour l’instant. Dans l’écoute du disque, ça passe, mais je ne la citerai pas spontanément comme titre marquant de « Bounce ».

 

On retrouve une balade. Mais le genre de balade qui endorme. Ici, « You had me from hello » est tellement peu enthousiasmante, que je n’ai même pas pris la peine d’en découvrir les paroles. Je ne cherche même pas à les écouter. Je ne sais pas pourquoi. On dirait une chanson qui cherche à emballer une fille (voire un mec, la chanson n’est pas genrée). Pas top.

 

Mais voilà le titre qui va vous faire remuer. Enfin. « Bounce », qui donne son nom à l’album, force à bouger sa carcasse. Une fois de plus voilà un titre plein d’optimiste, et qui force à se relever, à rebondir, peu importe les obstacles, le nombre de K.O., il faut toujours avancer. Et la composition suit les paroles à la perfection. C’est, pour moi, la meilleure chanson de l’album. Il m’est impossible de ne pas reprendre les paroles (hyper faciles à apprendre) tout en sautillant. C’est con ce que je dis, mais je mets ce titre au niveau de l’excellent « It’s my life ». Plus puissant même. J’adore.

 

Le disque se termine avec « Open all night » de façon paisible. Comme si il nous fallait aller au dodo. Ici aussi, c’est une belle chanson, mais elle ne reste pas en tête (surtout après la claque « Bounce »). On retrouve le côté presque insipide de « You had me from hello ». Non, pas insipide, mielleux. Voilà, mielleux. C’est dommage.

 

Si j’ai longtemps cru que « Crush » était dans mon top 5 album, je me rends compte que je trouve « Bounce » meilleur. Oui, il y a beaucoup de chansons paisibles, un peu trop calmes même. Mais les titres rocks, puissants, sont tellement marquants que je préfère « Bounce » à « Crush ». En tout cas, il est dans la même lignée. Du coup, si vous avez aimé le neuvième album du groupe, il vous faut à tout prix le dixième. J’avoue adorer cet album, et vous le conseille si vous aimez le rock pouvant parfois être mielleux.

 

@+

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