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Cultivons la curiosité

Bonez tour 2005 Live at Budokan - Avril Lavigne

Bonez tour 2005 Live at Budokan - Avril Lavigne

Et oui, nous sommes le 26 Mars 2020. D’ici quelques heures la Canadienne, qui fêtera ses 36 ans en septembre prochain, va fouler la scène du Zénith de Paris. Plutôt bien placé, je m’apprête à réaliser un rêve, à savoir assister à un concert d’Avril Lavigne.

 

Après la galère qu’aura été d’obtenir un ticket pour son grand retour, passant de l’Olympia (trop petit) au Zénith (trop grand) en moins d’une semaine, il aura suffit d’un événement inattendu pour annuler tout cela. Les Gilets Jaunes ? Non. Les grèves contre la réforme des retraites ? Non. Une artiste malade, ou fatiguée ? Non. Un virus virulent et incontrôlable ? Oui. Argh, j’aurais pu deviner quand même.

 

Bref, quand en fin d’année dernière je galère pour obtenir une place, quand le miracle s’accomplit, je sens l’entourloupe. Le destin va me jouer un tour, j’ai eu trop de chance, ce n’est pas possible, il y a un truc qui va aller de travers. Je me suis porté la pouasse, la scoumoune, la malchance. Je n’aurais jamais cru emmener le monde dans une pandémie confinente.

 

Oui, bon, j’abuse un petit peu, mais tout de même, de comme par hasard, pile le mois où je peux assister au concert auquel je rêve, bim, la France se retrouve confinée pour la première fois, du jamais vu, même quand l’autre connard de moustachu est venu dans les années 40. Passons.

 

L’imprévisible est arrivé, mais dans ma joie d’avoir obtenu ce billet, une petite révision des albums de l’artiste s’imposait. Mieux, je m’étais enfin décidé à trouver un concert en DVD d’une période spécifique. La « bonne » période. Celle qui précéda le rose. Celle de « Under my skin ». Mon album préféré. Que même MAO Abe n’arrive pas à détrôner. J’arrivais à trouver ce DVD au Japon. À travers le Proxy Service de CdJapan.

 

La boutique, chez laquelle je commande mes disques et mangas japonais neufs, propose un service d’occasion, genre marketplace (ou place de marché), sauf que ce sont les employé.e.s de CdJapan qui font la démarche, et expédient tout eux/elles-mêmes. Pour environ 1000 yens de plus (environ 8-9€), on obtient un objet d’occasion, souvent proche du neuf (une spécificité japonaise), dont le prix du service est souvent compensé par un coût moindre de l’objet.

 

Sauf quand on recherche quelque chose de rare, genre un album collector des BLACKPINK ou un DVD live difficile à trouver des TWICE. Ceci est une autre histoire. Au final, je crois m’en être tiré pour une grosse quinzaine d’euros, sachant qu’en Europe (et même U.S.A.), il était difficile de le trouver, tout court.

Vidéo de Avril Lavigne

Du coup, quoi de mieux pour célébrer la non venue d’Avril Lavigne en France, que de faire le concert de 2005, enregistré au Japon. Au Nippon Budokan, le 10 Mars 2005 pour être précis. Soit le lendemain de mon 23è anniversaire. Ce live était pour moi, c’était écrit. Ou non. Fait rigolo, il possède un livret avec les paroles originales de tous les titres du concert, ainsi que leur traduction japonaise. Bon, je ne lis pas le japonais, mais c’est rigolo. Ah, et pourquoi avoir choisi une version japonaise ? Car la zone 2 des DVD est la même qu’en Europe, ce qui est bien pratique.

 

Si j’ai autant papoté avant de parler du concert en lui-même, c’est qu’il n’est pas aussi puissant que ce que j’aurais aimé. Par sa durée, 1h10 en comptant le petit bonus inutile de quelques minutes montrant l’arrière de la scène, mais aussi par la quasi absence de communion avec le public. 2 ou 3 passages où elle s’exprime en japonais, genre "tout le monde va bien?", "la prochaine chanson est...", et voilà. 1H05 après le début du concert, c’est fini. De plus, si le son est excellent, la présence scénique n’est guère impressionnante.

 

Bon, là c’est moi qui suis débile, je m’attendais à quoi, à ce qu’elle fasse du Kylie Minogue ? Non, mais pour en fonction que la musique est énergique, et la scène immense, il n’y a pas une si grande présence scénique que cela. Cela ne faisait que 3 ans qu’elle était connue, mais quand même. Sur ce point, les passages les plus impressionnants sont quand elle est au piano.

 

Par contre, en terme de set list, chansons chantées, c’est l’immense kiffe. Là, c’est une communion. Sauf pour « sk8er boi », mais passons. L’idée de clore le concert par la sublime « Slipped away » est parfait. J’ai été un tout petit peu déçu par « Fall to pieces », normalement beaucoup plus puissante en terme d’émotion, mais ceci vient certainement du fait qu’elle arrive vers la fin du concert.

Vidéo de AvrilLavigneFan2709

Sur les 18 chansons de ce concert, 11 (sur 12) sont issues du parfait « Under my skin ». Seule manque à l’appel « How does it feel ». Dont je ne me souviens plus du tout à quoi elle ressemble. Entendre « Anything but ordinary », « Unwanted » et « Losing grip », pas forcément les plus connues de « Let go » son premier album, est un grand, non, immense plaisir. Juste histoire de chipoter, « Nobody’s fool » aurait mérité avoir sa place ici. À la place de « sk8er boi ». Non, je sais, cela était impossible, vu que ce dernier est le titre le plus connu de la Canadienne. Mais j’ai le droit de rêver.

 

Ce n’est pas que le concert déçoive, c’est juste que malgré l’énergie qu’elle offre, on sent que la mise en scène est trop basée sur des jeux de lumière plus qu’une communion avec le public et une présence scénique. Ceci déçoit un tout petit peu. Oui, j’aurais voulu un concert plus long, mais en y regardant bien, quasiment tout « Under my skin » y est, et si on oublie l’absence de « Nobody’s fool », les meilleures chansons de « Let go » sont là aussi. Et puis c’était avant sa poussée de rose bonbon dans laquelle j’aurais du mal à la reconnaître. Un concert à réserver aux fans de ses deux premiers albums.

 

Il ne vaut clairement pas les 30€ (ou parfois plus) du neuf (il est sorti à 3500 yens en 2005), quoique c’est 2 fois moins cher que la place de concert au Zénith. Du coup j’ai un doute. En fait, j’ai passé un excellent moment, mais l’audio aurait suffit, vu que le côté vidéo est sympa, mais bon, Avril ne m’a pas donné envie de sautiller de partout, contrairement à MAO Abe. J’ai tout de même beaucoup aimé car je suis un immense fan de « Let go » et surtout « Under my skin », les personnes qui n’aiment pas (ou connaissent peu) ces albums risquent de ne pas trop aimer.

 

@+

Vidéo de maurisot

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