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Cultivons la curiosité

Angel - Saison 04

Angel - Saison 04

Spin off de la série "Buffy contre les vampires", "Angel" voit sa saison 4 être diffusée en même temps que la dernière saison mettant en scène la tueuse de vampires. Ceci permettra notamment de comprendre certaines choses, comme pourquoi des personnages de la série que nous voyons aujourd'hui, n'ont pas fait une apparition dans la saison 7 du show dont elle est dérivée. Nous allons donc voir les aventures de Angel à travers 22 épisodes d'environ 40 minutes.

Et après une saison 3 tirée par les cheveux, dans laquelle Darla mettra au monde, en se sacrifiant, un bébé dont Angel est le père, nous avions vu la revanche de Connor, le fils adolescent improbable de deux vampires, se venger. De plus, Cordélia se retrouvait érigée au rang de divinité. Angel était enfermé dans un sarcophage, coulé sous l'eau. Bref, ce n'était pas la grande joie, et la saison 3 m'avait complétement fait décrocher. Du coup je n'attendais rien de cette pénultième saison.

Vidéo de Génération Générique

Et cela partait mal. Au bout de 2 ou 3 épisodes, tout rentre dans l'ordre. On retrouve nos personnages en paix, Angel (David Boreanaz) redevenant le patron de Angel Investigations. Sous ses ordres nous voyons Charles Gunn (J. August Richard) et Winifred Burkle (Amy Acker). Cordélia Chase (Charisma Carpenter) rejoindra à nouveau l'équipe, et après un bref moment d'égarement, Wesley Wyndam-Price (Alexis Denisof) sera à nouveau réhabilité dans le groupe. Bon, vous vous doutez que ce sera aussi le cas de Lorne (Andy Hallett). Tout redevient normal. Même Connor (Vincent Kartheiser) arrive à être amadoué par son père.

Bref, on regrette ce retour à la normal, mais ceci dit, la série semble retrouver un semblant d'intérêt, en ne sortant pas des trucs trop débiles contrairement à la saison précédente. Après un premier épisode qui nous montre un Wesley qui pactise avec Lilah (Stephanie Romanov), on devine que l'ancien observateur cherche Angel dans l'immensité de l'océan. C'est lui qui le sauvera assez vite soit dit au passage.

Tout ceci sous les yeux de Cordélia, qui, depuis les Cieux, observe tout et... s'ennuie. Les passages de Cordy sont complétement cons. L'humour à la Whedon (ici producteur et parfois écrivain et réalisateur) que je déteste. Il en sera question aussi à travers des références "geeks" ultra appuyées et complétement stupides j'estime. Pourtant, une ambiance bizarre arrive à se mettre en place. Lorsque le fait que Cordy revienne sur Terre semble annoncer une apocalypse.

En effet, la Bête surgit des ténèbres, sorte de Satan puissant, elle n'est là que pour semer le chaos, laissant entendre qu'elle est dirigée par une entité encore plus puissante. Pour en apprendre plus, l'équipe n'hésitera pas à faire appel au pire des monstres, Angelus. Donnant par ailleurs lieu à un épisode complétement inutile. Pardon, mais à quoi sert "L'éveil", cet épisode 10 ? Il se termine comme il a commencé. Oui, je vous révèle pas mal de choses, mais sachez que je vous laisse le plus étonnant. D'ailleurs, c'est à ce moment charnière de la saison que l'on change de cap. Whedon et les personnes écrivant le scénario cherchant à expliquer moult choses, dont la raison qui a mené Allen (Glenn Quinn) à confier ses pouvoirs à Cordy, ou alors quel miracle fût responsable de la grossesse improbable de Darla (Julie Benz).

On aura, dans la première partie de la série, la possibilité de voir un épisode assez marquant. Du moins qui m'a marqué. "Le piège" (épisode 8), m'a fait penser à la saga vidéoludique "Resident Evil". Le monstre suivant les héros dans un espace clos. Les morts-vivants à esquiver, la grosse corporation (ici Wolfram & Hart), bref, cet épisode m'a marqué et est très bien conçu. Et des fulgurances de ce genre, la série en aura quelques unes. Que dire du personnage de Gwen (Alexa Davalos), que l'on découvre au début dans un épisode dont l'introduction rappelle la série "X-Files : Aux frontières du réel" ? Ce personnage donne un côté héroïque à la série. Et ce avant que "Heroes" ne débarque sur les écrans du monde entier. C'était même avant que les super héros ne soient à la mode.

L'épisode "Opération Lisa" met un coup de projecteur sur Gunn et Gwen. Avec un mélange de James Bond assez improbable, mais très bien mis en scène par Michael Grossman pour le coup. Il est assez surprenant de constater que le personnage de Gwen ne soit pas plus exploité par la suite. Déjà lors de sa rencontre avec Angel, Gwen était très intéressante. Une fois de plus, une facilité scénaristique la fera disparaître, genre elle devient riche et a tendance à fuir loin les nombreux évènements surnaturels arrivant à Los Angeles. Moui.

On retrouvera aussi avec bonheur, et dans la même période, Faith (Eliza Dushku) et Willow (Alyson Hannigan) entre les épisodes 13 à 15 (soit juste avant "Opération Lisa"). Si vous avez vu la saison 7 de "Buffy contre les vampires", vous vous rappelez du coup de fil de Angel à Dawn, qui trouvera ici une explication dans un épisode. Mais aussi le fait que Willow ne doive s'absenter du show de la tueuse de vampires. Willow continue de faire du Willow, et il est vrai qu'elle fonctionne bien avec Winifred.

C'est d'ailleurs dans cet période que l'on se rend compte que Wesley a méchamment évolué depuis son apparition dans la saison 3 de "Buffy contre les vampires". Il est ici méconnaissable même. Mais passons. La saison va s'achever sur la grande menace donc, qui vire plutôt à "Invasion Los Angeles" de John Carpenter qu'autre chose. Ou alors "The Wicker man". Je ne sais pas en fait. Mais le monstre surpuissant qui arrive est... surprenant. On y verra, lors du pénultième épisode, des effets spéciaux assez dégueulasses d'ailleurs. Rien d'anormal en 2003, mais 16 ans après ça pique un petit peu les yeux.

C'est d'autant plus dommageable que pour les costumes, les décors et même certaines chorégraphies de combats, la série est ultra belle et efficace. Sauf quand elle cherche à se la jouer à la John Woo. Là c'est ridicule. L'équipe cherchant à vaincre la Bête en lui tirant dessus avec des armes à feu, avec ralentis de rigueur qui rendent le tout encore plus risible. Peut-être cela est volontaire, mais ça donne un résultat moche je trouve. Tout comme certaines réactions de personnages.

En effet, vers le milieu de la saison, je me suis dit que tout le monde était ridicule à réagir comme des merdes. Pire, tout le monde baise. Voui. Wesley couche avec Lilah, Charles et Winifred aussi. Et je ne parle pas de la coucherie improbable qui engendrera l'ultime démon. Mais le pire est que des triangles amoureux se forment de façon risible. Wesley et Gunn aiment Winifred, qui hésite entre le savoir du premier et les muscles du second. Le pire étant ce personnage incapable de choisir entre le père ou le fils. Putain, pardon du terme, mais flûte quoi, en terme de coucherie la série est très très très très mauvaise. Presque pire que la saison 4 de "Buffy contre les vampires", c'est dire.

Là, tout de suite, j'ignore quoi ajouter de plus, pourtant, il y a à dire et redire sur cette saison. Qui ne s'avère pas si mal en vérité. Certes, il faut aimer l'humour "geek" et puéril de Whedon, et accepter le fait que le cliffangher de la saison 3 se résolve en très peu de temps. Il subsiste pourtant de bonnes idées, une réalisation dans l'ensemble sympathique, et des épisodes marquants, comme "Le piège" ou "Opération Lisa". La fin est très jolie, quoiqu'elle laisse présager d'une saison 5 cherchant un second souffle. Je n'ai pas hâte de la voir, mais je n'irai pas à reculons comme ce fût le cas entre les troisième et quatrième saisons (ce qui explique le long moment entre les deux chroniques). Un divertissement sympathique, parfois abusé, voire proche du soap opéra dégueulasse, mais qui étonnement fonctionne. J'ai bien aimé, même si la série a vieilli. Le lien avec Buffy est assez mince, mais il est là et permet aux fans des deux séries de s'y retrouver. Sympa donc, sans plus.

@+

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