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Cultivons la curiosité

John Wick Parabellum

John Wick Parabellum

Suite directe à « John Wick 2 », le chapitre 3 des aventures de l'assassin sorti de sa retraite prend pour nom Parabellum. Le duo Chad Stahelski à la réalisation et Derek Kolstad au scénario rempile pour offrir un film d'action aux chorégraphies impressionnantes. Surtout que le chapitre précédent laissait entendre que la suite serait particulièrement virulente.

 

Tout d'abord, si vous n'avez pas vus « John Wick » et « John Wick 2 », il existe des coffrets BluRay (ou DVD) contenant la trilogie. Souvent pour pas trop cher, surtout qu'entre le Black Friday et noël approchant, vous pourrez le trouver facilement. Je vous conseille fortement de voir ces deux films avant. D'une part pour l'histoire, certes simple, mais qui permet de suivre ce personnage atypique. D'autre part pour les « vannes » disséminées le long du film. Notamment ce reproche qui est souvent fait au héros « tout ça pour un chien ». Enfin, et ceci est ce qui me paraît le plus important, la saga monte progressivement en qualité et folie des scènes d'actions. Si vous regardez ce « John Wick Parabellum », vous aurez envie de voir les films précédents. Ces derniers vous paraîtront moins jouissifs et puissants que le film du jour. Alors qu'ils sont pourtant de grande qualité.

Vidéo de FilmsActu

Donc, si vous avez suivi mon conseil, nous allons pouvoir révéler les larges lignes des films précédents. Si tel n'est pas le cas, sachez que oui, « John Wick Parabellum » est un excellent film, à l'action intense et violente, qui vous fera avoir mal. Le film est excellent et je l'ai adoré.

 

Il est rare que je débute mes chroniques par la fin, par mon avis final, mais là il est clair que je vais faire des révélations qui pourraient gâcher, ou divulgâcher, le plaisir des films précédents. Ceci ne veut rien dire mais peu importe.

 

John est donc radié de l'ordre des assassins de la Grande Table. Il a enfreint une règle, et le directeur du Continental lui laisse une heure pour préparer sa fuite. Dans une New York à la nuit pluvieuse, John va donc voir sa tête mise à prix à 18h00. Et les assassins sont prêts à s'offrir les 14 millions de dollars contre la mort de notre héros.

 

L'esthétique du film est, pfioua, magnifique. Le jeu des couleurs des néons, des ombres, les reflets de la pluie. Le film débute par une photographie de Dan Lausten à tomber. C'était déjà la cas sur le précédent film. Mais là, c'est somptueux. On va donc, tout le long du film, suivre John dans sa fuite. Il devra se battre contre moult personnes. Tandis que la Grande Table commence à faire le ménage dans ses rangs, à travers un personnage, l'adjudicatrice (Asia Kate Dillon), qui règle des comptes et en profite pour engager Zero (Mark Dacascos). Un maître assassin Japonais qui voue un culte sans faille à la légende John Wick.

 

La scène d'engagement de Zero se fait sobrement, dans son échoppe de restaurant Japonais. Sur du Kyary Pamyu Pamyu. Ce qui étonne dans ce monde sombre. Entendre « Ninjyari Bang Bang » dans cet univers, c'est très plaisant quand on connaît déjà la chanteuse de Jpop.

 

Une fois de plus, le film se paye le luxe d'employer les codes du Jeu Vidéo. Aussi bien dans ses fusillades, son esthétique changeante (passant de la pluvieuse New York à la lumineuse Casablanca), les positionnements de caméra aussi. Que dire de cette scène à Casablanca, où l'on se croit dans « Uncharted », avec des personnages se mettant à couvert, rechargeant, lançant les chiens d'attaque. Cette scène, disons le, est jouissive. La chorégraphie avec les deux chiens est somptueuse. Et elle dure longtemps en plus. Par contre, j'ignore ce qu'ils ont dans ce film, mais les coups de pieds dans les roustons, ou les chiens mordant l'entrejambe des ennemis, sont légions.

 

Rapprochons encore un peu plus ce film du Jeu Vidéo. Avec une scène de course en moto, sur un pont fermé, qui rappelle la fuite de Midgar des personnages de « Final Fantasy VII ». Il est impossible de ne pas y penser quand on connaît l'œuvre de Squaresoft (désormais SquarEnix). Une fois de plus, c'est magnifique. Il n'y a rien à redire.

 

Au début du film nous avions même droit à un rapprochement vers le Western. Dans les armes trouvées par John (un Colt), ou son évasion à cheval. D'ailleurs, on trouvera une façon originale de se débarrasser des antagonistes ici grâce aux équidés. Et ça fait mal.

 

Le scénario en profite pour nous expliquer rapidement d'où vient John. Avec ce passage où l'on voit de la lutte. On verra aussi une ancienne « collègue » qu'il a aidé il y a quelque temps. Halle Berry joue Sofia, et offrira, pardon de la révélation, un coup de pouce à John dans la fabuleuse scène d'action à Casablanca. Il y sera là aussi question de chien.

 

On verra même avec grand plaisir l'excellent Saïd Taghmaoui. Mais je n'en dirai pas plus. Bon, je ne les ai pas cité, mais Keanu Reeves reprend le costume de John Wick, Ian McShane celui du directeur du Continental de Manhattan, Charon est toujours joué par l'impeccable Lance Reddick, et Laurence Fishburne reste le roi. Vous comprendrez en voyant les films.

 

Le film s'achève sur un combat entre John et les hommes de Zero. Auparavant il aura fallu affronter une horde d'hommes suréquipés. Là encore l'action est parfaite, lisible, avec une esthétique, une chorégraphie et un sens du rythme qui font que les autres films d'action que vous verrez après vous paraîtrons fades. Enfin bon, une fois de plus sur une structure vidéoludique, John va devoir affronter les 2 élèves de Zero avant de s'offrir le combat face au boss final.

 

Ici, on retrouve un peu de John Woo et de Jackie Chan. Ce dernier disait régler ses chorégraphies des combats en fonction du décor. Ainsi, on devine aisément que les vitrines de cette salle vont partir en miette. Et entre combat à main nue, avec des katanas, et des lames aussi plus courtes dont j'ai oublié le nom, il y a de quoi faire. Une fois de plus, l'intensité du combat vous fera avoir mal. Tout y est réjouissant. Et si le film ne part pas dans le gore à outrance, le sang est pourtant bien présent. Mais ne dégoûte pas.

 

Argh, je dois m'arrêter. Dire que quand j'ai vu « John Wick » la première fois, je n'avais pas trop aimé (merde, je l'avais même détesté...). Je l'avais regardé dans de mauvaises conditions je pense, ce qui explique qu'il ne m'ait pas marqué. Mais après avoir revu le premier, et vu le deuxième, quel plaisir. C'était malheureusement trop tard pour voir le troisième au cinéma, du coup ma voilà en train de le découvrir en BluRay. Et si vous pouvez, essayez d'avoir ces films dans ce format. Tant la photographie mais aussi le son sont importants.

 

Entendre les balles siffler, ressentir les coups portés ou encaissés, découvrir les plans iconographiques offert par le réalisateur, tout est un plaisir. Les yeux, les oreilles, et même le toucher. On ne pourra s'empêcher de tendre les muscles, d'avoir mal par moment, tant l'action est incroyable. À la fin de « Mission Impossible : Fallout », j'avais eu mal, très mal pour Ethan Hawk. Et bien ici c'est tout le long du film que l'on a mal pour John Wick. Si la saga de Tom Cruise est plus équilibrée en humour et au niveau de l'action, celle mettant en scène Keanu Reeves est pourtant un cran supérieure.

 

Pour son esthétique, ses chorégraphies de combat, ses personnages, le côté mystérieux de la Grande Table, ses acteurs, ses actrices, sa photographie, le son. Pour tout, ce film vaut largement le coup d'être vu et revu. J'ai, pour l'instant, regardé la trilogie en version française (VF), et elle tient la route. On ne s'ennuie jamais durant les 130 minutes de ce film. Chad Stahelski se paye le luxe de mettre chacune des suites au dessus de l'autre. Ceci est une prestation impressionnante qui fait que j'attends impatiemment un « John Wick Chapter 4 ». Car là est bien le seul souci de cette saga, elle ne cesse de clore ses films sur des cliffangher. J'ai adoré.

 

@+

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