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Cultivons la curiosité

S.O.S. Fantômes

S.O.S. Fantômes

Il fallait bien y passer. Après avoir découvert la version 2016 au cinéma (pas si mauvaise que cela je pense), il me fallait vous parler du film original de 1984. Pour la suite, je compte en parler plus tard. Dan Aykroyd et Harold Ramis ne se contentent pas d'être acteurs ici, vu qu'ils écriront le scénario. Avec Bill Murray, ils formeront un trio comique réputé dans les années 80. C'est dommage, mais on a tendance à oublier Ernie Hudson. Le fait que son personnage arrive tardivement dans le film y est pour beaucoup c'est vrai. Le tout est mis en image par Ivan Reitman (qui réalisera l'excellent "Évolution" en 2001).
Ce film possède une saveur particulière pour ma part. Je me souviens de très vagues images venant de mon enfance. Alors que Canal+ se lance, fin 1984, mes parents s'y abonneront. Et je me souviens parfaitement du magazine offert aux abonnés, indiquant les films à venir sur la chaîne cryptée. Les images de "S.O.S. Fantômes" m'ont longtemps hantées. Je suis bien incapable de vous dire de quand ça date, 1985, 1986 ou 1987, je sais juste que je n'avais pas 5 ans lors de la dernière année que j'ai cité. L'image de "Bouffe-tout", vert, dégueulasse, translucide, me hante encore j'avoue.

Enfin bon, ceci pour vous dire que j'ai eu un lien très tôt avec ce qui s'annonce comme une comédie pourtant. Un lien effrayant. Argh, j'ai encore dans la tête la rue sombre de New York derrière le fantôme vert. Enfin bon. Regardons une petite bande annonce et parlons du film.

Vidéo de Otto Rivers

Car si pour un enfant sensible de 4 ans ça peut être impressionnant, reconnaissons que c'est bien une comédie avant tout. Une comédie sur fond de peur, un peu comme "Gremlins" ou "Dark Crystal" le feront plus tard. Donc, le docteur Peter Venkman possède une place en or à l'université de New York, et en profite pour faire des travaux sur le paranormal avec ses amis, Ray Stantz et Egon Spengler. Bon, Peter fait surtout ça pour draguer de l'étudiante facilement, et croit peu au surnaturel. Cependant ses deux compères sont à fond, et vont pouvoir mettre leurs connaissances en exercice.

Car le film débute par l'apparition d'un spectre dans une bibliothèque. Peter va se rendre compte qu'en effet, le surnaturel existe, mais ceci ne le rendra pas hystérique pour autant. Le contact avec ce fantôme est un peu abrupt, et d'entrée, les effets spéciaux fonctionnent. Oui. Même en 2019. Oui, même 35 ans après la sortie du film. L'ambiance oscillant entre horreur (la tension monte doucement) et comédie. Dès lors, après un premier contact plutôt raté, l'équipe va se retrouver contrainte de s'autofinancer vu qu'ils sont exclus de l'université.

C'est ainsi qu'ils trouvent une ancienne caserne de pompiers comme habitat, et un vieux break Cadillac en véhicule d'intervention. Un secrétaire est engagée, Janine (Annie Potts) et plus tardivement arrivera un quatrième Ghostbusters en la personne de Zeddermore (Ernie Hudson). Seulement, le scénario ne se contente pas de nous montrer comment sont conçus les Ghostbusters, ou bien les multiplications des phénomènes paranormaux à travers New York. Non. Un danger bien plus grave menace la Grande Pomme. Ainsi Dana (Sigourney Weaver), en plus de voir son voisin un peu lourd mais gentil Louis (Rick Moranis) la dragouiller maladroitement, verra son frigo possédé par un certain Gozer.

Ce dernier compte bien arriver sur Terre pour semer le chaos, mais pour cela il lui faut passer par une petite porte qui se trouve donc le frigo de Dana. Il y sera question de possession aussi, mais pour la suite du scénario, je vous laisse le soin de le découvrir.
En plus de s'offrir un cast performant et connu, du moins aujourd'hui, l'histoire est bien ficelée, sympathique et on traverse l'heure quarante rapidement en ne s'ennuyant jamais. Le final étant magique, empreint de comique mais aussi d'horreur. Vous avez certainement vu l'image de cette énorme monstre pourtant mignon qui détruit tout sur son passage. On pense à "Godzilla" pour le coup. En plus léger cependant.

Les personnages sont attachants, et franchement, ce mélange d'animatronique, de costumes, d'impression sur la pellicule (oui, avant les films étaient sur pellicule et non pas numériques comme aujourd'hui), tout fonctionne. Les lieux sont impressionnants, aussi bien l'immeuble de Dana et Louis, la caserne des pompiers aussi. Le véhicule est marquant, ce qui fait penser aux séries des années 80. "K-2000", "Magnum", "Supercopter", "Tonnerre Mécanique", "L'agence tous risques" et j'en oublie. En fait tous les ingrédients sont réunis pour en faire plus qu'un film culte, un film qui marque, que l'on oublie pas.

C'est difficile de se mettre à la place des nouvelles téléspectatrices et des nouveaux téléspectateurs (si vous avez la chance de le voir au ciné, foncez), mais quand je vois mes dernières découvertes au cinéma de vieux films comme "Big trouble in Little China" ou "Le Prince des ténèbres", je suis presque certain que "S.O.S. Fantômes" fonctionne encore. Mince, j'ai oublié de parler du thème de Ray Parker Jr., qui ne connaît pas la chanson "Ghostbusters" ?

Bon, j'avoue je bloque un peu pour vous en parler. Je pensais avoir plus de choses à dire, et me retrouve un peu stupide à déjà coincer. Pourtant, le film mérite que vous le voyez. Au moins une fois. Je ne me souviens plus quand est-ce que j'ai pu le voir pour la première fois, mais ça devait être magique. Disons que j'avais surtout la fin en tête. Le reste appartenant à "S.O.S. Fantômes II", qui est encore plus puissant en scènes marquantes. Ah, oui, j'ignore pourquoi je nomme Glouton "Bouffe-tout", je suppose que c'est la faute au dessin animé qui a marqué ma jeunesse. Mais je n'en suis pas sûr. Un film à voir et à posséder donc, toujours efficace 35 ans après, aussi bien en terme d'humour que d'effets spéciaux. J'ai adoré.

@+

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