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Cultivons la curiosité

WarioWare Gold

WarioWare Gold

Wario est un antagoniste assez atypique de l'univers Nintendo. Opposé de Mario, il est souvent décrit comme "méchant", mais au final est attachant. À défaut d'avoir de nouveaux jeux de plateforme à son nom comme sur les Game Boy et Game Boy Color, Wario vit son nom donné à une série initiée sur Game Boy Advance il me semble. Une série un peu spéciale, vu qu'avant même la DS et sa révolution tactile, pire, même avant les smartphone et le jeu rapide que ça peu offrir, WarioWare est un saga atypique.

Il y est question d'enchaîner des mini-jeux, avec l'état d'esprit de Wario, donc souvent déjantés. Vous avez très peu de temps pour comprendre comment réussir ce mini-jeu, et ce afin de progresser dans le jeu tout court. Depuis 2003 l'antagoniste pas si mauvais de Mario a eu le temps de se faire plein d'ami.e.s. Le dernier jeu en date de la franchise, qui est aussi le dernier jeu que j'ai acheté sur 3DS (en soldes à 19.99€) pour le moment, est une sorte d'immense meilleur de. Euh, Best of, ça le fait mieux en anglais c'est vrai.

Vidéo de Nintendo France

Cette fois-ci il y sera question pour Wario d'organiser un immense tournoi, avec inscription payante, afin de s'enrichir et de pouvoir se nourrir convenablement. Il en profitera pour demander à ses ami.e.s de faire des mini-jeux, afin d'organiser son tournoi. Et, sans effort, pouvoir encaisser les sous, en arnaquant tout ce petit monde. Une jeune fille lui en veut particulièrement, en effet, pour récompenser le ou la futur.e gagnant.e du tournoi, il a volé un artefact à Luxeville. Et on va donc suivre cette petite histoire rigolote, un peu débile (la fin est à se tordre de rire par contre), intégralement doublée en français, et la VF est de qualité. On ne cherchera pas à chercher si il y a une version anglaise ou japonaise.

Le dessin est joli, mais l'animation un peu trop simpliste. Cependant, le mode histoire est captivant, un peu court, mais il est entrecoupé de petites séquences animées mettant en scène les nombreux personnages de l'univers Wario. Pas de WaLuigi par contre. Et ne cherchez pas les stars de chez Nintendo, Peach, Bowser ou Mario ne sont pas là. Ah, si, parfois, dans un mini-jeu, on verra quelques uns de ces personnages c'est vrai.

Au début, rien n'est débloqué. On verra que le jeu est pas mal fouillé après les premières parties du mode Histoire. On accumule des pièces que l'on peut dépenser pour acheter des "Continue", ou alors on pourra aussi acheter des choses aléatoires, façon Gachapon. Et là, les objets à collectionner sont très nombreux. Miniatures des jouets ou consoles de Nintendo, qui permettent, l'air de rien, de parcourir le passé de la firme de Kyoto. Petits jeux (et non pas mini-jeux, nuance), réveil énervant, vous forçant à accomplir 3 mini-jeux pour l'éteindre. Cartes des personnages. Séquences à redoubler. Pfiou, et j'en passe. En 3h30 de jeu, j'ai débloqué quoi, 1/4 du jeu.

On pourra aussi obtenir des pièces en accomplissant des objectifs spéciaux. Un peu comme les "Succès" chez Microsoft ou les "Trophés" chez Sony. On se prend rapidement au jeu, et le pire étant que la quantité et la diversité des jeux est telle que l'on ne s'ennuie pas et qu'on revient y jouer. Que ce soit un court trajet en RER, ou une envie de démouler un cake, le jeu se prête à la perfection aux séquences de jeu courtes. Et c'est à la fois son avantage et son inconvénient.

Photos de Nintendo.frPhotos de Nintendo.fr
Photos de Nintendo.frPhotos de Nintendo.fr

Photos de Nintendo.fr

En effet, on appréciera rapidement cette façon prompte de jouer. Il existe trois, non, quatre types de jeux. Ceux n'utilisant que les touches de la console. Ceux usant du gyroscope (et parfois d'un bouton). Il y a ceux où le stylet est vital. Et enfin, beaucoup moins nombreux, ceux usant du micro. Vers la fin du mode histoire, Wario mélangera tout ça, parfois sans avertir, ce qui crée une panique hyper marrante en vérité.

La majorité du temps, le jeu se présente sous un décompte, une phrase apparaît, courte, vous indiquant quoi faire, genre "souffle la fleur", "épile" ou "nourrit". À vous d'analyser en 2, 3 voire 5 secondes, comment accomplir cela. C'est toujours simple, parfois stupide, et les animations que vous déclencherez seront parfois hilarantes. Comme quand il faudra renifler la goutte du nez et que le personnage beau gosse sortira un sublime sourire alors que 1 seconde avant il avait un filet immense de morve sortant de son nez.

Forcément, ce serait trop simple si, à force d'avancer, rien ne se compliquait. Il existe deux façons de rendre les jeux difficiles. En accélérant le rythme, avec une musique qui va plus vite et vous fera monter le pouls. Mais il y a aussi le passage "plus difficile". Il faudra souvent accomplir plus de chose dans le même temps. Si au début on panique un peu devant ça, on apprend rapidement de nos erreurs, et on rectifie le tir la fois suivante.

Cependant, la quantité de mini jeux est telle que l'on en découvre tout le temps un. Et là on se rend compte d'une chose, c'est que tout est clair, tout est lisible. Le peu de temps que l'on a pour analyser la situation suffit amplement, et quand on se retrouve en mode enchaînement, on apprend rapidement. On appréhendera un mini jeu déjà délicat à rythme normal, mais qui revient quand le tempo est accéléré. Heureusement, on a, en quelque sorte, 4 vies. 4 possibilités de se planter. Et au bout d'un nombre de mini jeux accompli, un "boss" se présente.

Sous la forme d'un jeu un peu plus long et complexe. En "enchaînement" on pourra gagner une vie en cas de victoire face à ce boss. Qui deviendra plus complexe au fur et à mesure que l'on avance. J'avoue avoir méchamment galéré sur le tout dernier boss du mode histoire. Sorte de "Space Channel V", avec le même principe. Je n'étais pas dans le rythme et j'étais trop nerveux. Mais finalement ça se fait bien quand on se calme.

Une fois le jeu terminé, ce n'est pas fini pour autant. On débloque un mode défi particulièrement délicat. Entre Wario qui s'amuse à ajouter un handicap, genre inverser l'écran, ou salir l'écran vous forçant à souffler pour évacuer la poussière. On trouvera aussi les autres personnages, offrant les mini jeux que l'on connaît, mais avec une difficulté supplémentaire, comme ignorer sur quel écran sera "diffusé" le jeu. Il y a aussi le mode mort subite, et d'autres joyeusetés permettant de prolonger l'expérience du jeu, avec toujours autant de plaisir.

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Bon, oui, il faut aimer les genres de jeux débiles, rapides et qui au final n'apportent rien. Mais pourtant, le jeu fait le boulot, à savoir amuser la joueuse ou le joueur. Je dirais qu'à pris fort (39.99€), c'est cher, même à 19.99€, mais à moins de 15€ ça vaut le coup. Certes l'histoire s'achève en 3 heures, mais il y a le mode défi, des tas de trucs à débloquer et collectionner. C'est le jeu parfait sur console portable. Pour de courtes sessions, et qui vous arrachera parfois des rires devant la débilité de certaines situations. On retrouve même des jeux Nintendo, dans leurs jus d'époque (par exemple "Metroid" ou "StarWing") mais simplifiés. Bref, Nintendo assume son héritage, en joue même avec un personnage irrévérencieux, mais terriblement attachant. L'ennemi de Mario dans "Super Mario Land 2 : 6 Golden Coins" sur Game Boy a bien évolué. Il reste le bad guy un peu rigolo de chez Nintendo. Et avec son jeu un peu con mais efficace, il prouve qu'il est un personnage important de l'univers Nintendo. Au final le jeu est très plaisant, à jouer par session de 5 à 30 minutes. J'ai adoré, et c'est un indispensable sur 2DS/3DS.

@+

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