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Cultivons la curiosité

James Bond contre Dr. No

James Bond contre Dr. No

Voilà une époque un peu différente que nous allons voir aujourd'hui avec le premier film d"une saga encore bien vivante. Ian Fleming était loin de se douter, quand il écrit "Casino Royale" en 1952, qu'il va créer un personnage emblématique, qui traversera les époques. Bizarrement le cinéma préférera adapter "Docteur No", le sixième roman mettant en scène Bond, James Bond. Seulement 4 années séparent le roman du film, ce dernier étant sorti en 1962.

Terence Young a la lourde charge de mettre en scène une histoire d'agent secret, sur fond de Guerre Froide et de conquête spatiale. N'oubliez jamais, si vous regardez ce film, que l'Humanité n'a pas encore posé le pied sur la Lune. C'est important. Mais pour le moment, intéressons nous au film qui lança les carrières de Sean Connery et Ursula Andress.

Vidéo de Films YouTube

Le scénario est assez simple. L'agent secret de sa majesté affecté à la Jamaïque pour surveiller un dangereux personnage nommé "Dr No" est porté disparu. Tout comme sa secrétaire personnelle pourtant fraîchement débarquée à Kingston.

Nous commencerons avec le meurtre de ces personnages d'ailleurs, tout en retenu, mais tout de même assez violent. Après cela le MI6, les services secrets Britanniques, sont en ébullition. "M", le grand patron, se décide à envoyer 007, un jeune agent un peu fougueux (qui manqua de mourir plusieurs fois) pour enquêter sur place.

Seulement James Bond aime bien les femmes, et il ne peut s'empêcher de s'offrir une petite partie de jambes en l'air avant de prendre son vol pour Kingston. Ne vous existez pas, on ne voit rien. Une fois arrivé sur l'île, James va devoir déjouer un traquenard. L'agent secret le déjouera et se retrouvera presque à devoir prouver son innocence auprès de la CIA.

Ainsi, en enquêtant, Bond découvre qu'une île est particulièrement suspecte. Celle du Chinois Dr No. Évidemment il voudra s'y rendre, malgré les avertissements des locaux, malgré les tentatives de meurtres déjouées, une avec une araignée, une autre avec une belle secrétaire. Et le voilà sur l'île. Où il va rencontrer Honey (Ursula Andress), qui semble être tolérée par les gardes lourdement armés, du moment qu'elle est discrète.

Seulement un dragon semble rôder sur l'île. Ça et le fort taux de radioactivité font dire à James qu'il est au bon endroit. En effet, un personnage semble vouloir freiner la conquête spatiale des États-Unis d'Amérique, un personnage qui menace de détourner le missile que compte lancer la patrie de l'oncle Sam pour faire des tests.

Évidemment notre agent secret arrivera à déjouer cet acte terroriste, et tout ira bien dans le meilleur des mondes, d'autant plus qu'il s'offrira un réconfort agréable dans les bras de Honey. Voilà donc, en gros, le résumé du film. Qui, malgré ses 57 ans et le fait que je raconte mal, est loin, très loin d'être mauvais.

J'ai vu ce film en VOSTFr, et bon, parfois des phrases ne sont pas sous titrées, des phrases peu importantes, mais ça fait bizarre. C'est bien là le seul défaut de cette version DVD qui reprend le titre original "Dr No" au lieu de celui à rallonge en France.

On y découvre un Sean Connery parfait, alliant élégance, nonchalance (il ne panique jamais, même face à une tarentule), et charme. On le verra même un peu rebelle quand il essaiera quand même de prendre son Beretta, au lieu du PPK avec silencieux. Enfin bon, ceci est un détail, mais ça rend le personnage sympathique à mes yeux.

Le générique du début n'est pas ultra recherché comme actuellement, mais reste avant-gardiste, et à la mode des années 60. On sent une volonté de faire un pré-générique original et c'est rigolo. Même si la chanson est peu présente, vu que l'on entend surtout le thème de James Bond.

On apprécie la stratégie des assassins pour s'occuper du cas de l'agent secret Britannique nommé Strangways. La scène du casino qui présente Bond, James Bond, fait aussi son effet. Par contre ne vous attendez pas à des gadgets à la pointe de la modernité du début des années 60, non, rien de tout ça. Cependant l'organisation terroriste SPECTRE est déjà citée. Et la base ultra moderne du méchant (ici le Dr No) est impressionnante.

J'ai longtemps, mais vraiment longtemps, détesté les James Bond, me rappelant les films chiants de mon enfance avec Timothy Dalton notamment. Et si ceux avec Pierce Brosnan sont sympas, quoique imparfaits, c'est Daniel Craig et sa version "musclée" qui était arrivé à me rabibocher avec le héros de Ian Flemming. Du coup je n'avais jamais vu les anciens, notamment les premiers avec Sean Connery. Et il faut reconnaître que pour le film que nous voyons aujourd'hui, c'est une bonne surprise qui fonctionne.

Certes, l'action n'est pas mirobolante et j'ai plus eu l'impression de voir Jean Dujardin dans les OSS 117 à travers la façon de dégainer le pistolet qu'autre chose, mais hormis ça, le film fonctionne. J'ai été happé du début, très bien conçu (je ne me remets pas du coup des non-voyants), jusqu'à la fin, où l'on voit la seule explosion du film. L'humour assez simpliste fonctionne en plus. Bon, on regrettera une version arriéré, concernant l'époque, la course à la Lune, les domestiques qui sont forcément noirs et dirigés par des blancs, les femmes faibles, notamment la première James Bond girl "gentille", Honey, incarnée par la très jolie Ursula Andress, et qui passe son temps à avoir peur et se faire enlever. J'abuse un peu sur ce dernier point, mais vous voyez l'idée je pense.

De plus, Sean Connery incarne une icône désormais acquise, en lui offrant des faiblesses. Qui boit un café sans se douter qu'il contient un somnifère ? Qui encore échappe par chance à un assassina, ne devant son salut qu'à une voiture qui passe ? En effet, James Bond n'est pas parfait, et c'est ça qui plaît. Quand il doit se battre contre un chauffeur un peu menteur, quand il essaie d'échapper aux Jamaïcains alors que ceux-ci sont avec la CIA (mais on l'ignore à ce moment-là), il se retrouve toujours en mauvaise posture, et ne doit son salut qu'à un brin de chance.

Le Dr No n'est pas si effrayant que cela, malgré ses mains mécaniques capables de briser la roche. Sa mort sera d'ailleurs pathétique. Mais malgré ça, c'est une bonne mise en bouche dans cette univers définit par Ian Flemming.

On prendra en effet du plaisir à découvrir ce personnage intemporel, ce à travers les 105 minutes du film. Déjouant les pièges grâce à son instinct, mais aussi un brin de chance, cette histoire manque d'action, mais fonctionne malgré tout. La réalisation est bonne, et les actrices et acteurs aussi. J'ai juste eu du mal quand le "dragon" arrive à tuer un des "gentil", c'est un peu débile, mais passons. Au final, j'ai aimé ce film, qui fut une grosse surprise. Je vous le conseille, tout en vous disant bien qu'il date de 1962, c'est hyper important pour le sujet. Entre Guerre Froide et conquête spatiale, on peut en effet rapidement trouver le sujet ridicule. J'ai aimé en tout cas.

@+

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