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Cultivons la curiosité

Sakura Saku

Sakura Saku

L'article du jour sera un peu spécial. Si vous avez vu celui sur « Shin Gojira », voire même ceux des films Godzilla vu en VOSTAll, vous savez que parfois, pour les besoins de moments spéciaux sur Ashou, je me retrouve à parler d'œuvres dont je ne saisirais pas 1/10ème de ce qui y est raconté. Si pour le film « Kikkahe wa You ! » ou le concert/documentaire « Live ! Docu ! Kikka ! » c'était assez explicite, si pour « Sprout » c'était en VOSTAng donc compréhensible, pour la mini série drama du jour, ceci est plus délicat.

 

NOTTV est un média un peu particulier. Sorte de Netflix ou feu Noco. Du contenu ressemblant à de la télévision, mais sans être diffusé sur les ondes de celle-ci. Enfin, si j'ai bien pigé. NOTTV pouvant signifier « PasTélé ». C'est con, mais peu importe. Donc offrant du contenu à regarder pour un abonnement mensuel, NOTTV produisit en 2016 un drama de 4 épisodes d'environ 40 minutes. Disponible en mars 2016, il fut tourné en janvier de cette même année, avant d'être disponible dans le double DVD du jour lors de la fin du mois d'Octobre, toujours en 2016.

 

Pour environ 5800 yens, soit entre 45 et 50€, je n'ai pas mis longtemps avant de l'acheter, regroupant une commande sur CdJapan. L'expérience « Kanpai Senshi After V » ayant été concluante, je me suis dit pourquoi ne pas essayer. Vous l'aurez deviné car nous sommes dans la période spéciale Kikka et ses amies, évidemment ce drama a un lien avec KIKKAWA You. Et même plus vu que l'idol partage l'affiche avec ARAI Manami, la benjamine des Up Up Girls (Kari), mais aussi, dans de plus petits rôles, SENGOKU Minami et SEKINE Azusa, qui sont aussi membres du groupe en 2016.

Vidéo de upupgirlsofficial.

L'histoire est une adaptation d'un roman de TSUJIMURA Mizuki, qui fera une petite apparition dans la série mais aussi dans les bonus. Le script est signé TAKAHASHI Izumi, et c'est IKEDA Chihiro qui se charge de la réalisation. On verra fréquemment la réalisatrice dans les bonus, mais j'y reviendrai. Je vais en finir avec le reste du cast, Machenyu, KAMIO Fuju, Saori, TOZUKA Junki, TASAKI Asahi (du groupe Bitter&Sweet), bon, je ne connais personne là dedans, mais dans l'ensemble, actrices et acteurs s'en sortent pas trop mal. En même temps je ne comprends pas tout donc difficile de juger.

 

« Sakura Saku » signifie, euh, cerisier en fleurs. Si j'ai bien pigé. Et on verra effectivement des pétales de cerisiers, sans vraiment en comprendre le sens, certainement concernant les amours de lycéen.ne.s, mais jouant sur 2 époques. On devine rapidement que le personnage principal (joué par ARAI Manami en version jeune) est le pivot, mais aussi le lien entre les 2 époques. On découvre son enquête concernant des petits mots mis dans les livres, offrant une correspondance assez marrante. Elle pense que c'est un certain garçon qui envoie ces mots via de nombreuses œuvres telles que « Le seigneur des anneaux » de J.R.R. Tolkien (ici « Lord of the rings »), ou même du Françoise Sagan avec « Bonjour tristesse ».

 

On passera en fait de l'époque de lycéenne du personnage principal, à quelques années plus tard, celle-ci étant devenue bibliothécaire dans le même lycée. Elle se remémorera son « jeu » avec les livres en observant un jeune lycéen essayant de sortir avec une lycéenne qui ne cesse d'être à la bibliothèque. On suppose que nous sommes dans l'ère moderne, avec donc KIKKAWA You et un trio d'amis qui aidera au mieux l'un d'eux à décrocher un rendez-vous avec la lectrice.

 

Ainsi, durant les 4 épisodes, on navigue entre le passé et le présent, avec souvent des changements abrupts, pas le temps de comprendre qu'on a changé d'époque, ce qui est plus déstabilisant. D'autant plus que parfois, la réalisatrice optera pour des procédés astucieux de fondus, ou de changements d'éclairage pour faire comprendre que l'on change d'époque. Ces derniers sont impressionnants. Et rendent d'autant plus dommage certains passages trop violents pour comprendre.

 

Ainsi ceci fait que KIKKAWA You ne croisera jamais ARAI Manami dont le personnage a pour amies SEKINE Azusa et SENGOKU Minami. Cette dernière incarne une déléguée sportive, et on verra son personnage vieillit lors de la période moderne. Ceci pour dire que si la benjamine des Up Up Girls (Kari) joue admirablement bien la comédie, il en sera de même pour Kikka, et son personnage un peu taciturne, qui semble avoir un passif, vu qu'elle s'isole et que j'ai vu une scène avec le rédacteur en chef du journal du lycée où il l'interviewe mais dit une chose qui déplaît à la jeune fille. Forçant le garçon du trio à aller s'excuser, quitte à être lourd. Tout ceci sous les yeux du personnage principal dans la bibliothèque.

 

Oui, ce n'est pas clair j'avoue, mais la scène de l'interview a quelque chose de dérangeant. L'arrogance du rédacteur en chef, la réaction violente de la lycéenne (qui permet d'admirer l'excellent jeu d'actrice de Kikka), quasiment tout de profil, avec une photographie jaune à cause des rideaux, putain on croit presque à un viol, sans que cela en soit un. C'est compliqué à expliquer je reconnais.

 

Dans le passé, à un moment il y est question de « Time Machine », mais j'ai rien compris. Et je ne parle pas de la chorale, qui offre une cacophonie inaudible avant de frôler la perfection à la fin. Autant de sous intrigues qui me sont inaccessibles la faute à mon incompréhension du japonais.

 

Me voilà donc en face du dernier épisode. Sachez que j'ai écrit tout le début de cette chronique en n'ayant donc vu les ¾ de la série (et bonus du coup). Et me voilà donc face à cet ultime épisode, celui qui va tout expliquer, celui dont il faut tout comprendre. Vous voyez la lourde tâche qui m'attend ? Comment vous expliquer que, sans rien n'y comprendre, des larmes ont coulé à la fin, avec la sublime chanson reprise en chœur ? Comment expliquer le fait que j'ai longtemps cru que Chiyo (oui, je n'ai saisi que ce prénom) s'était suicidée ? Comment expliquer le fait que les messages que l'héroïne découvre dans des livres la bibliothèque n'était ni d'un amoureux romantique, et encore moins du fantôme de Chiyo ?

 

C'est difficile, et encore plus si on ajoute la trame avec Kikka. Le trio de lycéen veut en fait faire des études dans le cinéma je pense, tourner des scènes, et ils font appel au personnage de Kikka qu'ils arrivent à convaincre en contant une histoire triste d'un daron voleur qui se l'ai fait mettre à l'envers, volant un faux et se retrouvant triste toute sa vie. Ce passage donne le ton de l'épisode. Triste, mais allant vers le bonheur malgré tout. J'ignore si c'est la vie du personnage de Kikka qui est décrite à travers des dessins, mais en tout cas elle accepte la requête des lycéens.

 

Pendant un temps j'ai cru qu'elle était médium ou un truc du genre et qu'elle entrerait en contact avec Chiyo, mais je m'étais planté. Ah, je ne vous ai pas dit ? Je spoile gravement. En même temps ce sont des suppositions. J'ai deviné que Arai, enfin son personnage, se rendait souvent chez une femme de 40-50 ans, qui est la maman de Chiyo. Un coup elle y va avec Sengoku, après c'est Sekine, et à chaque fois la darone elle les remercie. Sur le coup, j'ai cru en la mort de Chiyo, mais en vérité, c'est juste qu'elle avait peur de revenir à l'école. Victime de quoi ? Je l'ignore, une mauvaise réputation, des brimades trop répétées ? Je ne sais pas, je n'ai pas tout pigé. Et du coup on fait le parallèle avec le personnage de Kikka, qui est isolée, mais sortie de sa bibliothèque grâce à la Arai âgée. Vous ne suivez pas ? C'est normal.

 

On devine ainsi que le personnage de Arai Manami a pour vocation de resociabiliser les lycéennes victimes de mauvaises réputations ou un truc du genre. Ainsi Chiyo revient à l'école, avec sa sublime voix, pile au moment où la chorale commence enfin à chanter juste. Ce mélange voix féminine et masculine, argh, c'est magnifique. Alors quand à la fin l'héroïne fond en larme car elle sent qu'elle a réussit à faire revenir Chiyo et ainsi certainement sauver une vie, c'est beau. Surtout qu'elle recommencera avec le personnage de Kikka plus tard (c'est elle qui dit aux garçons d'insister).

 

Tout ceci est pure spéculation, supposition ou supputation, j'ignore comment on dit. Mais l'émotion finale est inter... euh, je n'ai pas le mot. Pas besoin de piger la langue pour se retrouve avec les globes oculaires mouillés. Pas la peine de piger la langue pour comprendre que le trio de lycée du présent et le personnage joué par Kikka ont obtenu un truc important, avec plus de matos et une joie de vivre retrouvée chez la lycéenne. Bref, pas la peine de comprendre pour ressentir ces émotions. En ça ce drama est exceptionnel. Avec une fin magnifique, logique, mais dont je n'ai pas saisi les subtilités malheureusement.

 

Les bonus s'enchaînent à chaque fin d'épisode. Au début c'est un making of sympa, où l'on constate qu'en janvier, ça caille. On y voit le staff, le cast, et certains tournages de scènes. Si ce n'est pas hyper facile à comprendre, on devine ce qu'il se passe, mieux, on devine qui est la réalisatrice. Les autres bonus sont des interviews incompréhensibles mais que je suppose être très consensuelles où tout le monde se congratule. Si la première contient un échange avec les adultes, et où l'on verra un joyeux anniversaire souhaité à l'auteure TSUJIMURA Mizuki, la deuxième est plus intéressante grâce à la présence de Kikka, qui brille. Littéralement, elle brille, trop d'éclairage, pas assez de maquillage. Ceci permet de constater que sa spontanéité est intacte et qu'elle est magnifique pour cela. On a même droit à un second making of à la fin du dernier épisode. Toujours aussi marrant à voir. Et une interview bonus avec la réalisatrice, les 3 Up Up Girls (Kari) participant au projet et un des jeunes acteurs. De trente minutes, elle est un peu ennuyeuse si on ne comprend pas le japonais.

 

Alors que je n'attendais rien du tout de cette série, au final, même en ne comprenant rien, je suis tombé sur une œuvre magnifique, dont le vrai message m'échappe, la faute à la barrière de la langue. C'est pourquoi j'ai beau faire des suppositions, je peux me planter. ARAI Manami joue remarquablement bien, et en général la réalisation est bien fichue. Il y a des passages un peu recherché et souvent on comprend mal l'enchaînement passé/présent, mais dans l'ensemble c'est agréable à suivre. Vous allez me dire qu'en est-il de Kikka ? Rien à redire, parfaite, dans un rôle assez triste, c'est avec bonheur qu'on la voit retrouver le sourire à la fin. Avec des passages marrants comme quand deux des lycéens essayent juste de la prendre dans leurs bras et se loupe, alors que leur pote y arrivera 1 minute plus tard. C'est une belle surprise, mais très difficile à suivre quand on pige 1 mot sur 20 comme moi. J'ai pourtant passé un excellent moment, et rien que pour l'émotion finale de la chanson, argh, c'est excellent. J'ai aimé, et vous le conseille si vous comprenez le japonais ou êtes aussi stupide que moi.

 

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