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Cultivons la curiosité

Speed

Speed

Ouh là, voilà un film qui m'aura presque autant marqué que « Bad Boys ». En 1994, le film d'action pure était surtout porté par des figures emblématiques, Chuck Norris, Steven Seagal, Jean-Claude Van Damme, et bien sûr les frères ennemis Arnold Schwarzenegger et Sylester Stallone. J'oublie volontairement Bruce Willis, car John McClane est plus un anti-héros. Cependant, sort de nulle part, un film mêlant catastrophe, action haletante, scènes invraisemblables, frôlant les 2 heures en plus. « Speed » fût découvert par votre serviteur en cassette vidéo. J'ai le parfait souvenir d'avoir acheté ma première vidéo avec mon argent de poche, en 1995 (ou 1996) avec le « Bad Boys » de Michael Bay », mais alors pour le film de Jan de Bont, pas de souvenirs précis. Mais c'était vers la même période.

 

Le pas encore Néo de la trilogie "The Matrix" (Keanu Reeves) et la pas encore Oscarisée pour « The Blind Side » (Sandra Bullock) formeront un duo, ou plutôt couple, surprenant et cassant un peu les codes des buddy movies. Vous savez, ces films de potes transpirant la testostérone, dont le « Predator » de John McTiernan montrera un résumé en son début, avec une poignée de main provocant moult orgasmes. Bien que ce ne soit pas un buddy movies à proprement parler, cette scène de « Predator » montre que la femme n'a pas sa place dans le cinéma d'action. Oui, il existe sûrement des films d'action qui montraient des femmes fortes, mais de là à atteindre le personnage de Annie dans « Speed », je ne pense pas (mais je pense certainement mal).

Vidéo de Films YouTube.

Donc, le film va consister à suivre un flic, Jack Traven (Keanu Reeves), qui va devoir lutter contre un terroriste voulant des sous pour assurer sa retraite. On apprend très tôt que Dennis Hopper interprétera l'antagoniste, sans savoir son nom au début. Plus tard, la police découvrira que Howard Payne est un ancien démineur.

 

Car la première demi-heure est consacrée au sauvetage de gens coincés dans un ascenseur. Faisant prendre un aspect catastrophe au film. Pourtant, à travers un certain dynamisme dans la réalisation, Jan de Bont arrive à rendre palpitant ce début de film, créant un suspense, et n'hésitant pas à dévoiler le visage de son méchant, que Jack et son collègue Harry Temple (Jeff Daniels) manqueront de peu arrêter. Une explosion se chargera de mettre fin au soucis Howard Payne.

 

Le lendemain, tout penaud, Jack se paye son café matinal, il salue son poto chauffeur de bus, juste avant que le véhicule n'explose. Howard est vivant, il en veut énormément à Jack, et a piégé un bus de Los Angeles. Si le transport dépasse les 50 Miles per hour, une bombe s'arme, dès lors le bus ne devra sous aucun prétexte passer sous cette vitesse, sinon ça fera boum (comme le chantait si bien Charles Trenet). La « prise d'otage » à distance va durer 1 bonne heure. L'occasion de voir une scène de poursuite sur l'autoroute, avec un humour cherchant à détendre l'atmosphère « il tient à tout prix à prendre ce bus » que lâchera un passager un peu décontenancé devant les risques pris par le policier.

 

Suite à quelques péripéties, Jack arrive à prendre son bus, et le chauffeur se retrouve blessé par balle, résultat c'est la toute frêle Annie (Sandra Bullock) qui se retrouve aux commandes. Elle qui n'a plus son permis à cause de nombreux excès de vitesse et qui a manqué de peu louper le bus. Dès lors tout sera mis en œuvre pour trouver une solution afin de sauver les passagers. Une passagère n'en survivra pas, prouvant la détermination du terroriste. Ceci offrira une scène émouvante, au même titre du berceau remplit de boîte de conserves (certainement volées). Le coup du « vous étiez heureuse de vous retrouver en vie » est tout con, mais fonctionne parfaitement.

 

Le pire intervenant avec le bout d'autoroute manquant. C'est le passage le plus débile du film. Et pourtant il fonctionne. Le coup des véhicules de police s'écartant, laissant partir le bus à une mort que l'on pense certaine, sur la musique de Mark Mancina qui participe énormément à l'identité du film (je pense au thème introductif qui sera presque repris tel quel par le compositeur pour.... « Bad Boys »). Bon après le saut en lui-même est d'une hilarité digne d'un film de série B. Et je en parle pas de la joie dans le bus, absolument risible.

 

Dès lors, si on oublie cet immense moment What the fuck, on retrouve une action haletante, mais sans explosions, ou si peu. À propos de la scène d'autoroute, on peut dire sans crainte qu'elle inspirera les scénaristes de « Bad Boys » avec son « y'a plus de route !!! », il faut avoir vu le film pour comprendre, mais idem, il y sera question d'autoroute par terminée. Et, toujours à propos de l'autoroute, on constatera, du haut de 2018, que les mecs ne savent pas que la route n'est pas finie car les travaux sont bien achevés selon une carte routière. Si on prend cette absence de photos satellites et la tronche des téléphones portables, on sent que le film est bien de 1994. Il y a aussi la consultation des plans pour désamorcer la bombe, qui aujourd'hui seraient sur tablettes ou smartphone. Hormis ces petits détails, et bien le film n'a pas vieilli.

 

Il faut dire que cette édition DVD propose une très jolie qualité d'image et de son. Les acteurs et actrices jouent bien, et le scénario en 3 actes est assez haletant pour nous tenir en haleine pendant les 2 heures du film. Oui, le bus qui saute c'est n'importe quoi, on pourrait même parler du métro à la fin (dont « Une journée en enfer » semble s'inspirer), mais ça passe. Il y a de l'action, de l'humour, et même de l'amour. C'est con ce que je dis, mais il y a un début de relation entre Annie et Jack. Avec une Sandra Bullock vraiment bluffante dans ce rôle. Bon, Keanu Reeves joue les gros muscles et fait un peu n'importe quoi, mais sinon, ça va.

 

Donc oui, en plus de m'avoir marqué au début de mon adolescence, ce film reste un excellent film d'action, efficace et à la musique excellente. Oui il n'est pas hyper intelligent, mais pourtant, il fait le job, il divertit. Je dis peut-être une connerie, mais il marque aussi le début d'une fournée impressionnante de film d'action nouvelle génération. Sans grandement renouveler le genre, Jan de Bont le modernisera. En fait c'est vrai que « Piège de cristal » avait déjà réalisé cet exploit avant. Enfin bon, ce n'est pas parce que le film va sur ses 25 ans qu'il est mauvais, au contraire, encore efficace, moins lourd qu'un « Bad Boys », plus classique qu'un des films Die Hard, c'est un film à voir au moins une fois je pense, voire à posséder si vous aimez, comme moi, les films d'actions. Un très bon divertissement, j'avais adoré et j'adore toujours.

 

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