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Cultivons la curiosité

Hitman & Bodyguard

Hitman & Bodyguard

Ah, j'ai un vague souvenir d'un buddy movie avec Ryan Reynolds, si, vous savez, le moyennement rigolo "R.I.P.D. : Brigade Fantôme". Du coup, pourquoi ne pas en reprendre un morceau avec le (très) différent "Hitman & Bodyguard" ? Surtout qu'il me semble avoir trouvé le film en BluRay pour 10€ neuf dans un Steelbook magnifique. Oui, le boitier en fer a fait la différence, sinon je n'aurai jamais acheté ce film j'avoue. Je l'avais loupé au cinéma, puis en vérité le premier film que je cite aujourd'hui n'était pas très bon.

Patrick Hugues, réalisateur aussi de "The Expendables 3", sort donc ce film en 2017, avec un cast international, et une découverte pour ma part, la très jolie Française Élodie Yung. Mais on trouvera une très malpolie Salma Hayek (absolument hilarante), le Canadien Ryan Reynolds donc, le Britannique Gary Oldman et l'Étasunien Samuel L. Jackson. Mieux, l'action se déroulera entre Londres, Manchester, Amsterdam et La Haye. Mais regardons la bande annonce.

Vidéo de FilmsActu.

Après une introduction façon "Kingsman : Services secrets", qui se termine mal pour Bryce, l'un des meilleurs garde du corps pourtant. Il aime que tout soit carré, pas de place pour l'imprévu, avant que celui-ci ne le surprenne. Sans explications, on retrouve Michael Bryce, on constate que suite à cet échec, sa vie a changé. Au revoir la Jaguar, le costume parfait, la montre hors de prix, et bonjour la protection d'avocat véreux à moitié shooté à la cocaïne. Pourtant, malgré cette chute violente (bonjour la Ford C-Max pourrie), il garde son professionnalisme et n'a rien perdu de sa façon de tout contrôler.

En parallèle, un dictateur Biélorusse est arrêté et se verra jugé à La Haye. Seulement, l'unique témoin capable de démontrer la culpabilité de Dukhovic (Gary Oldman, que j'ai mis 1h40 à reconnaître, oui, presque tout le film quoi) est un tueur à gages nommé Darius Kincaid (Samuel L. Jackson), qui négocie la libération de sa femme Sonia (Salma Hayek) contre son témoignage. Interpol est chargé de la protection, mais aussi du transfert du témoin, de Manchester à La Haye, le tout en une temps limité de 27 heures.

La bleue Amélia Roussel (Élodie Yung) est chargée de la protection de Darius. Forcément, le convoi sera attaqué par les hommes de Dukhovic, et Amélia se retrouve contrainte de faire appel à son ex, qui n'est autre que Bryce, mais ça vous l'avez deviné. En effet, seule une taupe au sein d'Interpol a pu vendre la mèche sur le transfert de Kincaid, du coup elle est contrainte, et ceci pas de gaité de cœur, d'appeler Bryce.

Bryce et Kincaid se retrouvent contraint de faire équipe, tandis que le Hitman du titre est plus instinctif, a tendance à improviser, le Bodyguard ne supporte pas ce côté imprévisible de la situation. Le duo fera des étincelles, traversant l'Angleterre avec les sbires de Dukhovic aux trousses, mais aussi Interpol, rien que ça.

Si le scénario est ultra convenu, le coup des deux larons que tout oppose qui sont contraint de s'allier afin de survivre est vu des centaines de fois au cinéma, ici le duo fonctionne parfaitement. Ryan Reynolds campe un parfait Britannique propre sur lui, tandis que Samuel L. Jackson se joue de ce rôle de mauvais gars (pas si mauvais) qui balance des jurons comme on boit de l'eau. Le film est un régal en VOSTFr pour ça. Si en plus on ajoute le fait que Élodie Yung joue sur son côté Français, avec parfois une phrase ou des mots lâchés dans notre belle langue, et bien nous avons un carton plein.

Surtout quand on constate que Patrick Hugues est loin d'être manche avec une caméra. Entre l'attaque de Manchester, et sa fusillade proche de celle de "Heat" (sans en avoir la puissance tout de même), ou alors cette course poursuite dans les rues d'Amsterdam, la vache, celle-là je ne m'en remets pas. Tout y est brillamment mis en scène. On sait où est le bateau, le X5, la moto, c'est impressionnant, lors du changement de plan, tout est là où il doit être. Bon, peut-être que si on fait "pause", on peut voir des faux raccords, mais dans l'action, on ne remarque rien. Nous sommes loin d'un côté foutraque de Michael Bay.

Il en sera de même à La Haye, avec un C-Max défoncé, mais costaud. Et que dire de cette scène surréaliste où Bryce abandonne Kincaid à son sort, c'est à Amsterdam. Il prend un verre en expliquant ses problèmes au serveur, avant que les hommes de Dukhovic n'attaque Kincaid (avec en plus Interpol et la police Néerlandaise au milieu, sacré merdier). On voit Bryce tranquillement assis, à se plaindre, alors que fusillade et course poursuite se lancent derrière lui. Une fois de plus tout y est presque millimétré, et la séquence est hilarante, le contraste avec la peur du serveur, des passant.e.s, le merdier au fond, et la sérénité de Bryce.

Surtout que ça intervient juste avant la course poursuite de malade entre les canaux et les rues d'Amsterdam. Dix minutes complétement barges, grisantes même. Si auparavant, en Angleterre, le film était assez bavard, mais pas mauvais, il décolle franchement aux Pays-Bas. On nous montre rapidement la taupe d'Interpol, comment Sonia réagit aussi, avec presque autant de jurons dans ses phrases que son mari. On découvrira le passé de celui-ci, sa rencontre avec Sonia, mais aussi son premier contrat qui prendra vraiment tout son sens lors de la scène du tribunal. Joli moment pour le coup.

En plus, tout comme "Bad Boys II", on reprend bien 15-20 minutes de bonus sur la fin, en partant sur une explosion dingue, et limite choquante quand on connait les méthode de Daesh, mais peut importe, car ça offre un fin spectaculaire au méchant, et un happy end pour les gentil.le.s. Alors que ce genre de fin aurait tendance à m'énerver sur un film classique, ici ça passe super bien en vérité.

En un peu moins de 2h, on peut dire que le film fait son boulot, à savoir divertir. Je ne me remets pas du "saut" de Bryce hors du C-Max, j'en rigole encore j'avoue, surtout que c'est un euphémisme employé par Kincaid pour dire que Bryce a carrément traversé le pare brise. Les scènes d'action ne sont pas qu'efficaces, elles sont superbement bien réglées. On en sort impressionné.e même. Bon, il y a le fameux passage à vide où les futurs "potes" (du buddy) apprennent à se connaître et ont du mal à se supporter. Il y a une fin convenue, mais pas gênante. En fait, il n'y a pas grand chose à redire. Bon, ce n'est pas un film cérébral, c'est sûr, mais c'est un film d'action drôle, spectaculaire, aux scènes d'action parfaitement menées, lisibles et époustouflantes. Une franche réussite, un film à voir, en VOSTFr si possible (pour Élodie Yung). J'ai adoré.

@+

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