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Cultivons la curiosité

Mission Impossible : Fallout

Mission Impossible : Fallout

Fin Juillet dernier, j'avais décidé de faire une semaine spéciale cinéma en me concentrant sur les "Mission : Impossible" (avec un intrus au milieu), le but était de voir "Mission Impossible : Fallout" au cinéma lors de sa sortie à partir du 1er Août 2018. Ce fût chose faite pendant mes vacances, un jeudi après midi sachant que le film dure pas loin de 2h30 tout de même. Déjà, mauvaise idée, la salle n'était pas pleine, mais je n'aime pas me rendre au ciné à des heures bidons comme celle ci, on se retrouve parqué comme des moutons et je n'aime pas ça. Mieux, on loupe des bande-annonces parce que le timing avec le film précédent est limite. Enfin passons. Christopher McQuarrie reste à la réalisation et au scénario. D'ailleurs, il est important de noter, et on regarde la bande annonce après, qu'il vaut mieux avoir vu les films suivants :

- "Mission : Impossible - 3"

- "Mission Impossible : Protocole Fantôme"

- "Mission Impossible : Rogue Nation"

Soit les trois films précédents en fait. On peut même rajouter rapidement "Mission : Impossible - 2" pour la baston de mains nudistes. Et l'escalade finale. Par contre rien venant de "Mission : Impossible", le film de Brian De Palma étant, encore à ce jour, le plus faible de la saga. Suite directe du précédent film, "Fallout" débute 2 ans après "Rogue Nation". Ah, pardon, bande annonce.

Vidéo de AuCiné.

Alors là vous venez de voir un gros merdier sans nom, car la bande annonce est mal fichue je trouve, on comprend mal les intentions et l'imbrication des scènes, mais peu importe. Donc on constate que le Syndicat est éradiqué par la CIA, seulement, pas de bol, les "Apôtres" restent impossibles à identifier, forcément, quand on élimine les anciens agents dissidents, sans leur poser de question, bah on reste dans l'ignorance. Le coup de la mission dans le livre de l'Odyssée de Homer si je me souviens bien, retrouve son côté ancien avec la bande magnétique des séries. Un régal. Surtout que la touche "M:I" avec un générique montrant des images de ce que nous allons voir est là. Je crois que seul John Woo n'utilisera pas ce procédé en vérité. Mais bon, on devine que la mission sera, une fois de plus délicate. Surtout que 3 boules de plutonium furent perdues par Ethan pour sauver la peau de Luther.

Déjà, petite déception, si on retrouve Rebecca Ferguson en Ilsa, agent du MI:6, Jeremy Renner, alias Brandt, disparait, et si j'ai ben fait attention, personne n'en parle. Dommage. Après l'échec du plutonium, Hunt se retrouve avec un baby sitter de la CIA, Walker (excellent Henry Cavill moustachu et barbu ^-^). On retrouve Benjamin (Simon Pegg) et Luther (Ving Rhames) bien entendu. Surprise, Sean Harris revient, dans le rôle de Solomon Lane. Malgré la presque disparition du Syndicat. Peu importe. Le plutonium fût perdu à Berlin, offrant une scène moyenne je trouve, et ce qui suit avec le "colis" Walker est toujours en Allemagne, j'ai perdu le nom de la ville par contre.

Ainsi nous verrons 4 pays. Allemagne, Angeleterre et Cachemire, entre Inde, Pakistan et Chine. Mais la deuxième étape, la plus spectaculaire, se déroule en France, à Paris. L'arrivée se fait par les airs, spectaculaire, mais que dire de ce qui attend Walker et Hunt dans le Grand Palais. Je ne vous raconte pas le scénario, c'est une histoire de se faire passer pour quelqu'un de peu connu en peu de temps afin de récupérer le plutonium, en gros. La scène de baston entre Walker, Hunt et Lark, dans les toilettes du Grand Palais, la vache. C'est rude, ça cogne, ça pète des miroirs, des piliers, ça se met sur la gueule, on se croirait sur un ring de boxe. La scène vous fera mal aux côtes. Je vous assure. C'est violent, brut, pas trop mal filmé et plaisant.

Mais ce n'est rien à côté de ce qui nous attend. Double course poursuite dans les rues Parisiennes. Quel pied. Si on restera choqué par la cartographie bizarre montrée par le film, on passe de Bercy à Rivoli puis l'Arc de Triomphe en un rien de temps, parfois un virage. Les scènes sont impressionnantes de maîtrise. Une première fois avec le plan pour libérer Lane, puis pour échapper à nouveau aux hommes de la Veuve Blanche. C'est compliqué, mais on s'en fout, le pied est total, les scènes d'actions impressionnent, sans être impossibles comme le coup de la BMW qui fait des tonneaux bizarres dans "Rogue Nation". McQuarrie se calme un peu et tant mieux.

Je vous assure que pour le passage Parisien, le film vaut le coup. Et pourtant ce n'est rien à côté du Cachemire. Mais avant il y a Londres. Bon, là il y a un jeu du je te fait croire que ci, que ça, on voit venir la trahison grosse comme une maison, mais peu importe, car il y a une scène de poursuite à pied bien foutue, et marrante. Avec là aussi une petite visite de la capitale Anglaise sympathique. Seulement le passage Londonien n'est pas impérissable. D'ailleurs il est assez court j'ai trouvé. Mais la suite, le Cachemire, au milieu de nulle part (on se croirait en Lozère) hausse à nouveau le ton. Désamorcer 2 bombes nucléaires en chopant la télécommande pendant que 2 équipes coupent les fusibles. Il n'y a rien d'impossible là dedans voyons.

La tension monte à la perfection, et entre la recherche des bombes, l'affrontement Ben-Ilsa contre Lane, bien stressant, bien étouffant, puis Luther accédant au premier fusible, alors que pendant ce temps Hunt pourchasse en hélicoptère le méchant de l'histoire. La vache. La montage fait son effet pour offrir une grosse tension. Et Hunt morflera violemment, tout comme son adversaire. Il y a un peu de "Cliffangher" sur la fin. Par contre je n'ai pas accroché du tout au fait que Hunt arrive à faire des trucs fous avec un hélicoptère alors qu'il ignore comment le piloter. Peu importe, c'est un film d'action, ne réfléchissons pas trop. Le final est tout aussi rude et éprouvant physiquement que les toilettes du Grand Palais, ça cogne méchamment, lourdement, ouch quoi, on ressent presque les coups. Un régal.

Si le côté divertissement est total et parfait, niveau scénario trop d'incohérences et de raccourcis gâchent le spectacle. C'est surtout un scénario trop inutilement complexe qui déçoit. Genre Sloan qui cherche tout le temps à shunter l'IMF, puis la taupe qui arrive à retourner les agents, putain, mais pourquoi ? Et la Veuve Blanche, conne comme mes pieds. Ou alors cette chose incompréhensible où on nous dit que Lark est en quelque sorte le bras droit de Lane et que lorsque Hunt se fait passer pour lui, il est tout surpris de voir qu'il faut le libérer. Ce qui ne fera pas tiquer la Veuve Blanche (d'où le fait que je la trouve conne). Et là, ce n'est que ce qui est visible au premier abord. Je sens qu'en le revoyant en DVD ou BluRay, je vais constater pleins d'autres défauts.

Car oui, je compte bien me le prendre en vidéo. Pour le voir en VOSTFr, le passage parisien doit être un régal je pense dans cette version. Mais aussi pour frissonner à nouveau à travers les courses dans les rues Parisiennes, ou la baston des toilettes, même le final un peu too much mais tendu comme il faut. Un blockbuster d'été, à voir avec son cerveau malgré tout, tant le scénario est, de façon débile, complexe. J'ai passé un super bon moment, j'ai vraiment aimé. Si ce n'est que le deuxième film "Mission : Impossible" que je vois au cinéma, je préfère toujours celui qui m'a mis la première claque, à savoir "Mission : Impossible - 2" de John Woo. Dont on retrouve la baston à mains nues, la course à moto, et même l'escalade, finale cette fois-ci au lieu d'être introductive chez le réalisateur de Hong-Kong. J'ai adoré et vous le conseille chaudement, en sachant qu'il y a de grosses conneries dedans, à lui pardonner car il fait son job, il divertit, et c'est déjà bien.

@+

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