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Cultivons la curiosité

Mission Impossible : Rogue Nation

Mission Impossible : Rogue Nation

Nous y voilà, la semaine spéciale "Mission : Impossible" avec une pause en son milieu touche à sa fin. Cinquième épisode de la saga, sorti en 2015, c'était aussi la première fois que je le voyais. Après avec co-scénarisé l'épisode "Protocole Fantôme", Christopher McQuarrie prend la main avec "Rogue Nation". Unique scénariste et réalisateur pour la peine. J'ai découvert que "Rogue" signifiait "Dissident.e" quand on traduit en français. Du moins c'est ainsi que les sous titres l'indiquent. Car oui, une fois de plus, c'est la VOSTFr que j'ai choisi. Et comme pour le tout premier film, on y entendra un court passage dans notre langue. Mais avant toute chose sachez que l'on retrouve le cast habituel cette fois ci, juste la femme qui change mais on a pris l'habitude depuis le temps. Bande annonce.

Vidéo de Paramount Pictures France.

Tom Cruise, Jeremy Renner, Ving Rhames et Simon Pegg reprennent du service. On ajoutera Alec Baldwin en chef de la CIA pas commode, Sean Harris en antagoniste jouant comme un adversaire de James Bond et Rebecca Fergusson en touche féminine. Ici, la Suédoise qui interprète une Anglaise, sera hyper balèze par contre.

Le film débute sur les chapeaux de roue. Sans rire. Avec la scène de la capture du gaz toxique auprès de terroristes Tchétchènes ou un truc du genre. C'était en Biélorussie. Et Ethan Hunt arrivera tardivement, laissant Benji et Luther ralentir l'Airbus, avant que l'agent secret ne débarque. Il se croira au Far West, prenant le train en marche, sauf que là, l'avion décolle. La puissance du vent, le côté morflage, tout est nickel. Quand Benji déverrouille enfin la bonne porte et propulse Ethan violemment dans l'avion, ouch ouch. Le côté décalé de l'agent secret emportant le gaz devant un terroriste n'ayant pas le temps de réagir est un poil comique c'est vrai.

Ensuite, Ethan va continuer d'essayer de prouver l'existence du Syndicat, un groupuscule terroriste qui équivaut au "Spectre" de James Bond. D'ailleurs, l'antagoniste est pompé à mort sur les méchants de 007. Sean Harris arrive à avoir ce côté captivant et effrayant des grands méchants de cinéma. C'est plutôt un bon point. Mais donc, suite à la tentative de capture de Ethan par le Syndicat, l'IMF est fermée. Ses agents désavoué.e.s et contraint.e.s au chômage ou à rejoindre la CIA. Brandt aura beau argumenter, rien n'y fera. De plus Hunt est recherché activement par les USA, qui iront jusqu'à le vouloir mort ou vif.

Donc, Hunt s'échappe des griffes du Syndicat avec l'assistance d'une femme mystérieuse. On découvrira qu'elle joue double jeu et fait partie du MI6, service secret Britannique. Promis, je ne vais pas trop en révéler. Sachez déjà que pour à peu près bien comprendre d'où sortent certains personnages, mieux vaut avoir vu "Protocole Fantôme", même si les faits de la baie de San Francisco et Moscou sont bien relatés, ils sont trop brefs pour bien tout comprendre. La CIA se sert de ça pour faire fermer l'IMF, et y arrivera.

Dès lors, ce sera un merdier monstrueux. Entre la scène de Vienne, magnifique sur fond d'opéra, offrant enfin un combat à main nue digne de "Mission : Impossible - 2" où l'on saisit que le chef du Syndicat possède quelques coups d'avance sur Hunt. Il en sera ainsi tout du long avant le final. Ilsa Faust va faire équipe avec Hunt et Benji, pour voler un dossier pouvant compromettre le Syndicat. Ici, nous allons au Maroc, passage où Benji lâchera un "Et voilà" en français dans le texte. C'était pour l'anecdote. Alors là le plan est foireux et incompréhensible avant sa mise en marche. L'apnée de 3 minutes, le taux d'oxygène s'affichant sur la manche, et surtout, surtout, les effets spéciaux laids, tout ceci fait que la scène pue. Elle devrait être spectaculaire, mais on voit beaucoup trop le fond vert.

Normalement je ne suis pas trop sensible à ces histoires d'image de synthèse et de fond vert. Mais ici, ça pue. On se pète les yeux dessus et c'est suffisant pour nous sortir de l'intensité de l'action. Hunt échouera mais sera sauvé de justesse avant de devoir faire une course poursuite dans Casablanca il me semble. Là encore, il y a un passage comique où Hunt ne se remet pas totalement de son arrêt respiratoire, et il n'arrive pas à glisser de façon classe sur le capot de l'auto, se viandant comme une merde. Ceci le rend plus humain je trouve. Voir Benji s'inquiéter que Ethan prenne le volant dans son état, ça fonctionne aussi. Par contre, l'effet de la voiture qui fait des tonneaux sur la longueur de la voiture (et non pas la largeur comme c'est presque tout le temps le cas), argh. La scène ne fonctionne pas et en plus elle est mal fichue. Dégueulasse.

Le passage du Maroc est complètement raté, car la course poursuite à moto est digne d'un film de série B. C'est moche, ça se veut impressionnant mais on voit les images de synthèses, nous sommes à des années lumière de la course à moto de "Mission : Impossible - 2". Non mais je crois que la vue interne du casque des poursuivants est la pire scène d'action vue dans un Mission : Impossible. Pire que l'aller-retour TGV-Hélicoptère du premier film. Si, c'est possible.

Surtout qu'après on nous impose un scénario inutilement alambiqué en introduisant le chef du MI6. Retour à Londres pour l'équipe, qui a la CIA au trousse je rappelle. Ah, si, seul point sympa du passage au Maroc, le fait que Luther et Brandt rejoignent Hunt et Benji, et ils se croiseront en pleine course poursuite de façon hilarante. Donc retour à Londres. Introduction de Atlee, du contenu de la clé USB, du double etc... un merdier monstrueux. Ici, on devinera le coup du masque. Pas le final pour autant. On a beau sentir le piège, la façon dont le méchant tombe reste surprenante.

Ce film n'arrive pas à se positionner. Déjà, les habituelles scènes d'action disparaissent. Pas de filin suspendu par exemple. Christopher McQuarrie se prend par moment pour John Woo, mais en ayant la classe de McG (qui est pire que Michael Bay en terme de scène d'action, c'est dire). Résultat, des scènes loupées, qui ne semblent pas finies visuellement parlant et qui ne font monter aucune émotion. Le coffre fort sous marin se viande, tout comme la course à moto sur l'autoroute. C'est dégueulasse à voir et ça fait pitié même. C'est bien de vouloir impressionner, mais il faut peut-être mettre plus de budget dans les effets spéciaux à ce moment là, parce que là c'est à vomir tant c'est laid.

Puis le coup du "oh, mon Dieu, l'IMF va être démantelée" on nous l'a fait dans "Protocole Fantôme", le scénariste (qui est aussi le réalisateur) va devoir absolument se renouveler pour "Fallout". Et qu'il arrête de lire Ian Fleming, ça devient gênant. La saga Mission : Impossible était intéressante car elle avait son identité, or ici on pense tout le temps à James Bond. "Casino Royale" avec Daniel Craig pour la scène de l'arrêt respiratoire, Hunt étant sauvé par une femme comme pour Bond. L'antagoniste et son entité terroriste cherchant un financement et à gouverner le monde à sa façon. Les gadgets aussi. Enfin bon.

C'est dommage, car il y a de bonnes scènes, le final est marrant, l'opéra de Vienne et l'introduction sont plus qu'agréables. Résultat, j'ai bien aimé les 2h10 du film. Malgré un scénario cherchant à faire trop compliqué pour pas grand chose. Malgré des effets spéciaux dégueulasses comme j'en remarque rarement dans un Blockbuster de ce type. Et bien c'était sympa. Pourtant, et pour la première fois depuis le début de la saga, j'estime que cette suite est inférieure au film précédent. Bon, le plus mauvais reste le premier film, mais je pense qu'il est en dessous du film de John Woo. Ah, passage sympa aussi la reprise du générique avec des images de ce que nous allons voir, rappelant la série dont est issue la saga de film. J'irai tout de même voir "Fallout", mais avec moins d'entrain après avoir vu ce moyen "Rogue Nation".

@+

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