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Cultivons la curiosité

Kingsman : Services secrets (Comics)

Kingsman : Services secrets (Comics)

C'est en même temps que germe l'idée de raconter comment pourrait être formé un James Bond (après avoir vu l'excellent "Casino Royale" avec Daniel Craig) que Mark Millar et Matthew Vaughn voulurent mettre ce principe en image. Fixe à travers le Comics Book que nous voyons aujourd'hui pour le premier. En mouvement pour le second. Il en résulte la création d'une Bande Dessinée et d'un film, en parallèle. Dave Gibbons (grandement connu pour son travail sur le Comics "Watchmen") viendra s'ajouter au duo pour le dessin.

Pourtant, l'œuvre que nous voyons aujourd'hui sort 3 années avant le film du réalisateur de "Kick-Ass". D'où une réécriture un peu plus poussée pour le long métrage, ce qui explique les nombreuses différences entre les deux œuvres. C'est donc en 2012 que la première des 6 publications en Comics sort aux USA. Chez nous il faudra attendre l'année de la sortie du film (2015) pour voir Panini Comics sortir la version reliée des 6 publications, ou chapitres, de cette histoire riche en espionnage, action et drague.

Je vais faire mon maximum pour ne pas être trop lourd en terme de comparaison avec le film, les 2 supports étant liés c'est vrai, car ils ont la même trame, mais le Comics va beaucoup plus vite, et va un peu plus loin dans le sang et le côté sexy aussi. Gary London est un jeune homme doué mais que la société rejette. Résultat, il vit de petit larcin et n'arrête pas de faire des conneries avec ses potes. Il faut dire qu'à la maison, son beau père est tyrannique, violent, une véritable enflure donc. Seulement, son oncle Jack va lui offrir une opportunité rare, pouvoir intégrer l'école des "Kingsman" afin de, peut-être, devenir un agent secret au service de sa Majesté.

En parallèle, des célébrités sont enlevées sans que l'on arrive à mettre la main sur le personnage responsable de ceci. L'occasion de voir, dès les premières planches, Mark Hamill, dans son propre rôle et non plus dans celui d'un brillant professeur ayant une théorie bizarre concernant la Terre ou Gaia, au choix. La scène introductive montre ce que l'on voit habituellement dans les James Bond. De l'action rappelant les films d'infiltration, avec pour mission de sauver Mark Hamill. Avec une chute particulièrement hilarante. Les sales geeks ayant chiés sur "Star Wars : Les derniers Jedi" s'étrangleront en voyant ça, mais peut importe.

Ainsi le ton est donné, tout ne se passera pas toujours comme prévu. Dès lors nous faisons la connaissance de Gary et de sa famille, sa mère maltraitée et frappée par son beau père, lui et son petit frère au milieu de tout ça. Il volera une voiture (Jaune ?!?) et se fera embarquer par la police avant que son oncle Jack, ne sorte une carte sortie de prison. L'oncle de Gary semble bien décidé à donner une chance à celui-ci. C'est ainsi que s'achève le premier chapitre.

Le deuxième débute pas un mariage géant qui vire au bain de sang, dès lors nous devinons que le professeur Arnold n'hésite pas à employer les grands moyens. Quand il expliquera son plan sur la fin, il est assez semblable à celui de Valentine dans le film. La scène du mariage sanglant est excellente, mais courte. Le chapitre 2 nous montre la proposition, puis les débuts à l'école des espions de Gary. En parallèle on verra Jack en mauvaise posture aux prises avec des militaires Chinois peu accueillant.

Ici, il y a nettement moins d'action, nous y verrons le côté joueur de jeu vidéo de Gary, lui permettant d'identifier les armes grâce à ses heures de jeu sur "Medal of Honour". Oui, avec la faute, volontaire ou non (certainement une question de droit), il est clair qu'en 2012 c'était en plus plutôt "Call of Duty", sauf si c'est la traduction française qui fit cette erreur. Peu importe. Par contre le côté machiste est assez gerbant je trouve. Univers 100% masculin, on propose à Gary si il veut devenir un "aimant à femmes", et j'ai même lu à un endroit que le plus important était de savoir faire jouir une femme, que c'est sur ce point que sa formation sera la plus longue. Passage un peu gênant, bien qu'il faille reconnaître que les films James Bond ne considère pas les femmes comme capables d'assumer ce rôle d'agent secret.

Alors que la formation de Gary se poursuit, Jack continue d'enquêter sur les enlèvements de célébrités. Sur les noms cités, on sent que le scénariste balance tout ce qu'il aime. On notera "Star Wars", "Dr Who", "Battlestar Galactica" et "Star Trek", d'ailleurs dans le premier chapitre Sir Giles parlera des anciens "Star Trek" tout en reconnaissant que les nouveaux de J. J. Abrams sont sympas. Et ce Comics possède des petites citations comme ça bien agréables quand on les connait. Ça fait assez geek j'avoue, mais quand on connaît les références, c'est marrant. Même "Red Dwarf" sera citée.

Si vous avez vu le film, le scénario ne vous surprendra pas dans ses grandes lignes. C'est dans l'exécution de celles-ci que la surprise est totale. En effet, alors que la mort d'un personnage principal est hyper classe dans le film, ici, c'est complétement con, et pourtant assez réaliste. Et ceci n'est qu'un exemple parmi tout ce qu'il se passe par la suite. Le coup de la Colombie est hilarant je trouve. Petit regret, le grand final, assez proche du film est beaucoup trop rapide.

Au niveau du dessin que dire, Dave Gibbons est excellent, et les couleurs de Angus McKie ne sont pas trop vives, ni trop sombres, en somme techniquement parlant, c'est un régal de parcourir ces pages, surtout qu'elles offrent tout de même un peu de surprise même en connaissant le film. J'adore l'aspect flatteur du papier glacé et de la couverture rigide. Le tout pour 18€.

Tout comme les différences entre la série TV et les Comics "Walking dead", je regrette l'aspect rapide du format papier. Je sais bien qu'il faut tout faire tenir dans un chapitre, ce qui explique que la scène finale de ce "Kingsman : Services secrets" ne puisse atteindre la puissance et la longueur du film, mais quand même. Je dois trop avoir l'habitude de voir les œuvres originales (bien qu'ici il s'agisse d'un développement en parallèle) se faire couper pour atteindre les 2 heures d'un film. Sinon, on découvre la même histoire, mais avec des changements assez nombreux pour continuer à être surpris.e. On y trouve de l'action, de l'espionnage, le côté aussi "venant d'un milieu modeste vs les riches", mais moins violent et prononcé que dans le film. Un Comics à lire et à avoir dans sa collection si l'on aime les BD étasuniennes, ou si l'on aime les films, j'ai adoré bien que ce soit trop vite lu à mon goût.

@+

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