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Cultivons la curiosité

Faithless 2.0

Faithless 2.0

Après 6 albums studio, et de nombreuses chansons connues, le groupe d'électro pop Faithless se séparait en 2011. Pourtant, en 2015, pour célébrer les 20 ans de la formation du groupe, un album regroupant les meilleurs titres, mais aussi de nombreux remixes, sortit. Scindé sur 2 disques, cet album à la fois remixes et hits est blindé jusqu'à la couenne. Ce qui ne veut rien dire. Pourtant, en offrant 2 x 14 titres, ce sont bien 2 x 77 minutes de musique que nous avons là dans les mains. Ceci sur 2 petits CD rikikis de 13 centimètres. La pochette est cartonnée et s'ouvre en 3 volets. Cela offre un bel effet je trouve.

 

Mais Faithless cékoidonc ? Formé en 1995 par Maxi Jazz, Sister Bliss, Rollo Armstrong et Jamie Catto. Le premier posant son timbre de voix si pénétrant sur les chansons du groupe. Vous connaissez forcément « Salva Mea » ou « Insomnia ». Si ces noms ne vous disent rien, sachez qu'ils sont pourtant, encore aujourd'hui, employés par de nombreux DJ, souvent remixés, mais dont on devine les paroles et le son si particulier assez rapidement. « I can't get no sleep »pour « Insomnia » par exemple, je suis certain que vous connaissez.

 

Ici, en plus d'être plein comme un œuf (la vache je raconte n'importe quoi), l'album, qui n'en est pas un, est parfaitement bien coupé. Le premier disque pour les remixes, d'ailleurs il est nommé ainsi, « Remixes », tandis que le best of du disque 2 porte le nom un peu plus charmant de « Hits ». Pour le premier disque, je ne vais pas trop m'y attarder dessus. Si on retrouve des DJ connus comme Avicii (récemment décédé), Eric Prydz ou Armin Van Buuren, on trouve aussi un inédit semble-t-il. En plein milieu.

 

« I was here » est euh, comment dire, proche de l'idée que l'on se faisait dans les années 90 de la musique électronique, que l'on nommait « Techno » et pas encore « House ». Un rythme posé par une grosse basse, un gros son, un côté mou, lent à la détente, avant de se lancer sur une mélodie assez jolie mais tout aussi molle. Le titre en lui même n'est pas mémorable, le chant ne sauve rien, ça rappelle « WORLD ORDER » en plus, mais sans l'aspect visuel du groupe Japonais, et un rythme plus lent. Une chanson que l'on oubliera assez vite à vrai dire.

 

Pour les 13 autres titres, ce sera en fonction des goûts et des couleurs. J'ai toujours un problème avec les remixes de chansons que j'adore, pourtant, PandaBoY m'avait prouvé que parfois, un remix pouvait égaler la chanson originale. Oui, je parle des Up Up Girls (Kari). Sauf qu'ici, à part rallonger un titre déjà bien long, je ne comprends pas trop l'intérêt. La chanson originale est déjà excellente, et généralement, les remixes présents ici énervent plus qu'autre chose. C'est redondant, et pire, c'est assez mou. Les plus mauvaises langues diront « comme ça pas besoin de prendre d'ectasie pour suivre en festival », oui, mais moi j'ai plutôt tendance à vouloir pioncer qu'à vouloir danser.

 

Comme je le dis, c'est carrément subjectif. Peut-être justement préférerez-vous certaines versions remixées car plus modernes, ou plus proches de vos goûts. Je ne condamne pas ce disque, juste que j'aurai préféré une version live du groupe que des remixes que je juge assez insipides. Et tout ceci en retrouvant pourtant ce son « Techno » des années 90, suave et proche de la bande son du premier « Destruction Derby » pour celles et ceux qui connaissent. Je ne cite pas les « WipEout », les musiques étant tout de même plus dynamiques sur le jeu de course futuriste de Psygnosis.

Version radio, vidéo de Faithless.

Du coup il reste le second disque. « Hits ». Comportant 14 titres, pas un seul des tubes du groupe ne manque. Même topo, je ne vais pas parler de tous les titres. Mais sachez que quelques uns méritent de figurer sur toutes les listes de lecture, qu'importe que vous aimiez l'accordéon, la variété française ou le Jazz. Que dire d' « Insomnia ». C'est avec ce titre que j'ai découvert le groupe, en 1996. Quoi ? Oui je suis vieux et alors ? Si la version radio est beaucoup trop courte pour faire monter l'émotion et la puissance du son, ici nous avons bien la version album. Entre des paroles dépressives à souhait, un thème intemporel encore capable de faire danser la jeunesse en 2018, il n'y a pas grand chose à dire dessus. C'est juste, pour moi, le meilleur titre du groupe. Un son agréable, suave, pas violent, c'est l'archétype même du titre électro des années 90. Mettant longtemps à se lancer, mais offrant un son faisant hocher la tête sans problème. Les premières paroles n'interviennent qu'au bout de 5'20. Oui. Non je ne me moque pas de vous. Il faut dire que le titre dure plus de 8 minutes aussi. Dont les dernières sont intenses, la vache.

 

Je passe « Mass Destruction », bougeant beaucoup plus, avec des cuivres en fond sonore, on pourrait presque y voir du rap dans le chant de Maxi Jazz. Pas le meilleur titre. « God is a DJ » possède déjà plus de notoriété. Avec la voix posée du chanteur, rien à redire, toute la chanson se repose sur sa voix d'ailleurs. Si la composition est assez éloignée de « Insomnia », on sent pourtant que le groupe a voulu faire un peu pareil. Merde, c'est con ce que je dis là. Le titre est plus dynamique, et le son en arrière plan est super sympa, mais ici, on s'emmerde un peu. Pourtant, la chanson aurait sa place en fond sonore d'un film ou d'un jeu vidéo type « WipEout ». Problème, à l'écoute ça ne le fait pas trop j'estime, c'est presque ennuyeux. Je suis un peu méchant, car ça s'écoute, mais le thème n'est pas aussi mémorable que cela, dommage.

 

« Don't leave » est plus pop, avec cette guitare, un chant moins rappé, non, je ne fais pas la blague sur les carottes. Là, pour le coup j'ai cru entendre Lenny Kravitz ou Eagle-Eye Cherry. Une belle chanson, surprenante et loin de l'électro habituellement proposée par le groupe Britannique. Un joli petit bijou à entendre au plus vite. « Muhammad Ali » est plus funky, la faute aux cuivres présents, et cette façon de chanter aussi, on se croirait devant un rap digne des Beastie Boys, avec un flow de mots moins intense mais tout de même agréable. Une chanson surprenante une fois de plus, et agréable à écouter. On se croirait presque revenu dans les années 70, j'ignore pourquoi, il y a un petit truc de ses années là.

 

« We come 1 » nous refait penser à « Insomnia » en terme de chant posé. Un tempo imposé par une batterie électronique, euh, un synthé quoi, ce que je peux être nouille des fois, encore une fois nous voilà face à un titre plus qu'intéressant, revenant dans le domaine de l'électro, le thème joué sur un synthé qui fait un bruit de... synthé, non, cherchez pas, je n'arrive pas à m'exprimer là dessus, mais la chanson possède une forte identité et est agréable à écouter, j'aime bien ce titre. « Reverence » est son flow de mots introductif est spéciale. Ressemblant par moment (et très rapidement, de loin, en se bouchant les oreilles, c'est dire comment mon analyse est pourrie) au thème de « Twin Peaks ». Ce titre assez lent, mou, parfait pour faire une petite sieste. Heureusement la partie chantée ou rappée, est agréable, mais ça ne sauve pas cette piste que l'on oubliera assez vite en vérité.

 

« Salva Mea » est le second gros succès du groupe. Du moins je considère (certainement à tort) que Faithless a eu deux gros succès « Insomnia » et « Salva Mea ». Cette fois ci nous découvrons une voix féminine au début, mais la chanson met tout de même un léger temps à se lancer. La rythmique est exceptionnelle. C'est une musique marquante que l'on nous propose ici, avec donc un pur son électro loin d'être désagréable. Le thème reste en tête, du coup on reconnaît instantanément le groupe. Le passage plus calme où Maxi Jazz pose son flow est absolument génial, trippant. Les sirènes à la fin remémorent « Silent Hill », alors même que le jeu de Konami n'existait pas encore. Une chanson atypique avec sa durée dépassant les 10 minutes. Pourtant, ce qui est le premier single du groupe est un titre culte, marquant, et à écouter, même dans sa version normale.

 

Rollo Armstrong étant le frère de Dido, on retrouve une collaboration sympa sur « One step too far », un titre électro pop, usant habillement du flow de Maxi Jazz avec la jolie voix de Dido. Une chanson un peu trop calme, mais qui s'écoute bien. « Bring my family back » est aussi toute en douceur. Une chanson calme, posée, avec un son de guitare acoustique, avant de partir sur une composition proche du chanteur Beck (Hansen). Un son lent mais lourd, surprenant, inquiétant même. Une chanson qui s'écoute mais pas ultra marquante malgré tout. Plus tribale dans son approche, « Tarantula » s'inspire donc des percussions Africaines mais avec une rythmique lente. C'est très très très calme. Comprenez par là que la voix de Maxi Jazz a beau être pénétrante, on s'y emmerde un peu, même si ça part un petit peu sur une musique intéressante, le titre n'est pas mémorable non plus.

 

Harry Collier rejoint Faithless le temps d'un titre. Ne me demandez qui c'est, je l'ignore. « Bombs » fait un petit peu penser au début de « Light Years » de Kylie Minogue, dans le chant, avec la composition électro se lançant. Une fois de plus le mélange voix de chanson pop classique avec celle du chanteur de Faithless offre un résultat marrant à écouter. Ce n'est pas un grand titre, mais à l'écouter, il n'est pas si mal que cela. Dido revient avec « Feelin' good », alors il me semblait connaître ce titre mais non. Un son hilarant quant il se lance à la fin du refrain, ça fait piou piou tout le temps, et ce n'est pas ultra sympa à vrai dire. C'est loin d'être la meilleure chanson, elle est même difficile à écouter tant ce son provoque l'hilarité en moi. J'ignore pourquoi. L'impression que c'est Kévin, 4 ans, qui a appuyé sur les touches du clavier, essayant de reproduire le son de son dessin animé préféré. Bref, je n'aime pas. On retrouve un son piou piou dès le début du dernier titre, « Not going home », avant que tout ne se calme finalement. Une fois de plus Maxi Jazz pose sa voix sur une composition assez calme, quand la musique se lance enfin, au bout de 2 minutes, ce n'est pas la catastrophe, loin de là. Une chanson qui s'écoute bien, sans plus, mais surtout ultra courte, un tout petit peu plus de 3 minutes. À écouter une fois.

 

Je comprends que des DJ célèbres aient voulu rendre hommage à ce groupe électro marquant des années 90 à travers des remixes. Je comprends que pour les 20 ans de Faithless, la maison de disque ait voulu sortir un album hommage pour faire du pognon avec le catalogue d'un groupe séparé depuis 2011. Mais à part « Hits » qui est composé d'un joli best of du groupe, malgré la faiblesse de certains titres, le disque « Remixes » est en vérité inintéressant. Bien que voir l'influence du groupe Britannique sur la musique électro actuelle soit une bonne idée, tout comme remettre aux goûts du jour les tubes de Faithless. J'ai ce côté un peu vieux con, qui préfère souvent les titres originaux aux remixes. J'aurais préféré un disque live par exemple, voire, folie suprême, un DVD. Si vous trouvez ce double disque pas trop cher d'occasion, il est intéressant pour « Insomnia » et « Salva Mea », sinon, bah tout simplement préférez prendre « Reverence », leur premier album de 1996 qui doit se dénicher à 5€ neuf, et qui contient les deux titres cités. Pourtant blindé qu'on croit que ça déborde (moi parler français très beaucoup bien), au final il est intéressant d'entendre ce que ce groupe proposait même si nous ne retiendrons que 2 chansons malheureusement. J'aime bien quand même, mais sans plus.

 

@+

Vidéo de Faithless.

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