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Cultivons la curiosité

Reigns

Reigns

Incarner une dynastie de Rois, en tentant de survivre aux nombreux pièges du moyen-âge, voilà ce que nous propose le jeu de Nerial. Voilà bientôt 2 années que joueurs et joueuses PC peuvent essayer d'aller le plus loin possible avec un seul Roi. Vous le constaterez sur les images suivantes (venant toutes du sites www.gog.com), que le principe est d'une simplicité enfantine. Vous incarnez un personnage qui monte sur le trône. Rien de compliqué. On vous explique qu'il faudra bien gérer le peuple, l'église, l'armée et la trésorerie. Jusque là, tout va bien. Après, vous voilà face à votre premier choix.

Au début, ça va, ça augmente les jauges ou les baisses, en fonction de vos décisions, mais ce n'est pas trop gore. Puis viennent les premières grosses décisions, secouant l'équilibre du royaume, et là ça devient casse tête.

En fait, le jeu consiste en un enchaînement de personnages ou de situation, faces auxquels vous devrait prendre une décision, blanc ou noir, c'est assez manichéen comme principe. Le gameplay prend la forme simpliste d'un clic de souris sur votre droite ou votre gauche. Avec un visuel "jeux de cartes". On vous nomme, de façon aléatoire, et vous allez vous efforcer de survivre le plus longtemps possible en maintenant l'équilibre entre les 4 forces en présence.

Ceci en sachant que si un jauge se vide complétement, ce sera la mort. Mais pas la fin de jeu. En effet, vous vous réincarnerez pour continuer votre œuvre en tâchant d'apprendre de vos erreurs passées. Le piège vient du fait que l'on ne sait jamais si une décision sera positive ou négative sur une des forces à gérer. On aura un indice avec un rond gros ou petit, pour savoir qui sera influencé par votre décision, à vous de deviner si ce sera en positif ou en négatif.

Bien sûr, si vous refusez la construction d'une église, et bien vos finances vous remercieront mais pas l'évêque, archevêque ou Christophe Alévêque, enfin bon, votre jauge d'église baissera certainement. Ainsi on tâtonne. Toujours sur nos gardes. Le côté délicat du jeu, c'est qu'il ne faut pas donner trop d'importance aux 4 forces. Si une d'entre elle voit sa jauge pleine, vous mourrez. C'est donc une recherche permanente d'équilibre.

Ceci dit, par moment, vous pourrez obtenir des bonus à travers des décisions audacieuses, comme la possibilité de voir de façon chiffré, ce que donnera telle ou telle action. Pratique. Vous rencontrerez même le Diable. C'est ça aussi de suivre les toutous en forêt espèce de zoophile. Des fois, vous aller mourir de façon stupide, lors de l'entraînement à l'épée. Dont je n'ai toujours pas saisi le fonctionnement. On se croirait devant Kaamelott avec des explications n'ayant aucun sens.

Il y a des moments où vous régnerez telle Elizabeth II, enchaînant les décennies sans craintes. Puis, souvent, vous ne franchirez plus ce cap de 10 ans. Ceci rend les parties toujours surprenantes et rarement lassantes. Bon, on y joue exceptionnellement plus de 20 minutes, ce qui rend le jeu plus intéressant à avoir sur support portable, Smartphone ou Tablette Numérique par exemple. Bon, allez, j'avoue, j'aime bien y jouer, mais rarement plus de 10 minutes, et à peine une fois par mois.

Disons que le jeu est rigolo au début, puis assez vite on tombe sur les mêmes situations. Je sais, j'ai dit lors du paragraphe précédent que les parties étaient rarement lassantes. Si on y joue 10 minutes par mois. Si vous avez le malheur de pousser à l'heure de jeu d'un coup, vous allez pester et constater la faiblesse du jeu. Il est redondant et très vite cesse d'être marrant. Parfois on tournera en rond en refusant de répondre une chose, que le jeu veut vous imposer malgré tout. Le coup du mec que j'accueille et qui est "à cheval". Ce à quoi le jeu me force de répondre de lui "offrir un cheval", en tournant en rond si on répond autre chose. Ceci casse un peu le côté original du jeu.

Puis quand on fait une bonne partie, que le stress est à son comble, la peur de prendre une mauvaise décision qui vous décapitera dans la seconde, et bien on se retrouve à mourir de façon souvent stupide. Rageant même. Et si cette rage est exploitée en volonté de continuer (les parties s'enchaînent rapidement grâce à l'absence de Game Over), on ne peut s'empêcher de se dire que l'on mettra du temps avant d'atteindre les 30 années de règne.

ReignsReigns

Peu onéreux (2.99€ TTC sur Gog, avec 0.50€ de remboursé après coup), marrant au début, il ne faut pas commettre l'erreur d'entrer dans le jeu sous peine de vite voir ses limites. Tout comme un "Papers, please", "Cubot", "Monument Valley"  ou "Mini Métro", il fait partie de ces petits jeux divertissants aux toilettes ou pour un court trajet. Sur PC il présente un intérêt proche du néant. On notera l'existence du version "Reine" avec "Reigns : Her Majesty" et que le jeu est disponible dans de nombreuses langues, dont le français, contrairement à ce que le laisse présager les photos que vous voyez dans cet article. C'est tout de même un jeu que je vous conseille d'essayer, pour son principe ultra simple, son humour agréable. Tout en se disant qu'il ne faut pas faire des sessions trop longues au risque de se lasser. Rigolo, mais pas impérissable. Son prix reflète son niveau ludique, pas nul, mais pas immense non plus.

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