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Cultivons la curiosité

La désabusion - Nino Ferrer

Le CD.

Le CD.

Si en terme de piste, ce nouvel album de Nino Ferrer (son pénultième, sorti en 1993), ne fait pas dans la folie (11), en durée il impressionne, 52 minutes, on voit que nous sommes passé au CD entretemps, voyons voir.

Entendre plutôt, donc, Notre chère Russie, si on pourrait croire que ça débute par un son russe, bah, l'instrument introductif est bizarre, je connais pas bien, un instrument à corde, et en fait la mélodie ne sonne pas du tout russe. Par contre, la feinte de Nino Ferrer de faire croire qu'il chante russe en citant des villes et des personnalités de ce pays est hilarante je trouve. La mélodie est sympa, on ne comprend pas la présence de cuivre, mais c'est un titre qui s'écoute bien je trouve. Les cœurs font, vite fait, russes, mais vite fait. Le titre donnant le nom à l'album arrive de suite derrière, La désabusion est plus calme, toujours avec des cuivres dans la compo, une chanson qui me fait penser au truc des crooner, mais des paroles bizarres, ce n'est pas vraiment du jazz, je ne sais pas trop comment dire, je n'aime pas trop en fait.

Le bonheur reste sur ce truc musical typée année 20 ou 30, 1920 - 1930 hein, j'ignore le style musical que c'est, avec des paroles indiquant où est le bonheur, et si c'est quand même plus sympa que le truc de Christophe Maé, rien qu'au niveau de la compo travaillée ici, pas comme chez l'autre chanteur, je n'aime pas trop ce titre pourtant. En fait il a tendance à me faire bailler plus qu'autre chose. Blues en fin de monde est déjà un cran au dessus, si Nino Ferrer ne modifie pas sa voix, il y indique ce qu'il faut faire pendant la fin du monde, ou ce qu'il ne faut pas faire, la guitare électrique est très sympa, on entend bien la basse qui rythme le tout, cette chanson est plus sympa que ce que l'on a entendu jusque là, j'aime bien.

Arriba Santana a beau avoir de l'espagnol, j'aime bien ce rythme qui s'élève un peu, ça s'écoute, même si je n'y trouve rien de bon, disons que cette chanson s'écoute sur l'album, mais sans plus. La danse de la pluie est plus une balade, qui a un solo de guitare pas trop mal, mais qui traîne en longueur, comme cette chanson en fait, passons à la suivante. Marcel et Roger est le titre le plus court du disque, pourtant, la guitare funky me plait bien. Peut-être est ce là une volonté de retrouver le débit de prénom de la chanson Le téléfon ? Je l'ignore. Mais bon, on entendu plein de prénoms, composant l'intégralité du texte de la chanson. Ceci est la preuve que l'on peut faire une chanson qui s'écoute bien, avec des paroles limitées. Je ne sais pas si c'est pour parodier quelqu'un, ou un système, ou se foutre de la gueule des auditeurs, mais pourtant, ça marche. Bon, le titre est court (heureusement) et n'est pas immense, mais interpelle par ses paroles, peut-être était-ce là le but principal ? Je n'aime pas, mais ça fait bizarre et sourire d'entendre ça.

Trapèze volant repart dans un côté mou, mais là il y a un peu d'émotion je trouve, une simplicité déconcertante (yes, j'ai placé ce mot, c'est mon rêve depuis toujours, je suis super content) dans la compo, mais c'est efficace, le refrain est joli, et je crois bien que c'est l'une des plus jolie balade du chanteur. J'aime ce titre. Alors Piano jazzy contient du piano et un air... jazzy. Voilà. Ceci est de l'investigation, je suis prêt à passer mon diplôme de journaliste. Bon, c'est de niveau journaliste sportif ou de jeux vidéo, mais ça me suffira. En fait, si la compo est molle, avec un piano certes jazzy, le reste des instruments ne font pas du tout penser au jazz, donc on se concentre sur les paroles, une histoire d'un chien qui ne se méfie pas des chats, en fait c'est son maître qui parle à son chien, lui donnant des indications, d'ailleurs on entend le chien faire wouf à un moment, c'est marrant, et oui, la chanson marque et donne envie d'écouter les paroles, en plus "et surtout n'oublie pas... méfie-toi des chats", bah on chante avec Nino Ferrer et le chien, c'est con, mais efficace, un titre réjouissant je trouve, j'aime bien. Belle initiation au jazz je pense.

Pfaof, là c'est dans 7 minutes de chanson que l'on entre pour ce pénultième titre. Ma vie pour rien est molle et lente, mais on se concentre malgré tout, et euh, ouais, la guitare électrique vient égayer le tout, avec un solo incroyable, mais pas foufou, un titre que l'on oubliera vite, et donc nous voilà à la fin avec L'année Mozart, qui reprend un titre du célèbre compositeur, en y plaçant des paroles marrantes, des petites notes charmantes, qui nous font croire qu'on monte un escalier, enfin, c'est excellent, la chanson est marrante, et si Trapèze volant pouvait introduire de façon ludique au jazz, ici c'est au tour de la musique classique et c'est très bon. C'est une performance bluffante en tout cas, j'aime bien ce titre.

Oui, cet album surprend, est un peu mou, mais nous montre des chansons sympas, comme Trapèze volant, L'année Mozart, et même Marcel et Roger, le meilleur titre est le dernier, où la mélodie se retrouve jouée à la guitare électrique, sur des paroles très drôles et décalées, une chanson qui marque quand on l'entend. Je mets la chanson en fin de chronique d'ailleurs. Bon, l'album n'est pas exceptionnel pour autant, mais je le trouve un cran au dessus du précédent. Plaisant mais sans plus.

@+

Vidéo de agau54.

L'intégrale.

L'intégrale.

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