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Cultivons la curiosité

Le voyage d'Arlo

Image de www.allocine.fr.

Image de www.allocine.fr.

J'ai profité de mon code MyCanal gratuit pendant 1 mois pour regarder des films, et Le monde d'Arlo, le Pixar de 2015, en fait partie. D'une durée de 90 minutes, il sort avant le génial Zootopie, en fait les studios Disney semblent prendre le dessus sur Pixar depuis La reine des neiges, et ce film réalisé par Peter Sohn n'est pas foufou en vérité, et à voir la bande annonce qui suit, je ne sais pas pourquoi je me suis intéressé à cette œuvre, je voulais voir un film pas prise de tête, du coup j'ai vu la VF (de bonne facture), voilà pourquoi je l'ai visionné. Alors regardons la bande annonce dans la langue de Éric Cantona (qui double un Tricératop collectionneur).

Vidéo de Disney FR.

Ah oui, petite intro pour le coup. Puis c'est marrant, le collectionneur possède une voix différente dans la bande annonce, et le plan avec les T-Rex qui crient est inversé, c'est bizarre, enfin passons. Que raconte ce film ? En fait on débute par la météorite qui rate la Terre, résultat, les dinosaures sont toujours vivant 64 millions d'années avant notre ère, car la météorite se loupe il y a 65 millions d'années et le film débute 1 million d'années plus tard, enfin bon, on s'en fout. Les dinosaures ont évolués et causent le français (en VF, car en VO ils causent l'anglais). Ils ont appris l'agriculture, et aussi à faire des réserves pour l'hiver. Ainsi nous voyons Henry et sa femme, qui bossent, avant que n'éclosent les œufs révélant leur progéniture. Ainsi naissent Buck, Libby et Arlo. Ce dernier est tout petit alors que son œuf était le plus gros, passons. Un jour, le père décide d'apposer sa marque, non, il ne pisse pas, il met juste son empreinte sur le silo tout juste créé, ainsi que sa femme. Les petits devront faire leurs preuves pour avoir cette honneur. Tout le monde y arrive sauf le chétif Arlo, peureux de nature, il n'arrive pas à vaincre les terribles poules (ou animal y ressemblant), ses parents l'encouragent pour qu'il gagne son combat contre sa (ou ses) peur(s), mais rien n'y fait. Alors que Arlo doit s'occuper de la bête qui mange dans le silo, ce dernier n'arrive pas à vaincre un bébé humain, qui ressemble plus à un chien-loup qu'autre chose.

Ceci énerve le père qui pourchasse avec son benjamin le parasite humain, seulement un orage se déclenche et provoque une montée de la rivière qui causera la mort de Henry. Oui, Arlo perd son papa de façon bien triste et assez choquante pour un film familial, on retrouve le choc de la mort de la mère de Bambi je trouve, mais ce n'est pas fini. Car Arlo est tout triste, sa mère se tue à la tâche (sans que l'on ne voit Buck et Libby, ce qui surprend), et le benjamin bosse comme il peut avant de revoir le parasite humain, contre lequel il va lutter avant de tomber dans la rivière. Notre gentil dinosaure (le titre original est The good dinosaur) va se réveiller loin de chez lui, la faute à l'humain, et l'aventure débute.

Un voyage long, durant lequel notre petit dinosaure va devoir apprendre à vaincre sa peur, mais aussi accepter la mort de son paternel. Ainsi sont les deux thèmes du film. Alors premier point, c'est magnifique, l'eau est juste réelle, franchement ça m'a bluffé. Les décors aussi, entre les montagnes, la nature, les arbres (ce qui est la même chose), c'est superbe, au point que Arlo fait tâche je trouve. Durant son périple, il va croiser plein de dinosaures, le collectionneur, qui kiffe avoir des petits animaux, on ne sait pas pourquoi mais il aime ça. Je repense à son explication, où il finit par l'oiseau (j'ai paumé le nom pardon), et ne trouve pas d'utilité à celui ci, enfin bon, ceci nous permet de savoir que l'humain se nomme Spot. Nom à la con mais passons. Arlo, qui ne souhaite que la mort de Spot au début, va s'en faire un ami à travers son voyage qui le ramène chez lui.

On découvrira les méchant pas gentils Ptéranodons, qui sur la fin, nous offrirons une scène digne du film Les dents de la mer, mais inversé, c'est difficile à imaginer, mais vous pigerez en voyant le film. On verra donc les Ptéranodons dont Coup de tonnerre qui a pété une durite, ou un fusible, qui est dingue quoi, ceci le rend assez effrayant, surtout quand il veut manger Spot, qui entretemps est devenu le meilleur ami de Arlo. C'est assez bizarre, mais le jeune dino a pardonné à Spot la mort de son père, après tout c'est en se lançant à sa poursuite que le père d'Arlo a péri.

Euh, je m'égare, ou pas, ou non pardon. En fait on suit juste le jeune et peureux Arlo durant son retour à la maison, il va rencontrer des dangers, des gentils que l'on croit méchant mais qui sont gentils, je spoil, les T-Rex, qui se prennent pour des Cow-Boy, et forcément la lutte contre les Ptéranodons. À un moment Arlo fera le connard, quand Spot aura la possibilité de rencontrer un autre humain, le diplodocus va éloigner son nouvel ami d'une éventuelle nouvelle vie familiale, là, j'ai dit "mais quel connard ce Arlo", heureusement j'étais seul, mais c'est le sentiment que l'on a à cet instant. Finalement Arlo est proche de chez lui quand il se sépare de son jeune ami, j'avoue que la séparation m'a fait couler des larmichettes, je dois avoir mes règles pour être aussi émotif, hein, c'est machiste ? Ah pardon. Non mais même si on le devine, la scène est jolie il faut reconnaître, surtout que c'est après un sauvetage épique (dont on ne pige pas comment ils s'en sortent vivants alors que le père d'Arlo en est mort, passons, ou du moins oublions), et donc la fin c'est Arlo qui a enfin le droit d'apposer sa patte, son empreinte.

Je fais vite je sais, mais en vérité ce film ne m'inspire pas grand chose, il n'est ni mauvais ni bon, déjà la voix d'Arlo (en VF) casse les oreilles, on dirait le petit cousin de 12 ans que l'on a tous, putain c'est abusé, mais ça pourrait passer sans des situations que l'on voit venir à mille lieux. Sauf la mort du père d'Arlo, le film est d'un classicisme effrayant et effarant. Oui faire des humains des chiens loups, des bêtes quoi, est drôle, mais franchement ça m'a saoulé au bout d'un moment. En plus le héros qui est peureux sonne beaucoup trop gamin à mes yeux. On retiendra les thèmes de la perte d'un être cher et aussi de la façon dont on peut vaincre (ou dont il faut vaincre) ses peurs, redondants à souhait. Que reste-t-il a ce film, un divertissement marquant pour les plus jeunes (la mort de Henry est surprenante), mais pas terrible pour les plus grands, pas de surprises, pas de gags vraiment hilarant, tout juste ressentira-t-on de la peine lors de la séparation Arlo/Spot, seul moment intense du film. Il y a un brin d'action, des méchants pas gentils, un peureux qui vainc sa peur et trouve sa place alors qu'il était chétif. Non, sérieusement, c'est l'image que j'avais des films Disney avant de voir Zootopie, des films pour gamin, et j'emploie le terme péjoratif de "gamin" pour montrer à quel point ceci ne concerne personne d'autre. Oui, je suis un peu méchant, j'avoue, mais je me suis un peu emmerdé devant ce film, que je conseille au plus jeune (mais pas trop non plus), les adultes faisant autre chose à côté sinon il y a risque de pioncer. Un loupé assez effrayant de Pixar je trouve, la faute à un scénario pauvre, trop prévisible et enfantin. Par contre niveau technique, les décors et surtout l'eau vous troueront le cul, pas les personnages. Je n'ai pas aimé, à voir, ou du moins à montrer à sa progéniture ou ses nièces/neveux.

@+

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