Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Cultivons la curiosité

The return of Godzilla

Le double DVD.

Le double DVD.

Neuf ans après le dernier film Godzilla, réalisé par Honda lui-même (MechaGodzilla contre-attaque), que je n'ai point vu, le gros monstre ancien ami des gens revient sur le devant de la scène, et de quelle manière, en effet, 30 ans après le premier film, Hashimoto Koji nous offre une suite directe au chef d'œuvre de Honda Ishirô, avec une violence assez spectaculaire, Gogo n'est plus un coupaing, il redevient le monstre craint par l'humanité, et ceci en pleine guerre froide (ceci aura son importance). Je crois bien que dans ce survol des films Kaiju Eiga, à travers ce passage sur Ashou En attendant noël avec Gojira et ses amis, nous tenons là l'œuvre le plus angoissante, la plus violente, la plus mature. Oui, Gojira millénium offrira son lot de noirceur, mais il y aura toujours un autre streum à affronter, ici le seul monstre, c'est Gogo, il prouve qu'il est bien le roi des monstres d'ailleurs. Le film est bien sorti en 1984 contrairement à ce que l'on peut lire sur le trailer que vous allez voir ci après, et malgré ses 33 ans, et le côté maquette de certains immeubles et surtout véhicules, ça fonctionne méchamment, mais regardons donc cette petite vidéo.

Vidéo de GodzillaFan2012.

Tout débute tel un film d'horreur, un bateau semble inexorablement attiré par une île d'où surgit un monstre que l'on ne verra pas avant 30 minutes, évidemment c'est Gojira. Le côté horrifique n'intervient pas dans le fait que le bateau devient incontrôlable, mais bien quand un mec faisant du voilier (pour loisir?) découvre le bateau qui avait disparu. Montant à bord, notre homme va tomber sur une vision d'horreur, des corps aspirés de toute vie, du sang de partout. Il y a pourtant un rescapé, inerte mais vivant. Lorsque soudain un gros truc attaque notre marin, qui sera sauvé d'une mort atroce par le rescapé.

De retour sur la terre ferme, le rescapé est mis en quarantaine, de plus il cite un certain monstre géant, qu'un haut fonctionnaire identifie comme Gogo. Le mec au voilier était un journaliste en fait, et il se trouve que le rescapé est le fils d'un docteur que doit rencontrer le journaliste. Oui, je sais, je ne cite pas les noms, je ne les ai pas retenus, désolé. Et pourtant n'allez pas croire qu'ici la partie "humaine" est chiante, au contraire, on arrive à s'attacher aux personnages, et tout se recoupe habilement.

Alors que le gouvernement japonais cherche à cacher le réveil de Gojira, ce dernier attaque tranquillou un sous marin Russe, en le coulant. Les Russes ne sont pas contents et veulent péter la gueule des ricains (c'est la guerre froide), ce qui pousse le gouvernement japonais à révéler la présence de Gogo dans l'océan. Là on touche à un aspect du scénario très japonais, ces derniers n'hésitent pas à révéler une chose qu'ils voulaient tenir secrète, ceci afin d'éviter une guerre. Dans un film américain on aurait tenter des trucs nazes, avant que ça n'éclate en scandale. Dès lors les deux puissances vont chercher à tester leurs bombes nucléaires sur Gogo, quitte à rayer Tôkyô. Le passage politique n'est pas chiant, voir le côté stoïque du premier ministre japonais, aussi bien quand il a les émissaires Russes et Ricains devant lui (le Russe est très très violent je trouve), ou même devant son gouvernement. Il faut dire que Godzilla vient de détruire une centrale nucléaire pour faire le plein d'essence, en fait Gogo c'est une voiture électrique, sauf que le mec, le streum pardon, va se manger le cœur d'une centrale, la scène est impressionnante, malgré des maquettes trop visibles, putain, le mec dans le costume il fait tout péter, ça m'hypnotise toujours ça, hyper plaisant. On constate que Gogo a encore des grands yeux, mais il est un peu plus vénère, puis le costume est plus effrayant je trouve, il n'y a qu'à le voir ouvrir sa gueule pour être effrayé. Il repart dans l'océan, direction la baie de Tôkyô, mais ceci est pour plus tard.

Entretemps le professeur, dont le fils se remet, cherche une solution contre Gogo, une histoire d'oiseau migrateur de retour à la maison, ce qu'il pourra mettre en œuvre plus tard. C'est grâce à l'attaque de la centrale que le prof pense que son plan peut marcher, en effet, Gogo suivit des oiseaux avant de plonger dans l'océan. Seulement le gouvernement préfère faire confiance à... l'armée??? Mmmh, mauvais sous titres je pense, c'est plutôt force de défense mais bon, oublions ce petit passage. Ainsi le premier ministre arrive à convaincre les Américains et Russes de garder leurs bombes dans leurs slips, et la force de défense se met en place, sachant que Gogo va attaquer Tôkyô, c'est obligé, et effectivement ce sera le cas. Le problème c'est qu'un navire russe était amarré en baie tokyoïte, et que l'arrivée de Gogo a détraqué le lanceur de missile nucléaire. Je vous passe la scène assez angoissante du Russe n'arrivant pas à désactiver ce système, pour passer au lancement du missile. Alors que Gogo pète Tôkyô, mais de façon apocalyptique, les maquettes ne résistent pas au monstre. Là je n'ai pas compris pourquoi ils mettaient en œuvre le plan du prof alors qu'ils faisaient confiance aux forces de défenses, mais bon, surtout que ces dernières, comme prévu, se sont faites massacrer. Quel régal de voir ces miniatures prendre feu puis exploser. N'empêche, l'homme dans le costume doit avoir chaud avec les explosions qui l'entourent, sans compter sur les missiles des avions qu'il prend sur le costume. Putain, on mange de l'action, mais en plus nous allons retrouver nos héros, le prof et ses deux enfants, et le journaliste, qui flirte avec la fille du prof, c'est compliqué, mais marrant, et, une fois de plus, on s'attache à ces personnages c'est dingue. Alors quand, voulant tester l'arme migratoire sur Gogo, le prof, sa fille et le journaliste, se retrouvent en danger au sommet d'un immeuble dont Gogo a pété la base, ouah, on imagine un film catastrophe. Le sauvetage en hélicoptère est impressionnant, mais laissera la femme et le journaliste seuls.

On n'échappera pas au côté comique, avec un sans abris qui profite du chaos pour s'offrir un festin dans un restaurant, il tombera nez à nez avec Gogo, l'insultant, le traitant de Provincial, là j'avoue, j'ai ri, c'est tellement inattendu, de plus ce personnage aidera bien nos deux futurs tourtereaux à s'échapper de la tour. Et entretemps, une arme révolutionnaire apparait, le Super-X, rien de cochon là dedans, c'est juste une sorte de vaisseau spatial (il en a le look), capable de lâcher des missiles de... Cadium, non, je ne sais plus le nom, mais l'affrontement face à Gogo offre une intensité explosive assez étouffante. Le pire c'est qu'ils arrivent à vaincre le streum, en visant bien la bouche, c'est impressionnant. Même si on a plutôt l'impression de voir les Bioman dans le cockpit du robot, peu importe. Mais souvenez vous du missile Russe, ce con se dirige toujours vers Godzilla, et là les japonais n'en veulent pas aux Russes, ceci étant involontaire, ils demanderont aux Ricains un contre missile, ce qui fonctionnera, seulement cela créé une onde électro magnétique, pratique pour recharger les batteries du monstre. Le seul espoir réside dans le plan du professeur, à savoir attirer Gogo d'où il vient, un volcan, et faire entrer en éruption celui ci. Nous avions pu voir une scène flippante où la fille du professeur et le journaliste crurent à leur fin, même si le journaliste se voulait optimiste malgré tout.

Après ce déluge de catastrophe, d'action, d'explosion, de combat, le vaisseau Super-X échoue lamentablement, et l'onde du professeur arrive tardivement au cerveau de Gogo, ce dernier étant à deux doigts de patte d'écraser le journaliste et sa future femme. Les scènes dans Tôkyô impressionnent, coupent le souffle, sont géniales quoi. Mais rien ne m'avait préparé à la fin. Gojira arrive au cratère, attiré par le son migratoire (ou un truc du genre, vous voyez le principe), et là, on commence à se sentir mal, les personnages aussi, et quand la force de défense déclenche l'éruption, on devine que Gogo va mourir, son cri devient perçant, et provoque indéniablement une montée lacrymale. Le professeur, les politiques, le fils du prof, tous ne se sentent pas trop bien, pas fiers de ce qu'ils viennent de faire. Le couple fraîchement rescapé de Tôkyô sera le seul à se réjouir de la fin du monstre, et encore, pas d'effusion de joie, juste un sourire. Je vous garantie que pour en fonction que Godzilla est méchant du début à la fin, sa mort est triste, et putain ça, ça m'a impressionné.

Probablement l'un des meilleurs films estampillés Gojira, suite directe du premier (l'action se déroule 30 ans plus tard), on y retrouve les thème du nucléaire, que la guerre c'est moche, surtout sur fond de guerre froide, et qu'il faut que les gouvernements communiquent entre eux avant de se croire attaquer. Le film mélange horreur au tout début, catastrophe, petite histoire d'amour (mais pas relou comme dans les films américains). Les personnages sont ultra attachant, et bien que l'on rigolera un peu devant un Gogo cramant des maquettes des forces de défenses qui étaient condamnées de toute façon, le film est très sérieux, effrayant même. Je vous le conseille fortement, que vous soyez fan de Gogo ou non. Par contre il est très violent, et donc beaucoup plus sérieux que les films des années 70. J'ai adoré, à voir à la suite de celui de 1954. Ah, ça fait plaisir de voir un Gogo de qualité.

@+

L'intérieur.

L'intérieur.

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article