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Cultivons la curiosité

Godzilla vs MechaGodzilla

Le double DVD.

Le double DVD.

Oui, je triche un peu dans cette semaine spéciale film, en plaçant un deuxième Gojira, pas spécialement culte, pourtant il apporte un nouveau personnage certainement inspiré de DjiDji a.k.a Jet Jaguar, à savoir MekaGojira. Film 14 de la saga cinématographique de streums de la Toho, on tombe là sur quelque chose de plus consistant que vu précédemment. Le film reste réalisé par Fukuda Jun, qui s'en sort mieux, et il est sorti en 1974, nous ne sommes plus trop loin de la fin de la traversé du désert artistiquement parlant, vu qu'il reste un film en 1975 à sortir (que je n'ai jamais vu) et enfin Honda reprendra en main la grosse bébête pour ses 30 ans, il y aura 9 ans d'écart entre les films 15 et 16, c'est dire à quel point il fut difficile de relancer la franchise. Mais ici, c'est Godzilla vs MechaGodzilla, et ça va chier croyez moi. Il est marrant que le film célèbre les 20 ans du monstre nucléaire, devenu gentil depuis, et possédant depuis quelques années un design gros nœnœil fait pour que les enfants veuillent acheter des peluches de lui. Quoique ici il fronce un peu plus les yeux et semble un petit peu plus énervé. Mais petit trailer pour un film que j'ai vu en VOSTFr, de toute façon il n'y a que cela sur ma version DVD, et ceci n'est pas plus mal.

Vidéo de GodzillaFan2012.

Premier plan, et bim, un streum, tellement je suis fan de Gogo, je n'avais pas reconnu Anguirus. Non je sais, je suis une sous merde de fan, mais bon, on voit un streum, et euh, on ne comprend pas trop pourquoi on le voit pour l'instant, mais pas grave, puisque dans un déluge d'explosion apparaît Gojira, le splendide, le majestueux, le j'ai-un-look-rigolo-mais-chuis-vénère. Avant ça nous avions vu des, des, euh, journalistes ? Enfin bon, des gens assister à une cérémonie avec une prêtresse, qui s'évanouira avant que son pépé n'arrive en courant, en courant pour un pépé hein, donc pas très vite. Elle a eu une vision, un streum, une montagne noire, dévastant tout sur son passage. La prophétie s'accomplit 5 minutes plus tard avec l'apparition de Gogo. Comme d'hab, le mec il arrive en ville et pète tout, enfin en ville, il trouve un immeuble de 6 étages au milieu de nulle part, et comme c'est Gogo, bah il casse tout façon fan de Karaté qui pète des briques. C'est bizarre, un truc me chiffonne, Gogo il fait pas le même bruit, son cri est aiguë et assez faible en fait. Un truc louche se profile à l'horizon, surtout que Anguirus arrive pour un premier combat, et que, comme le fait remarquer un des héros humain, il s'attaque à son coupaing Gojira, c'est de plus en plus bizarre cette histoire. Le combat garde une part de ridicule, avec le "je te prends par la queue et t'assommes contre le sol", mais il est un peu plus violent que vu précédemment. Pire, GogoBizarre va péter la mâchoire de Angy, le sang sortant abondamment vous fera vous tenir la bouche. C'est gore (enfin ça reste du sang rouge fluo...), et voir d'entrée deux mecs en costume se mettre sur la gueule, c'est bon ça. FoGogo a gagné et continue son bout de chemin.

Je crois qu'en parallèle on voit des humains, voilà. En fait je m'en fous des humains, même si ils ont trouvé un nouveau matériau, et que le prof là, quand il dévisse sa pipe, bah ça fait des trucs que j'ai pas pigé. On remarquera l'absence d'enfant. Ouf. Le syndrome Gamera disparaît quelque peu de la franchise Godzilla. Et encore mieux, enfin nous avons une présence féminine, la fille du prof, une prêtresse et une meuf que je ne sais pas qui c'est ni d'où elle sort mais qu'elle semble être archéologue ou géologue ou photographe. Passons, et là, alors qu'il sème le chaos dans une ville d'Okinawa (oui, l'action se déroule sur l'île tropicale au sud du Japon), avec explosion jouissive, qu'un fan de Michael Bay comme votre serviteur ne peut qu'adorer, bim, a brand new challenger cames in da place. Dans une explosion bizarre, un nouveau Gogo débarque. Un des personnages principaux dira à juste titre "il y a deux Gojira". Bien vu l'artiste, je n'aurai rien remarqué sans toi. Et là grosse baston, ça se met sur la gueule, et Gogo révèle la supercherie, en fait le premier Godzilla était un robot costumé en Gogo. Voici MekaGojira, il est moins moche que Jet Jaguar, mais est bizarre au début. Cependant le costume impressionne avec ses soufflets tout ça, la tête qui tourne etc...

Notre vraie bestiole bien aimée arrive à repousser Meka, dès lors les aliens s'évertueront à dépannater leur Gogo tout cassé. Ils enlèveront ainsi le professeur à la drôle de pipe. Nous sommes à quoi, 30 minutes sur 1h24, et nous ne reverrons plus de grosses bagarres de streums avant le dernier quart d'heure. 40 minutes à se taper une intrigue chiante à base d'humain et d'alien, se tatanant, à un moment j'ai pas pigé, mais un des alien se transforme en singe. Je ne comprends pas d'où il peut venir. Hein ? De la planète des singes... non mais non, pas de mauvaise blag....ue, euh, en plus les dates correspondent, genre le dernier film de la planète des singes est sorti en 1973, putain, la Toho pique des idées aux ricains. En fait je vous confesse que le milieu du film était chiant. Sur fond musical des années 70, avec les fringues et surtout la façon de se tataner hilarante, il y a peu à se mettre sous la dent. Tout juste ai-je surkiffé le rire méchamment méchant du méchant, un genre MWAHAHAHAAHAHAHA, j'ai été obligé de l'imiter tant ça sonnait faux antagoniste de James Bond.

Une grosse demi heure plus tard, les humains ont mené l'enquête et vont tout faire pour neutraliser les pas gentils. La prêtresse va chanter pour réveiller King Caesar, un streum gentil dans la veine de Mosura (Mothra), la chanson est jolie, mais pénible, ça dure une plombe, mais le monstre....chien... je crois, se réveille, et va se tataner contre un MekaGojira dépanné, la Matmut assure et c'est tant mieux, repartez à neuf.. vous voyez le topo. Là, c'est une baston très bizarre qui s'engage. La lutte est âpre, mais quand Meka balance son rayon gay-powa que King Caesar essaie de lui renvoyer dans la tronche, c'est un peu n'importe quoi. Pourquoi rayon gay-powa ? Bah il est arc-en-ciel. Ou alors on pourra citer les Up Up Girls, mais j'avais peur que la référence soit trop complexe pour vous. Pourtant, le combat est intense, et King est dans les cordes, enfin, façon de parler, quand Godzilla arrive enfin. Toujours à la bourre celui là. Et il va prendre cher. On oubliera vite le fait qu'il manque de peu de blesser King Caesar, qui est sous titré King Seeser, si on veut. Notre monstre adoré va prendre cher, avec des gerbes de sang sortant de son épaule droite. Mais voilà que King retrouve ses esprits, et là, là, c'est LE plan de la saga jusque là, King Caesar à gauche, MechaGodzilla au centre, Gojira à droite, la tension monte, Meka est acculé, mais non, en tournant sa tête vers King et en dirigeant ses doigts vers Gogo, DOUBLE EXPLOSION, putain, non, mais je vous jure que ça le fait, entre la préparation du truc, le plan large, et la simultanéité des explosions, putain j'ai kiffé, comme une patate sautée. Finalement, à force de prendre cher, Gogo en a marre, il se vénère mais genre vénère quoi, et après une lutte âpre au corps à corps, décapite MechaGodzilla. L'aire de combat explose mais Gogo s'échappe de justesse, faisant un coucou dans l'eau avant de partir. King Caesar lui retourne dans sa montagne pour pioncer. Pendant le combat final, nous avions droit a des scènes avec 3 mecs (dont le professeur) attachés et retenus prisonniers par les aliens qui contrôlent Meka. Avec scène de transpi (arriverai-je à me détacher ?), les aliens singes meurent, l'île explose, mais les héros s'en sortent. Non, franchement, la partie humaine qui dure quoi, presque 1 heure, est chiante, tout juste la chanson d'invocation de King Caesar est intéressante mais trop longue, mais comme le film est fini, il est temps aussi d'en finir.

Relevant un niveau qui avait atteint les abysses, Godzilla vs MechaGodzilla nous offre une action un peu plus décomplexée, on a droit à la destruction d'un immeuble, mais aussi l'image d'un MekaGojira mettant à feu et à sang une ville avant que Gogo n'intervienne. Puis passage à vide, on cherche à scénariser ou plutôt à combler l'attente de la baston finale. Avec des acteurs jouant assez mal, faisant mal la bagarre. J'ignore si c'est l'absence d'enfant ou la présence féminine plus marquée, mais le film paraît plus adulte. Ce qui ne veut rien dire je concède. On retrouve donc tout ce qui fait le charme d'un Kaiju Eiga, la destruction, les flammes, la baston, seule manque à l'appel la force de défense du Japon, pas de maquette de tank ou d'avion à buter, on ne peut pas tout avoir non plus. Pour le coup le film est réjouissant dans sa partie monstre. Le côté humain est chiant, pas totalement ridicule, mais après la mise en bouche du début de film, on ne comprend pas pourquoi il nous faut attendre 40 minutes avant de voir encore de la baston de monstres. Les costumes sont, bah euh, le design de Gogo est toujours un peu gamin, quoique plus vénère, MechaGodzilla est sympa, avec quelques idées bienvenues (LE fameux plan de la double attaque) ou malvenues (le rayon flower power), King Caesar est une grosse peluche mi-chien mi-chaispaskoi, et en fait il ne sert pas à grand chose je trouve. Bref, un film réjouissant dans sa partie destruction et combat de monstre, plutôt adulte (ça saigne pas mal, et j'ai encore la mâchoire qui me lance, pauvre Anguirus), mais très faible niveau humain, la faute à une action pauvre, des acteurs assez penauds, en fait je constate que c'est un bon film, chiant en son milieu. Je ne peux que vous le conseiller, c'est étonnant de voir la différence entre celui ci et le Godzilla vs Megalon, j'ai aimé uniquement pour sa partie streum qui impressionne, le reste s'oublie (surtout les effets des alien recouvrant leurs apparences de singes...), à voir donc, mais pour le fun.

@+

L'intérieur.

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