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Cultivons la curiosité

Forza Motorsport 5

L'écran titre.

L'écran titre.

Quelques temps avant de sortir Forza Motorsport 7, Microsoft décida de rendre gratuit pour les abonné.e.s Gold le premier épisode sur XBoxOne, à savoir le cinquième de la saga. D'ailleurs le jeu de Turn10 avait servi de jeu de lancement de la petite dernière de Microsoft en 2013, claque technique, exploitation du retour de force des gâchettes, possibilité de regarder sa belle sous toute les coutures, de rentrer en elle, de la toucher, de la sentir, de la .... hein ? Les autres woooh, vous croyez que je cause de quoi ? Il faut savoir que depuis quelques temps, les Gran Turismo et Forza Motorsport s'apparentent plus à des jeux masturbatoires pour fan de voitures, j'abuse j'avoue, mais bon, on cherche à prouver à l'autre que sa console en a plus sur le capot, et on se retrouve avec le fabuleux "jamais une voiture n'aura été aussi bien représentée dans un jeu", résultat nous avions un mode "matage" où on se retrouve seul.e face à la voiture, avec la possibilité de la scruter sous tous les angles, bande de pervers.es. Mais je m'égare, ainsi, alors que lors de mon achat d'une XONE j'avais craqué pour Forza Motorsport 6, en me disant que je ne jouerai jamais au 5, l'offre Gold me permit donc de tester le jeu, et ce avant même d'avoir pu plonger dans le 6, oui, je suis lent, je sais, mais il faut retenir un chiffre, un seul, 63. Non, je ne parle pas du département du Puy-de-Dôme, mais bien du nombre d'heures passées sur ce jeu. Ce qui en fait le jeu de bagnole auquel j'ai le plus joué dans ma vie de joueur. Et le pire est qu'à l'instar de The Crew, le dernier tiers fut calamiteux, nous développerons après la petite vidéo.

Vidéo de Xbox.

Là, je suis en train de passer pour un fou pour vous, mais je reviendrai sur le pourquoi du comment plus loin. Ici, nous allons voir l'aspect technique, et le contenu du jeu, et il y a à redire. Alors on a plein de possibilité, faire un Jeu libre où l'on paramètre toute la course, jouable à plusieurs ou en solo. Le multijoueur, pas testé car le jeu a 4 ans quand même. Le contre la montre aussi, et le mode Carrière. Ainsi pas de permis à passer, c'est habituel chez Forza, donc on rentre dans le vif du sujet après une mise en bouche de quelques tours sur le circuit de Prague, où là, si on y joue en 2013, on prend une claque graphique. Aujourd'hui ce n'est plus le cas. On constate que les vues disponibles sont nombreuses, celle du casque est magnifique, étonnamment jouable, rigolote 5 minutes, mais après on retrouvera soit la vue du pare choc avant, du toit, ou extérieure.

Ensuite, on joue, ça répond bien à la manette, cool, mais, euh, il manque des informations à l'écran, l'écart avec l'adversaire vous précédant et celui qui vous suit, il est où ? ... Qui a dit dans ton cul ? Non, mais sérieux, c'est quoi ce merdier. Ensuite, plus tard, on s'aperçoit que le jeu vous place systématiquement 12ème ou 13ème sur la grille de départ (8ème en Australie), euh, pourquoi ? Genre on ne peut pas être au moins en milieu de grille (sur 16 concurrents) ? Résultat les départs sont plus proches du stock-car à la Destruction Derby, qu'un truc propre. Vous me direz que c'est parce que je suis un gros nul. Peut-être, mais le principe de Drivatar n'aide pas. Il n'y a pas d'IA (Intelligence Artificielle), du coup le jeu se base sur les réactions des joueurs, en essayant de jauger en fonction du niveau de difficulté que l'on aura choisi. Combien de fois je me suis retrouvé à chercher à prendre l'aspiration derrière un adversaire qui se mit à freiner en pleine ligne droite provocant un bel accident. Heureusement le Replay permet de rattraper le truc, on perd 1% de la somme gagnée à la fin, mais ça évite de se retrouver avec une auto qui tire à gauche parce que vous avez pété la suspension avant gauche.

Le Replay, ah, je ne m'en suis jamais autant servi, la faute au Drivatar con comme des pieds, qui aiment bien venir se mettre sur ma trajectoire (quitte à faire un écart), pour mieux me freiner devant de façon incompréhensible. Cette fonction est crispante en plus, on revient en arrière de quelques secondes, 3 ou 4, sans possibilité de reprendre où l'on souhaite, résultat si on ne veut remonter que d'une seconde, non non Coco l'asticot, tu remontes où le jeu a décidé, c'est lui qui gère, toi tu ne sers à rien. Putain, combien de fois j'ai martelé le bouton A pour reprendre à cet endroit et le jeu me fit un joli doigt d'honneur. Non, mais en plus si on se sert du Replay, c'est parce que les dégâts sont efficaces, ainsi en mode "dégâts réalistes", aller faire panpan culcul avec un adversaire de façon un peu trop rapide occasionnera une gêne, passant d'une auto allant un poil moins vite en ligne droite, tirant d'un côté tout le temps, ou partant à droite ou gauche qu'au freinage. On pourra même voir les résultats, de façon pas toujours logique, sur la carrosserie de votre belle. Voir une Ferrari rayée sur un côté parce que vous avez frôlé un adversaire fait mal au cœur. Si je suis arrivé à perdre les rétroviseurs, je n'ai jamais cassé une vitre, pas très logique. Ni même perdre un pare choc. Donc même en mode réaliste, les dégâts sont rigolos, mais loin de ce que l'on peut voir chez Codemasters dans les GRID, ou même sur Forza Motorsport 4, on a le sentiment de régresser.

Même en terme de contenu on perd des choses, les pistes par exemple. Oui, il y a 16 circuits, possédants des variantes, on aura la piste de l'émission Top Gear, avec un mode rigolo simulant une circulation dans Londres. Donc les circuits ne sont pas nombreux, et ce n'est pas la pauvreté des variantes qui sauvera le jeu. On retrouve beaucoup de circuits de Formule Un, mais aussi les très jolis Prague et Suisse Bernoise, aux décors somptueux. Il manque ce type de tracé, du coup on sait très vite tout par cœur, et quand on enchaîne, ça lasse. Niveau voiture, bah il y a du beau monde, on constate la présence de voitures inutiles dans un jeu de course, uniquement là pour dire "ma bite elle est plus grosse que la tienne" niveau comparaison de nombre de véhicule, enfin bon, passons, au moins tout le monde trouvera son auto. Un aspect décevant je trouve.

Dernier point, j'ai oublié de causer de la fin de course. Normalement, nous avons un tableau récapitulatif des positions, ici rien. Va chier quoi. On voit les sous rentrer dans notre poche, avec des bonus en fonction de la difficulté facilement paramétrable (comme niveau Drivatar, présence ou non d'ESP (antipatinage), d'ABS (antiblocage des roues au freinage) ou de la trajectoire idéale), puis on gagne des points d'expériences, de votre pilote, mais aussi d'amour du constructeur avec lequel vous courrez. Merde, j'ai oublié de dire qu'il y avait 41 championnats à faire, répartis en 8 catégories, chaque championnat propose des courses obligatoires, entre 8 et 10, puis des courses bonus (entre 10 et 4). Gagner un championnat ne vous offrira pas de voitures, nope, juste 12 000 crédits, oui, c'est tout, la faute aux achats possibles via le marché, avec des vrais sous. C'est ceci qui m'a bloqué d'ailleurs, je n'ai pu obtenir les 2 miyons pour faire le dernier championnat, ou alors il me fallait faire encore 3 ou 4 heures de jeu pour obtenir les sous nécessaires, en sachant qu'en moyenne c'est 8 à 12 000 crédit par course, et 35 000 par niveaux franchi par le joueur. J'ai fini le jeu avec 40 championnats terminés, niveau 177, en 63 heures donc.

Différentes vues, et on a droit à une mise en bouche avec une grosse tuture.Différentes vues, et on a droit à une mise en bouche avec une grosse tuture.
Différentes vues, et on a droit à une mise en bouche avec une grosse tuture.Différentes vues, et on a droit à une mise en bouche avec une grosse tuture.

Différentes vues, et on a droit à une mise en bouche avec une grosse tuture.

Car en vérité, c'est, à l'instar de The Crew, ce côté faussement RPG qui prend. On franchit facilement les niveaux, et si au début, on s'emmerde un peu avec des bagnoles n'allant pas très vite, on se régale une fois les plus grosses cylindrées en votre possession. On retrouve le principe génial des lettres permettant de connaître le niveau de compétitivité de votre voiture, au besoin on peut l'améliorer soi-même, ou laisser la console gérer, c'est cette dernière option que l'on choisira à chaque fois tant cela est facile. Ah, j'ai oublié de préciser, mais c'est vrai que le choix des véhicules va de la berline classique, à la sportive pure, en passant même par des courses d'anciennes autos (pas trop présentes), et même un championnat dédié au 4x4, complétement débile, mais oublions, car les monoplaces sont fun, aussi bien proto Le Mans (dont les 3 circuits sont présents, Le Mans, Le Bugatti, et l'ancien sans les chicanes), que Indy Car ou Formule Un récente (seul la Lotus Renault de 2013 est jouable) et de 1976 (on ne peut piloter que la Ferrari de Lauda ou la McLaren de Hunt). Dans l'ensemble on sent bien la différence de pilotage, un 4x4 étant lourd, au freinage délicat, alors qu'une monoplace tient la route et freine fort.

En fait, ce qui m'a fait tenir 63 heures, c'est donc l'évolution rapide que l'on a au début. Pire, je ne comprenais pas les critiques disant que c'était un sous-Forza, je trouvais le contenu assez fou pour en fonction, même si je râlais un peu contre l'absence d'écart en course, de tableau final, ou une fausse IA un peu débile. Ah, j'allais oublié le comportement en course, par moment, la voiture ne réagit pas de façon logique, avec le principe d'appel-contre appel un peu trop accentué je trouve. Autre truc con, quand on a des pneus slicks avec une monoplace, il faudra m'expliquer comment il est possible de laisser des traces de pneus à rainures lors du départ... putain, les pneus, lors de la fin de course, on voit votre voiture sous différents angles, et on constate que les pneus sont des no name, sans marques quoi. Vous auriez pu avoir au moins un manufacturier de pneus non ? Parce qu'en plus vous nous montrez ça en gros plan, ceci tue le réalisme encore plus.

Je dois vous avouez que ce qui m'a tenu pendant plus de soixante heures, c'est la chasse au Succès, en effet, on les débloque assez facilement, puis on se dit qu'une heure de jeu en plus et on en débloque un de plus, du coup on continue, puis on constate que l'IA pue du derche, que certaines réactions de véhicules ne sont pas logiques, que les temps de chargement sont lents, et ce ne sont pas les épreuves "alternatives" qui empêcheront de se faire chier. Par moment il faudra passer entre des cônes, ou effectuer un certain nombre de dépassement de véhicule (plus lent), on affrontera même le Stig numérique, pilote hors pair que connaissent bien les fans de l'émission Top Gear. Sauf que ça n'empêche pas de constater que l'on tourne en rond niveau circuit.

En course, le menu des tutures et l'exp.En course, le menu des tutures et l'exp.
En course, le menu des tutures et l'exp.En course, le menu des tutures et l'exp.

En course, le menu des tutures et l'exp.

Putain, passer 63 heures sur un jeu pour en dire si peu et se retrouver déjà à la conclusion, ça m'énerve. Il est marrant de constater que j'avais senti le syndrome "The Crew", à savoir je joue, je m'amuse comme un con à cause de la carotte des niveaux d'expérience, puis d'un coup, je constate qu'en fait c'est merdique, sauf que comme quand on met le doigt dans l'engrenage, je ne suis pas arrivé à me sortir du jeu sans avoir atteint la fin, ou du moins aller le plus loin possible. Donc en résumé, le jeu est rigolo au début, avec un mode Carrière sympa et complet, mais aux circuits revenant trop rapidement je trouve. C'est plutôt joli, sans être foufou pour 2017 (logique), ce sont surtout les choses retirées de Forza Motorsport 4 qui choquent. Pas d'écart entre adversaire, pas de tableau final, un Drivatar pourri à souhait, au comportement incompréhensible poussant à utiliser le Replay, ou retour en arrière, système mal chié car imposant le point où l'on reprend. Si les dégâts sont présents, et qu'on les ressent bien manette en main, niveau visuel ça manque de cohérence (euh, les vitres sont incassables ? ). Vous l'aurez compris, il faut être un peu con pour y jouer plus de 10 heures, tant il existe mille fois mieux sur le marché actuel, mais c'est ainsi. Je vous le déconseille fortement, même gratuit. J'ai aimé le début, mais me suis vite énervé sur la fin, putain, tout ça pour débloquer des succès, qu'est ce que je suis con par moment, comme si je n'avais pas d'autres jeux à faire. À éviter donc (ou prenez Forza Motorsport 7 au pire). Merde, dernier point, alors que les constructeurs asiatiques sont présents, les tracés par contre (on se souvient de la côte au Japon dans Forza Motorsport 4) sont absents, seul Yas Marina est là.... pourquoi ?

@+

C'est beau quand même, et le menu des courses à faire.C'est beau quand même, et le menu des courses à faire.
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