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Cultivons la curiosité

Cloverfield

Le DVD.

Le DVD.

On débute donc cette semaine spéciale cinéma en plein calendrier de l'Avent en attendant noël avec Gojira et ses amis par un film marquant les slips, les culottes, les strings, les caleçons, les boxers, ou les rien, au choix. Si Cloverfield, réalisé par Matt Reeves, sort en 2008, j'avoue que son premier visionnage m'avait troué l'anus en petits copeaux, sur fond de found footage (pas de gueule, putain, humour de merde....), on assiste à un film court (1h20), blindé d'incohérences, mais ultra fun si on aime Gogo, mais pas que. En effet, ce long métrage pioche de partout, Alien, Le projet Blair witch, Godzilla, ça envoie du lourd, mais regardons la bande annonce, d'un film que je vois pour la troisième fois, la fois de trop peut-être ? Vidéo.

Vidéo de Films YouTube.

Car en fait, de quoi parle Cloverfield. On débute par une vidéo trouvée dans Central Park, ça se passe donc à ... non pas à Paris, vous n'êtes pas fort en géographie les amis, à New York City voyons, et ceci aura son importance. Je sais, certains d'entre vous n'ont pas connu, ou furent trop jeunes pour piger ce qu'était le 11 Septembre 2001, pourtant on le prendra dans la gueule ici. Mais avant tout, il faut se taper la vidéo introductive, un quart d'heure bien casse bonbons (ou ovaires, au choix), nécessaire au film pour se poser. Ainsi on voit Rob qui vient de ken Beth, il est content, puis on passe à Jason, son frère, qui doit filmer des petits messages, car Rob doit partir au Japon, putain, mais faire plus cliché c'est mort, genre le film est un kaiju eiga vécut par les victimes, et le mec il part forcément au Japon, la tehon. Passons. Très vitre, Jason, qui n'est pas maçon (j'avais envie de faire cette blague pas drôle) refile le bébé (la caméra), à Hud, le meilleur pote de Rob, il le charge de faire des courtes vidéos des invités à la fête de départ de Rob, histoire de faire comme dans les mariages.

Passons, ce premier quart d'heure est nul, à chier, on s'emmerde comme pas permis, mais alors que Rob et Beth s'engueulent, ils ont ken et jamais ne se sont rappelés (les cons), elle part avec son mec, et quelques temps après, un tremblement de terre intervient. C'est la panique, mais que ce passe-t-il, mais que se passe-t-il, mais qu'est ce qu'il se passe ? On ignore de le savoir (putain, comment citer les Inconnus en peu de temps), mais genre c'est la panique. Et la fête, qui battait son plein (j'adore les expressions merdiques) se retrouve bien mal engagée, tout le monde se barre, surtout qu'un pétrolier pas loin de la statue de la liberté aurait sombré, la blague. Un pétrolier à New York????? Ah oui, sachez que quand vous lancez ce film, il faut absolument déconnecter le cerveau, un peu comme un film de Michael Bay. Sur ce point, ça va, je sais faire. Non, mais si vous ne le faites pas, vous allez chier sur le film du début à la fin tant il y a d'incohérences.

C'est donc le cerveau déconnecté que l'on constate que Hud est une sous merde qui filme tout, et lorsque une explosion jaillit au loin, il film, quitte à se prendre la tête de la statue de la liberté sur la tronche, ça frôle en tout cas. Le pire étant cette scène de l'effondrement de l'Empire State Building. Là, si vous avez vu les attentats du 11 septembre 2001 à la télé, vous allez revoir des scènes familières, l'effondrement, mais aussi la poussière qui ensevelie tout, oui, nous sommes bien en présence d'une tentative de, de, de, euh, je ne sais pas, se laver ou expier, ou essayer de se soigner de ces attentats. Oui, c'est sur fond d'attaque d'un monstre géant (qui était, je crois, dans le pétrolier), mais ça rappelle cet évènement à ceux l'ayant vu, même à travers les caméras. Du moins la comparaison est trop flagrante pour que je l'occulte.

Tout ceci est toujours filmé avec une même caméra. Comprenez par là, que quand le mec panique, ça vibre partout, ça tourne vite, et ça peut filer la gerbe. Perso je n'ai pas ressenti ceci, mais l'excuse du found footage, à savoir que le cadreur n'est pas un pro, permet de faire de la grosse merde en réalisation. Et de comme par hasard, quand il faut cadrer propre les explosions et les trucs bizarres, là le mec est bon avec le zoom. Je vous ai déjà dit qu'il fallait déconnecter son cerveau ? Oui. Bien. Ainsi, après la poussière, nous assisterons à la fuite des amis, jusqu'au pont de Brooklyn, où Jason va mourir, la faute à l'immense créature qui attaque NYC, écroulant le pont. Même si la caméra est atteinte de spasmes, à croire que le cadreur se masturbe, on arrive à percevoir toute l'horreur se déroulant sous nos yeux.

Alors bon, nous n'échapperons pas à Rob qui veux aller sauver Beth parce que bon voilà, il lui a donné son sperme et l'aime depuis.... même si ils se sont quittés fâchés, passons, surtout qu'il embarque la meuf de son frère qu'est pas veuve parce qu'ils n'étaient pas mariés mais quand même, et Hud, son meilleur pote, le tout accompagné par Marlena, une meuf que Hud veut ken en fait... putain le merdier que c'est. Et donc ils vont tous sauver Beth. Sauf que le streum reste dans le coin et l'armée talonnent nos héros, sans que ceux ci ne s'en soient aperçus, putain, le déluge d'action, pour rien. Finalement ils trouvent refuge dans le tromé, ou le métro, et réfléchissent. Ou se posent. Finalement, ils décident de prendre les tunnels du tromé sans le tromé. Logique. Ils vont le regretter, c'est là qu'intervient la scène Alien, avec des bébêtes surgissant du streum, et qui vont méchamment attaquer Marlena, lui faisant des bisous pas cool. Ensuite nos héros vont perdre Marlena, puis être aidé par un militaire sympa, qui les laisse partir à la mort, cool mec.

Ils trouvent l'immeuble de Beth, qui s'est vautré sur un autre immeuble (celui de Beth, pas Beth, vous suivez merde!), alors bon, Hud trouve une idée géniale, qu'il regrette, il n'y a qu'à passer par l'immeuble debout pour passer sur le toit de celui de Beth. Malin le lynx. On monte les escaliers. Voilà. Puis la scène du toit est sympa. De comme par hasard ils tombent facilement sur Beth, qui est vivante, ouh là, la surprise, mais pas de cerveau tout ça, et ils arrivent à se sauver alors que le streum géant venait dans leur direction, de comme par hasard. Finalement ils trouvent le moyen de s'échapper, sont séparés, il ne reste que Beth, Rob et Hud, pour se viander en hélico. Ils s'en sortent, sauf les pilotes mais on s'en fout. Et Hud se retrouve en tête à tête avec un gros streum, qui semble plus petit que celui qui sème la terreur à New York, et il se fait bouffer. Reste Beth et Rob. Voilà. Après à vous de juger si ils s'en sortent ou non, pour moi ils crèvent comme des merdes, mais pas grave.

J'ai spoilé la fin, mais ceci ne vous dérangera pas le moins du monde. En fait, Cloverfield est une expérience à vivre. Si possible avec du bon matos (grande télé, son surround), car c'est une claque visuelle. Le problème intervient si l'on réfléchit, on se demandera pourquoi l'Empire State Building est toujours debout sur les vidéos en direct de la télé alors qu'on l'a vu s'effondrer, on ne pigera pas comment Beth a survécu à tout ça, puis arrive à se prendre la tête avec sa main gauche alors qu'elle a un trou dans la même épaule, encore moins comment elle peut courir, mais une fois de plus, il ne faut pas regarder le scénario et encore moins la cohérence. Ce film vous plonge en fait dans le point de vue d'innocents, subissant une attaque de streum sans bien comprendre la menace. On y verra les ingrédients de tout bon Gojira, l'armée se prenant une branlée, la destruction de masse, mais d'un point de vue différent. Ainsi le côté "je pompe Le projet Blair witch" fonctionne, avec le soucis de la vidéo par moment, montrant la journée de rêve de Beth et Rob enregistrée sur la cassette (oui, avant le numérique on enregistrait sur cassette). Ainsi, on mélange les genres, Kaiju Eiga, horreur, histoire d'amour, found footage, et ça fonctionne. Je me laisse emporter à travers les scènes incroyables que l'on découvre à travers l'objectif de la caméra, qui pourrait être gerbante (ça secoue comme pour ouvrir un Orangina), mais non en fait. On nous montre peu de chose, mais ce que l'on voit file des frissons, tout en nous faisant vivre des choses que l'on connait pour les avoir vues dans les média lors du 11/09/2001. Car par le choix de la ville, l'effondrement de l'Empire State Building, il est flagrant qu'une partie de l'inspiration est venue de cette période.

Que dire, oui, la première fois j'ai adoré, pourtant j'ai vu des incohérences, et pour que je les vois, c'est qu'elles sont flagrantes, le pire étant lors du deuxième visionnage, là, c'est mort, on voit tous les défauts. Pourtant, si on arrive à ne pas réfléchir (ça j'y arrive), on tombe sur un putain de reportage assez effrayant sur la survie de gens normaux à travers une attaque surnaturel. On peut y voir aussi du Stephen King, à travers l'horreur qui intervient dans un train train quotidien. Alors non, on ne s'attache jamais aux personnages, on s'en moque même, le pire étant Hud qui filme tout et qui a des réactions pourries, passons. Mais vivre de l'intérieur, au niveau humain, une attaque de streum, sans rien piger, ça c'est fun, flippant pardon. Une expérience à vivre une fois, mais sans réfléchir, car si vous commencez à faire ça, c'est mort, vous sortez du film et vous en moquerez. J'ai donc bien aimé, et ce film m'a conforté dans le fait que je kiffais les Kaiju Eiga, même si au final on ne voit pas beaucoup le monstre. À voir une seule fois en débranchant son cerveau. Si vous ne savez pas faire ceci, oubliez ce film.

@+

PS : Mince, je n'ai ni cité le Godzilla de Gareth Edwards dont le MUTO ressemble au streum de Cloverfield, ni la suite spirituelle 10 Cloverfield Lane, c'est réparé.

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