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Cultivons la curiosité

The Lapins Crétins : La grosse aventure

La boîte du jeu.

La boîte du jeu.

Alors là, on ne rigole plus, après trois jeux bof bof pas top terribles, Ubisoft réfléchit un peu, et décide de sortir un jeu de qualité, enfin, pas si sûr, parce que si le titre français fait penser à un gros truc à la The legend of Zelda, La grosse aventure me fait plutôt penser à la grosse commission. Surtout quand on constate que les Lapins se déplacent dans les égouts, comme les Tortues de New York. Putain, mon intro n'est pas très claire, en gros, avons nous là, dans ce pénultième épisode Wii des Lapins crétins, un étron de plus ou au contraire les léporidés sortent-ils enfin de la bouse dans laquelle ils se sont enfoncés itérations après itérations ? Nous allons le voir dans cette chronique. Putain on se croirait à la télé. Le jeu est sorti en 2009, pique un peu les yeux, et son pitch est aussi débile que ses protagonistes. Allez, vite fait, alors que tout le monde se couche (sur des lampadaires, logique pour des cons de lapins), deux léporidés se retrouvent sans rien pour pioncer, mais voient la lune, dès lors ils décident de réunir des trucs pour atteindre ce gigantesque lampadaire sur lequel on doit bien pioncer. Voilà. Petit trailer.

Vidéo de PlayscopeTrailers.

On dirigera 3 pinousses (oui, c'est comme ça que je nomme les lapins), 1 qui pilote le caddie (marque déposée), 1 qui amasse les trucs dans ce dernier, et 1 qui est dans la WiiMote et que l'on pourra balancer sur l'écran pour faire tomber des trucs ou pour exploser les ballons dangereux. On peut les customiser, mais on s'en branle, ça amusera votre neveu de 6 piges, mais c'est tout. Donc, à travers 30 niveaux, on va devoir accumuler des trucs, tout ce qui est à la portée des pinousses. Découpé en 6 niveaux, dont la fin offre des capacités spéciales ou des ampoules de vie en plus, on va se retrouver en face d'un, bah Katamari Damacy, avec pour but de prendre tout ce qui passe.

On trouvera des ennemis, humains ou animaux, et ces premiers parlent, avec des doubleurs se lâchant un peu, entre les prénoms et les tentatives d'accents, c'est souvent drôle, parfois pathétique, mais en général on rigole. Surtout que les situations et les lignes de dialogues sont nombreuses. Bon, par moment ça revient, mais ce n'est pas lassant. Sachez que j'ai fini ce jeu en 6h30, soit presque autant de temps que pour faire la trilogie précédente. Et que oui, je m'y suis amusé.

Déjà on avance tout le temps, et on se tape pas des minis jeux à la con, nope, ici on enchaîne les niveaux, on prend du plaisir à consommer comme une merde, et oui, c'est un peu une critique de la société de consommation, entre les niveaux au supermarché, à l'aéroport, la campagne aussi, on accumule des merdes et ça amuse. L'objectif est donc d'essayer de choper pour 1000 mètres d'objet en sachant que pour finir le niveau on doit prendre un gros objet qui donne déjà 600 mètres, et le mener à la fin du niveau donc.

La durée de ceux ci oscillent entre 5 et 30 minutes. Il en existe des "libres", façon bac à sable, vous avez accès à presque toutes les zones et devez ramasser le merdier nécessaire. Ou alors on suit une ligne droite, avec des trucs cachés.

Pour accumuler le merdier, vous aurez le cri, efficace pour faire cracher les distributeurs notamment, mais aussi pour attaquer les ennemis. Ceux ci sont composés d'humains en combi de différentes couleurs aux attaques différentes, ceci dit rien de complexe. Les animaux (surtout des chiens) sont plus délicats, il faudra leur courir après par moment. Ah, si, j'oubliais, les humains les plus compliqués sont ceux qui ressemblent à des romains sortis d'Astérix avec leurs bouclier à pics, et que l'on ne peut attaquer que par derrière (c'est meilleur par derrière, c'est bien connu). Plus tard on débloquera le boost, que l'on déclenche comme dans un Mario Kart, on dérape et des éclairs vous indiquent que c'est oki, ceci permet d'attaquer les ennemis, mais aussi de prendre des tremplins, pratique.

Menus, et donc c'est parti, direction la lune.Menus, et donc c'est parti, direction la lune.
Menus, et donc c'est parti, direction la lune.Menus, et donc c'est parti, direction la lune.

Menus, et donc c'est parti, direction la lune.

Ah, et notre pinousse de la Wii Mote ? Bah il permet de faire tomber les gros haut-parleurs, mais aussi de faire péter certains obstacles dangereux. Car oui, il y a par moment des obstacles, des cactus, des radiateurs, ou des ballons explosifs. Par moment des canons vous tireront dessus, et on pourra renvoyer certaines de leurs bombes, je tiens à préciser que les cactus peuvent être éliminés par les bombonnes d'eau, où l'on fait un peu comme au bowling.

Parlons de la musique, très orchestrale, et joviale, c'est plus proche de la fanfare fofolle que de la vraie musique, mais ça correspond bien à l'esprit décalé du jeu je trouve. La maniabilité répond bien, et certains passages plateforme (avec le malade de l'hôpital notamment) sont retors, dignes d'un Mario je trouve.

Niveau point sombre, parfois l'humour va trop loin, comme quand un des lapin joue avec un chien, lui faisant tourner la tête, là ça passe pas chez moi, le côté lassant de certaines épreuves, en fait on se retrouve à accumuler des trucs et voilà. Le manque de cohérence des niveaux, comment dire, des niveaux seront torchés en 5 minutes (même sur la fin), alors que d'autres nécessiteront presque 30 minutes. Il y a aussi ce côté "accent" gênant par moment. Mais le gros défaut du jeu reste qu'il est moins fun à 4, surtout prévu en solo (voir à 2), le jeu n'est guère intéressant à 4 alors que c'était le seul point fort des précédents jeux. Comme si pour atteindre une certaine qualité il fallait délaisser ce mode. Paradoxalement ce parti-pris me plait. Mais je ne vais pas conclure ici.

Ah, la société de consommation.Ah, la société de consommation.
Ah, la société de consommation.Ah, la société de consommation.

Ah, la société de consommation.

C'est ici que l'on clôt cette chronique. Oui, c'est court, mais sachez que j'ai aimé y jouer, je me suis marré par moment, malgré quelques défauts, notamment la maltraitance animale ou les accents gênants qui ne feront marrer que les racistes, on avance dans les niveaux, on les enchaîne même, et je me suis bien amusé. Mieux, le jeu est long et sa bande son joviale correspond parfaitement à l'univers déjanté des lapins crétins. La fin est hilarante j'avoue, logique de plus. Les cut scene sont lassantes, notamment le déplacement dans les égouts, toujours similaire, même si ça donne un truc bizarre comme un Boeing (ou Airbus comme vous voulez) qui est distordu dans ceux ci. Oui, j'ai enfin aimé jouer à un jeu Lapins crétins, j'ai même hâte de faire Retour vers le passé du coup. À faire une fois, vous pouvez même esquiver les 3 premiers jeux évitables, mieux, si vous aimez la plateforme, il y a quelques passages (pas nombreux) bien complexes. J'ai aimé donc, même si je ne compte pas y rejouer. Si vous le trouvez pour pas cher et que vous avez encore la Wii ou la WiiU, c'est rigolo à faire.

@+

Il y a des objets bizarres quand même.Il y a des objets bizarres quand même.
Il y a des objets bizarres quand même.Il y a des objets bizarres quand même.

Il y a des objets bizarres quand même.

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