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Cultivons la curiosité

The Information - Beck

Le CD.

Le CD.

Après un Guero très bon, Beck sort à nouveau un OVNI musical, euh, en fait il ne vole pas, mais l'artiste revient avec un son expérimental et pop, l'album paraît en 2006 et se compose de 16 pistes, pour environ 65 minutes de son.

Elevator music, par son titre, pourrait faire penser à du Moby, mais non, on trouve une basse puissante, une partie parlée, presque rappée (comme les caro... pardon), et un refrain entraînant, on se retrouve dans la continuité loin d'être déplaisante de Guero, avec des sons bizarres, inattendus même, mélangeant la pop de Girl par exemple, avec les sons expérimentaux de Odelay, et j'adore, c'est calme, plaisant, on ne sautera pas partout, mais de temps en temps se mettre ce titre va bien.

Think I'm in love est une très jolie balade marquée par un basse très présente par moment, la voix suave du chanteur se pose très bien, et si le titre est un peu long je trouve, la basse réveille bien, une chanson sympa, que je vous laisse découvrir.

Vidéo de BeckVEVO.

Cellphone's dead est plus électro, avec ce piou piou rigolo au début, toujours sur un rythme posé, on entend pas mal de chose en arrière plan (si j'ose dire), mais cette fois ci, bizarrement, ça ne marche pas trop, le piou piou étant vite lassant, puis énervant, en plus il couvre la voix de Beck, déjà que je ne comprends pas grand chose à l'anglais, là je ne pige rien. Pas terrible donc. Strange apparition avec son joli piano débute pas trop mal, sauf que les maracas sont là, pourquoi ? Non mais pourquoi ? Dommage car ici le rythme est relevé, plus dynamique, mais ce bruit de maracas, ça ne passe pas, ça énerve en fait, en sachant que le titre précédent mettait déjà sur les nerfs, on passe vite cette chanson.

Soldier Jane n'est pas mal du tout, un très bon titre, une fois de plus plaisant à entendre, même si il ne rejoindra pas une playlist, une bonne chanson. La suite est plus dynamique, Nausea avec sa basse fofolle va bien aussi, tout comme son refrain marrant, son passage bizarre vers 1'30, une chanson sympa, qui s'écoute bien. New round est aussi une belle chanson, très molle, bizarre (une fois de plus) mais s'écoutant bien. Le problème avec Beck, c'est que pour le coup c'est vraiment une approche artistique de la musique, avec des expérimentations sonores, un rythme souvent posé, et que pour vous retranscrire ce que l'on ressent en écoutant cet artiste, bah il faudrait inventer des mots qu'existent pas dans le dico comme le disait les Negra bouch' Beat, c'est une musique qui, se vit, oui, c'est con, mais c'est ainsi que je perçois cet artiste. Ainsi Dark star est de ce genre de titre calme, lent, intéressant à entendre, même si il ne reste pas dans les tympans, j'aime bien mais sans plus.

We dance alone revient un petit peu sur une musique électro, toujours avec un appuie de la basse, qui rythme le tout, et ce chant rapide par contre, enfin chant, Beck parle (pas rap, parle) plus qu'il ne chante, mais une fois de plus c'est une chanson agréable. En fait, ma comparaison avec Moby au début est plutôt bonne. Vous savez, ce sont le genre de musique que l'on entend dans des ascenseurs, voire des pubs pour les plus dynamiques, qui sont sympas mais dont on oublie l'existence aussitôt terminée, c'est un peu méchant mais c'est vrai.

No complaints est plus pop pour le coup, un des titres les plus classique de l'album d'ailleurs, vous verrez le clip juste après ce paragraphe, avec la partie sifflée qui serait sympa, sans ce bruit (volontairement) parasite derrière. Une chanson pop portée par une guitare acoustique, la basse et voix, avec des petites touches d'électro par moment, offrant une expérience étonnante pour l'auditeur, j'aime bien ce titre j'avoue, mais je vous laisse juger par vous-même.

Vidéo de BeckVEVO.

1000BPM ne va pas si vite que cela, et surtout c'est le bruit de casserole qui ennuie plus qu'il n'entraîne, ça casse presque les oreilles, avec une voix saturée, l'artiste tente des choses avec des sons vraiment bizarres, sauf que parfois ça fonctionne, ici non, on passera vite ce titre très désagréable pour les oreilles. Motorcade est aussi un titre sympa, malheureusement rien ne ressort de cette piste pour entrer dans notre cerveau, c'est moyen, pas énervant par contre, même si la répétition des notes peut lasser, on y trouvera un son électro digne d'un micro onde ou non, bref, pas terrible.

The information qui donne son nom à l'album débute avec... une batterie, surprenant en sachant que c'était plus la basse qui donnait le ton, une fois de plus on repense aux premiers albums du chanteur, avec une idée de... comment dire, de, planer, d'usage de drogue, de truc zen, mais non assisté quoi, je n'arrive pas bien à m'exprimer, mais la musique fait bizarre, merde, ça c'est de l'expression. J'aime moyennement ce titre. Movie theme m'endort, là, j'ai manqué de pioncer en l'écoutant. Ce qui ne veut pas dire que c'est mauvais, juste que ça détend un peu trop (quoique ça ne détende pas le sphincter, fort heureusement). Ainsi quand arrive le triptyque The Horrible Fanfare/Landslide/Exoskeleton, on se fait un peu surprendre, avant de tomber dans un rythme régulier et mou, qui, malgré les sons dérangeant, endort aussi, puis cette pénultième piste n'en finit pas, non mais on s'ennuie là. Il y a une partie où ça cause, je crois que c'est la fin du triptyque, 9 minutes chiantes et inutiles, ah, non, il n'a pas fini de parler encore. Et c'est avec joie que l'on accueille le dernier titre, Inside Out, au delà de ma pensée dégueulasse qui me vient à l'esprit, putain, je me suis presque endormi, excusez moi d'avoir au réveil, des pensées de kiki tout dur, donc, la chanson est bien en plus, donc faut pas trop dire de conneries, la basse rythmique revient, pour mon plus grand bonheur, et même si on a l'impression qu'un téléphone sonne au fond, j'aime bien ce titre.

Sachez que sur ma version j'ai Inside Out qui est en plus, ainsi qu'un DVD, avec des clips rigolos (vous avez pu en voir 2), mal filmés, mal joués, avec des effets d'un autre temps, ça rend les chansons encore plus délirantes mais n'est pas indispensable.

Si Guero atteignait une perfection de mélange de musique expérimentale et populaire, The Information essaye d'aller plus loin, remontant jusqu'à Odelay et son son bizarre. Le problème c'est qu'aucun titre ne ressort du coup, pire, certains feront bailler. L'album s'écoute, mais s'oublie aussitôt, et je ne parle pas des dernières chansons, dont le triptyque de la piste 15 que l'on achèvera rarement les yeux ouverts. Si vous aimez l'artiste, oui, c'est un bon album, sinon, bah préférez lui Guero, largement. J'ai moyennement aimé je dirai.

@+

Les totocollants pour personnaliser le boitier du disque.

Les totocollants pour personnaliser le boitier du disque.

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