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Cultivons la curiosité

La cité des eaux mouvantes - Valérian

La BD édition collection Hachette.

La BD édition collection Hachette.

Je m'y connais peu en bande dessinée européenne, à part Les Schtroumpfs, un peu de Gaston Lagaffe et Boule & Bill, je reconnais m'y connaître très peu. Oh, je fais bien la collection Tanguy & Laverdure, qui doit être finie au moment où paraît cet article, mais, quand l'écris ces lignes, je n'ai encore rien lu. D'ailleurs, alors que le film de Luc Besson, du même nom que le héros de la BD que l'on voit aujourd'hui, se profilait dans les salles obscures, Hachette en a profité pour lancer la collection Valérian. Le numéro un ne coûtant que 2,50€, et ne le trouvant pas chez les marchands de journaux du coin, j'ai décidé d'entamer la collection, sans pour autant partir à l'aveugle comme pour Tanguy & Laverdure, non, il me fallait lire ce tome 1 pour savoir si je continuais ou pas.

Un brin d'histoire ne fait jamais de mal, Valérian (plus tard retitré Valérian et Laureline), est scénarisée par Pierre Christin et dessinée par Jean-Claude Mézières, on peut ajouter la coloriste Évelyne Tranlé. En attendant, c'est en 1967 que la première aventure de Valérian et Laureline est publiée dans le magazine Pilote. Bizarrement la collection ne débute pas avec le tome Les mauvais rêves, mais passons. Entre 1968 et 1969, deux histoires de 28 planches chacune paraissent, ce n'est qu'en 1970 que sort le tome relié La cité des eaux mouvantes. Le truc que j'aime bien avec cette collection de BD, c'est que l'on ne paye pas plus cher que chez son libraire, et en plus on a droit à des pages bonus parlant des auteurs, de la prépublication, des pages sympathiques donc (sauf que je n'avais pas tilté qu'une version intégrale était sortie, chose que Samy m'a indiqué).

L'histoire débute alors que Valérian et Laureline font une pause, une petite partie d'échec, avant que le chef ne les appelle pour une mission périlleuse. Xombul s'est échappé. Le seul prisonnier de Galaxity arrive à s'échapper. En plus le type vole un truc spatio temporel. Putain il est balèze. Ah, je n'ai pas dit, mais nous sommes dans le futur, les voyages dans le temps sont monnaie courante, et nos deux héros sont des agents du service chargé de réguler tout ça. Là nous sommes au XXVIIIème siècle, mais il faudra que Valérian, dans un premier temps, puis Laureline, aillent en 1986, une zone temporelle pourtant interdite par je ne sais quelle règle, la menace Xombul est trop forte pour respecter cette loi.

Si on est un peu perdu au début devant le déluge d'information, on saisit vite la catastrophe qui attend la Terre, en cette année 1986 (et à travers des archives), une explosion nucléaire a eu lieu, provocant un cataclysme, et rayant presque l'intégralité de l'humanité. C'est ainsi, dans une New York post apo, que débarque Valérian, dans la Statue de la liberté qui est en train de couler. Le ton est donné.

Je ne vais pas raconter toute l'histoire n'ayez crainte, on va donc découvrir cette New York dévastée, le pire restant à venir. L'histoire est bien ficelée, même avant-gardiste je dirai, même si on pense un peu au Doctor Who de la BBC, les deux héros sont très attachants, et Laureline n'est pas la nunuche à laquelle on s'attend, au contraire, ce serait plutôt l'inverse. J'adore la façon de négocier de la jeune femme, à coup de bourre pif. Elle n'aura de cesse de faire des remarques du genre « J'en ai assez, c'est toujours aux filles qu'il arrive des choses pareilles ! » alors qu'elle vient de se faire miniaturiser par Xombul. Il y a aussi dans les dialogues des choses...bizarres, par Beltégueuse, ça c'est Cosmique, par Saturne, des expressions comment dire, mises là pour faire marrer le jeune enfant qui lit la BD, mais paraissant datées de nos jours je trouve. Ceci dit ça offre un côté kitsch (Lorraine) attachant.

Oui les héros s'en sortent, mais ils galèrent un peu. Je repense à Schroeder (à priori un hommage à Peanuts, c'est dit dans les pages bonus) qui dit « nous sommes refait », alors que l'équipe se fait encore emprisonner par Xombul. Enfin c'est plein de petits détails amusants et plaisants. Ça parle pas mal aussi, mais pourtant on arrive à tourner les pages rapidement, et on a droit à un mélange d'action, aventure, humour et science fiction très bien équilibré. Le dessin est... bah beau, j'aime bien, oui Valérian n'est pas le héros parfait, son design n'est pas excellent je trouve, mais je suis arrivé à m'y attacher, tout comme Laureline, Schroeder ou même Sun Rae le trafiquant. Xombul joue son rôle de méchant pas gentil à merveille. Après autre défaut, autre truc un peu daté, c'est ce côté « ils affrontent mille périls » alors que le trio (Valérian, Laureline et Schroeder) traversent de la lave en fusion, empruntent un chemin escarpé à flanc de montagne. Ceci est un peu décevant, comme si il fallait faire l'aventure mais rapidement. Cela ne gêne pas trop pourtant, même le passage Western qui aurait pu être chiant est agréable (on comprendra pourquoi il y a un passage comme ça dans les bonus, Jean-Claude Mézières adorant ce genre cinématographique et ayant fait le Cow-Boy quelques temps aux États-Unis d'Amérique). Et puis voilà. Je ne sais plus quoi ajouter, je pense avoir tout dit.

Bluffant par sa qualité alors que la première partie de l'histoire célèbre ses 50 ans cette année, j'avais peur de tomber sur un truc assez pauvre, mais non, certains passages sont datés, comme ces ellipses où « moult danger guettent nos héros », ou alors les expressions à la con « par l'espace ! ». Ah, petit point noir au niveau de la lecture, par moment il faut bien suivre les flèches sinon on lit une vignette avant une autre et on pige qu'après, rien de méchant non plus. Sinon, rien à dire, c'est captivant, bien découpé, bien écrit, bien dessiné, plaisant à lire donc, et surtout les personnages sont attachants, c'est pourquoi oui, je vous conseille fortement cette BD, surtout quand on sait qu'elle a influencé Besson pour Le cinquième élément, et j'ai cru comprendre Avatar de James Cameron, mais comme je ne sais plus où j'ai lu ça, je n'en suis pas sûr. Il y aurait aussi une influence sur Star Wars, comme dit sur l'article wikipédia, là aussi je suis trop peu avancé dans la BD pour vous confirmer ça. En tout cas une belle œuvre qui mérite sont succès, et qui se doit d'être découverte par tous. Un régal, j'ai adoré.

@+

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