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Cultivons la curiosité

Godzilla 2000 : Millennium

Le BluRay pas français.

Le BluRay pas français.

Joli boîtier dites moi, pas trop français mais que voulez-vous, certains films sont soit délicats à trouver en vidéo, soit à des prix rédhibitoires, ou en VHS, donc la partie Godzilla Millennium, bah sauf Final Wars, je n'ai que du BluRay Allemand. C'est ainsi. Dans le cadre du calendrier de l'Avent, En attendant noël avec Gojira et ses amis, nous allons voir le premier des trois films que j'ai prévu de voir sans piger quoique ce soit aux dialogues. Ici ce sera de la VOSTAll donc, du japonais sous titré en allemand. Pourquoi ai-je gardé les sous titres en sachant que je connais un poil mieux la langue de Miyamoto à celle d'Angela ? Tout simplement pour les noms des personnages, c'est con, mais ça fonctionne un peu. Les films Godzilla étant avant tout des films où des streums se bastonnent et pètent une ville au passage, le fait de ne pas piger ce qu'il se dit n'empêche pas de ressentir une forte émotion quand Gogo défonce la tronche de ce qui semble être une forme de vie alien. Explosions en prime, effets spéciaux en majorités réussis (la partie en image de synthèse est loupée pour moi). Mais d'abord, voyons voir pourquoi après avoir sorti un film par an entre 1989 et 1995 (exception faite de 1990), pourquoi ce retour ? La réponse tient en deux mots, Roland Emmerich. En effet, en 1998 les étasuniens ont voulu adapter le monstre géant japonais au cinéma, appelant PiDiddyKong pour le thème principal. Résultat, une catastrophe pour la franchise, Hollywood ne comprenant pas la quintessence des films japonais. La plus fort étant de voir la Toho chier sur le film de 1998 en déclassant ce Godzilla en Zilla, et lui offrant une apparition éclair de quelques secondes dans Final Wars, la bête de Emmerich se faisant défoncer en 5 secondes chronos. Je trouve ça particulièrement honteux de la part des japonais de cracher dans la soupe, car ils ont bien dû toucher des dollars d'Hollywood pour obtenir le nom de Gogo. Enfin bon, au final l'expérience outre Atlantique (pour nous européens, au Japon ils disent outre Pacifique) fut un immonde étron dans la filmographie de notre gros monstre sympathique. Pardon, petite vidéo.

Trailer VO, vidéo de YXGodzillaXY.

Seulement, à l'instar de la version 2014 de Gareth Edwards (qui, si elle m'a enchanté lors du premier visionnage, perd en qualité en le revoyant, mais perd énormément en qualité quoi...), cet épisode nord américain permet de relancer une franchise sur l'archipel, et quel retour ! Le film garde un classicisme dans sa construction, à savoir, on voit Gogo, il est pas gentil, les humains paniquent, ces derniers trouvent un truc bizarre alors que Gojira se calme. Ce truc bizarre va vouloir anéantir l'humanité (enfin le Japon au début), alors que celle ci tente de vaincre (en vain) un Gogo de plus en plus méchant. Le truc bizarre (ou monstre dans les épisodes précédents) et Gogo s'affrontent, chacun rentre chez lui. On ne voit plus notre héros bipède. Le truc bizarre décide de tuer des japonais, en cassant tout. Ceux ci se défendent, en vain, puis se retrouvent spectateur de la lutte finale, Gogo devenant gentil en allant péter la gueule du truc bizarre. Évidemment, entre temps, on aura des humains gentils, et des humains méchants, tous bien incapables de prendre part à ce combat titanesque de streums. Voilà grosso merdo le déroulé du film.

Ainsi en 1999, Okawara Takao se charge de mettre en scène cet énième retour de la grosse bébête. Et au début on ne pige pas tout (la VOSTAll n'aide pas pour le coup), on voit un homme (qu'on identifiera comme étant le Pr Shinoda), une meuf, que l'on devinera journaliste, Yuki, et une petite fille, progéniture du professeur, Io. Le méchant humain étant incarné par le personnage de Katagiri, qui cherche plus à buter Gogo qu'à percer son secret d'invincibilité. Car, à travers son site internet, Shinoda engrange les données sur la bestiole géante, allant jusqu'à la traquer avec sa bagnole tout équipée. On verra un face à face effrayant au tout début du film, le trio échappant de peu à un Gogo badass comme pas permis, malgré ses gros yeux mignons. C'est à travers le Gojira Network que le professeur et sa fille tente de piger. À un moment le prof comprendra, le G-Zero chais pu quoi, j'ai rin compris moi. Mais la découverte était importante.

Et bien les scènes d'action sont ultra efficaces, putain, voir Gogo en gros plan devant notre petite équipe, cela de nuit, la flippe. Puis le voir tout détruire à Hokkaido puis Ibaraki (ville de naissance de Kikkawa You, aucun rapport je sais), ouah. Au début c'est l'île septentrionale du Japon qui prend cher. La vision d'un Gogo immense, avec explosion derrière lui, que l'on voit au loin, la vache, j'ai encore l'image devant les yeux. Et ce genre d'image, vous en aurez plein, surtout pendant le combat final. On assiste évidemment au déploiement des forces de défense de l'archipel, évidemment inutile, malgré un missile révolutionnaire qui transperce des murs de béton. Oui, Gogo sera blessé, mais pas assez pour l'empêcher de tout péter. J'ai regretté un court passage où le monstre n'est plus un mec en costume, déjà c'est mal fait, et puis quand on voit la beauté du costume, avec cette recherche d'un look vraiment méchant, je trouve ça dommage. D'ailleurs j'ai été surpris de la taille de la queue de Gogo dans le film de 2016, et bien ici aussi il a de quoi rendre jaloux n'importe quel homme. Les mouvements de celle ci sont impressionnant, et je me demande comment ont-ils pu faire ça. En plus le côté destructeur du monstre est bien présent, il pète des miniatures, mais c'est hyper kiffant.

Première partie du film, on découvre les personnages humains, Shinoda sensei, Io, Yuki, un autre type, et Katagiri. On voit le look de Gogo, effrayant et badass, kiffant quoi. Il est méchant, les japonais essayent de le buter, échouent, mais ceci n'empêche pas Shinoda de prendre des risques pour collecter des informations, ou mieux, des échantillons pour comprendre la puissance de notre monstre préféré. On devine que Yuki n'arrive pas à s'imposer en journaliste, et qu'elle essaye de suivre les Shinoda (père et fille) pour obtenir un scoop. Bizarrement elle engueulera parfois Io, mais ne pigeant pas les dialogues, je ne jugerai pas ceci.

Mais pendant ce temps, les japonais découvrent ce que j'ai pris pour une huître au début, et qui sera un vaisseau alien. Après moult tentatives de le sortir de l'eau, celui ci s'active tout seul. Et c'est Gogo qui, sans savoir pourquoi, va vouloir l'éradiquer. Enfin, sans savoir pourquoi au début, car, tout malin comme un singe qu'il est, Gogo a vu venir le danger de cette huître géante qui...peut...voler...merde, ce n'est pas une huître en fait alors. Et là, on découvre un vaisseau alien, en images de synthèse assez dégueulasses je trouve. Après un échange de rayons, Gogo se repose, et le vaisseau va se poser sur un immeuble. Cette fois ci l'ennemi n'est plus Gojira, mais le vaisseau. Katagiri va chercher à faire exploser l'immeuble sur lequel le vaisseau repose. Sauf qu'à part faire péter les deux derniers étages, ce ne sera pas efficace, pire, les aliens ont vu Independence Day, et font péter la tour façon Maison Blanche. En plus Shinoda qui a voulu choper un échantillon du vaisseau alien est dans l'immeuble, et s'en sort sans que j'ai compris comment. L'explosion étage par étage de la tour en maquette est impressionnante même si on voit que c'est une maquette. Ce connard de vaisseau va se poser ailleurs, et alors que Shinoda découvre pourquoi Gogo se régénère, le truc G-Zero machin là, on entre dans la bataille finale, à laquelle les japonais ont renoncé de participer. Vaisseau vs. Gogo, round 1, ready, Fight !

Bah oui, la fin est un déluge de baston, Gogo essaye tirer avec son rayon sur le vaisseau, ça marche, mais ce dernier sort à nouveau ses tentacules invisibles (ceux là même lui ayant servi à « pomper » le savoir de l'humanité à travers les ordinateur) et prend des gênes de notre monstre désormais gentil. Va naître un monstre hybride, d'abord moche, un alien en image de synthèse que Gogo explosera vite, puis ce monstre reviendra sous une forme de monstre horrible, et là baston catch, avec tentative de morsure.

Franchement, voir deux mecs en costumes se bastonner dans des villes miniatures bien foutues, moi je kiffe, et là le combat dure longtemps en plus. Après plusieurs déluge d'explosions, on pense Gojira vainqueur, mais non, revoilà l'alien, et quand ce dernier ouvre grand la gueule, Gogo réfléchis et se jette tête la première dans la gorge de la chose. Ceci pour mieux l'exploser de l'intérieur. S'ensuit une putain d'explosion que même Michael Bay il n'en fait pas autant. Après un ultime cri faisant tomber la carcasse de l'alien, Gogo n'en a pas fini, il fout le feu partout dans la ville. On ignore pourquoi, mais l'image offerte est forte, puissante, filant un début de gaule, peut-être pas, mais c'est magnifique. Après, on termine sur une image terrifiante de Gogo rejoignant les humains au sommet d'un immeuble, et le face à face avec Katagiri, putain, là aussi, c'est la chair de poule qui m'envahit là. De plus avec les effets de poussières, on se croit en face de Gogo. Ce dernier assassinant un Katagiri le défiant un peu trop. Comme si Gojira avait compris que c'était cet humain qui voulait sa mort et pas Shinoda, il épargnera le professeur et sa fille.

Je n'en peux plus, ce film est magnifique, avec un scénario classique (au début Gojira = méchant, à la fin il sauve la ville même si son combat en détruit la moitié), et même si il y a eu la barrière de la langue, et que l'on ne pige pas précisément pourquoi Gogo bute Katagiri, pourquoi la découverte du G Zero est une grande joie, le tout se regarde facilement. Il y a le passage un peu mou (classique pour les film de Gogo) au milieu, mais sinon, le début offre son lot de sensation, on frôle parfois le ridicule (les passagers du train à un moment), mais on s'attache tout de même à ce trio de personnages (Io, son père et la journaliste). Les scènes de destructions son sublimes, plaisantes, bien conçues, seul défaut, l'emploi de CGI mal vue, le film datant de 1999, c'était un peu le début, et c'est mal intégré, mais comme ils n'en abusent pas, on pardonne ce petit écart. Les musiques par contre sont assez décevantes, il faudra attendre la reprise de thèmes connus pour prendre son pied. Ce que j'aime dans ces films (à l'opposé des ricains), c'est qu'au bout d'un moment, les humains ne peuvent plus rien faire. Au début ils tentent, mais rien ne marche, et puis ils se résignent à être spectateurs, contrairement à la puissante America qui doit valoriser ses soldats, même envisager l'utilisation de la force nucléaire. Hollywood ne supporte pas que les humains ne puissent rien faire, ce qu'au contraire les japonais ont bien pigé. Ceci renforce le côté « nous ne sommes que des fourmis » je trouve. Mais bon, on trouve des films Gojira avec des japonais agissant, mais tout juste arriveront ils à aider un peu Gogo, sans plus. Dans la version de 2016, oui, ce seront eux qui trouveront l'astuce, mais là c'est parce que Gogo sera tout le temps pas gentil. Passons. Si vous êtes fan de Kaiju Eiga, oui, c'est une claque, la réalisation est bonne, les personnages assez attachants, bon, le scénario est très classique, mais ça passe. Les autres, que dire, ce film est spectaculaire, mais est-ce que ça vous gêne (ou non) de ne pas comprendre les dialogues, ce qui peut frustrer, à vous de voir. En tout cas juste en voyant les images, c'est un superbe divertissement, blindé d'action, à voir une fois, mais pour le choper en français, difficile. J'ai passé un super moment en sachant que j'adore les Gojira.

@+

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