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Cultivons la curiosité

City Hunter : Tomes 15 & 16

Les tomes 15 et 16.

Les tomes 15 et 16.

Dans ces 2 tomes de "City Hunter", nous aurons droit à la suite et fin de l'histoire débutée dans le tome 14, vous savez, cette journaliste enquêtant sur le mystérieux mercenaire œuvrant à Shinjuku. Ryo va devoir se faire passer pour le frère du nettoyeur à gage. Seulement ce ne sera pas de tout repos. Ensuite viendra une histoire de protection de témoin, où l'on devine immédiatement le mauvais plan que Saeko fait à Ryo. Le coup de la sœur canon, on le voit venir à mille lieux.

Il y aura aussi cette très jolie histoire de la jeune veuve d'un Yakuza, ceci dans le tome 16, puis enfin le retour de Umibôzu, comme le laissait présager la superbe couverture de ce tome. Une histoire qui ne s'achèvera que dans le prochain tome.

Tsukasa Hojo nous sert des histories assez similaires, sauf quand il se décide enfin à parler de ses personnages principaux. Ce sera donc le cas avec Umibôzu et Miki, donnant lieu à un pari débile, mais permettant de détendre plus l'atmosphère. Oui, il n'y a pas d'immense méchant, tel le Renard Argenté, mais un affrontement face à une bande de voyous qui ne lâcheront rien. Puis une organisation rivale aux Yakuzas de la veuve. Le plus dangereux restant cet homme voulant faire taire le témoin de Saeko, qui ira jusqu'à enlever Kaori.

Le dessin reste sublime, avec un mélange de vignette classe, et d'autres carrément humoristiques. L'auteur n'hésitera jamais à briser le quatrième mur en interpellant ses personnages, ou inversement. Toujours à travers des petites notes hors cases. Ce qui gêne de plus en plus reste cet aspect pervers de Ryo. Il n'hésitera jamais à harceler les jeunes femmes dans la rue. Si dans les années 90, le lecteur et la lectrice pouvaient éventuellement tolérer ceci, il est clair qu'aujourd'hui ça passe difficilement. De plus, le côté "mokkori" est parfois lourd, parfois hilarant, c'est bizarre.

Hilarant quand Kaori élabore un plan audacieux pour immobiliser Ryo via son afflux sanguin surpuissant. Dans ce cas là, ça fonctionne. Par contre quand il s'agit de se montrer en pleine forme, nu, devant une jeune femme n'ayant rien demandé, là ça passe moins. Dans ces cas là, Kaori et sa célèbre massue (toutes deux célébrées dans le tome 15) ne sont jamais bien loin, ce qui équilibre le tout.

Si je n'ai pas trouvé une grande originalité ici, c'est entièrement de ma faute. Le fait d'avoir vu les épisodes de l'anime avant de lire l'œuvre originale est une erreur j'avoue. Je me faisais la remarque (attention je pars en hors sujet là, changez de paragraphe si vous ne voulez pas lire la suite), si on trouve les HS nul sur "Dragon Ball", "Bleach", "Naruto" ou "One Piece", c'est parce que l'on connait l'histoire originale. On sait où l'auteur va, et quand le studio d'animation est contraint de perdre du temps, ça énerve les lecteurs et lectrices. Or si on ne connaît pas le manga, on aura du mal à distinguer un HS de l'histoire canonique. Je me suis fait cette remarque en entamant "One Piece" en fait. Oui, remarque à la con, mais je crois qu'à un moment il faut choisir. On fait le manga, ou l'anime, mais si on cherche à faire les deux, il ne faut en aucun cas râler à cause des HS.

Ce qu'il y a de bien dans ce manga, c'est indéniablement cette façon qu'a Hojo de passer de la case ultra classe, qu'un John Woo ne renierait pas, à un passage complétement dingue, loin de l'image prestigieuse que peut avoir le fameux City Hunter. Si les blagues sont essentiellement basées sur le bas du ventre de Ryo, je reconnais que l'auteur nous gratifie de vignette magnifique, surtout avec ses plantureuses femmes, aussi bien clientes que canoniques (Saeko <3 quoi). Tsukasa Hojo distille un certain érotisme, parfois lourd, mais jamais vulgaire. L'équilibre est délicat à atteindre pourtant.

Quel plaisir aussi de retrouver Umi en fin de tome 16. Puis c'est aussi l'arrivée de Miki et du café "Cat's Eyes", oui, un hommage directe à la précédente série de l'auteur. On atteint donc la moitié de cette édition de luxe, je vous rappelle qu'il y a 31 tomes en tout, et ici la série a pris un rythme sympathique j'estime. On se laisse porter par les histoires, avec un humour un peu trop sexué, ne fonctionnant pas tout le temps, mais quand il marche, il faut reconnaître que c'est drôle. Le dessin est à tomber, les personnages restent attachants, même le pervers Ryo. L'histoire de la veuve Yakuza est magnifique, et les seconds rôles apportent un humour différent de celui de la série (Masaichi et son obsession de couper des doigts). Deux tomes à avoir si on aime la série, je conseille aux autres de débuter par le tome 1 (conseil de merde je concède). J'ai aimé.

@+

Séparemment.Séparemment.

Séparemment.

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