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Cultivons la curiosité

Les Sept Mercenaires

Le DVD.

Le DVD.

Remontons le temps un peu, car Les 7 Mercenaires de Antoine Fuqua était une nouvelle interprétation du mythique film de John Sturges de 1960, ce dernier étant une interprétation étasunienne du non moins mythique Les 7 Samouraïs de Akira Kurosawa (de 1954 comme Gojira), si aujourd'hui nous ne voyons pas l'œuvre originelle asiatique, cela viendra tôt ou tard vu que j'ai le DVD, non, aujourd'hui c'est l'œuvre originale de John Sturges que nous allons chroniquer. Un truc m'a surpris, le film date de 1960, pétard, ce n'est pas tout jeune. Le cast est impressionnant je trouve, Yul Brynner, Steve McQueen, Charles Bronson et Robert Vaughn pour ceux que je connais. Le film dure 2h02, je l'ai vu en VOSTFr, et nous allons voir la bande annonce.

Vidéo de Raoul Gauguin.

Oui, la musique de la bande annonce est rigolote seven seven seven, mais pourtant le film se veut sérieux. Ainsi un petit village du nord du Mexique se voit pillé par un bandit nommé Calvera, qui laisse cependant aux villageois de quoi subsister, je pense à la chèvre en plein désert que l'on trait pour son lait, sans pour autant l'abattre, euh, je m'égare. Ici il ne sera pas question d'un tchou tchou ou de la conquête de l'Ouest, un western quelque peu surprenant donc, surtout quand on constate que des mercenaires vont accepter d'aider les villageois pour trois fois rien en prime. Chacun aura sa raison, ainsi Chris fait preuve d'une empathie rare, il le démontre dès le début avec la conduite du corbillard, il sera assisté par Vin qui lui cherche à se poser, quitte à accepter un poste d'épicier. Mais d'abord le village mexicain, déjà je trouve ce début mou et mal joué, pardon, mais il y a un petit problème de réalisation et les acteurs récitent plus qu'ils ne jouent, ceci est mon impression, heureusement ceci changera par la suite, mais ça m'a un peu gêné au début. Si Calvero est abject, on ne ressent pas un charisme effrayant comme les plus grands méchants du cinéma, ceci aussi parait bizarre, mais on l'oublie vite. Finalement les mexicains en ont marre et demande conseil auprès du sage qui dit "ils faut leur péter la gueule", pas de cette manière, mais il conseille à tous de prendre les armes, quitte à vendre tout ce qui a de la valeur au village.

Ainsi Pepito, Pedro et Juan-Carlos partent vers la première ville américaine. Non, ce ne sont pas leurs prénoms, oui c'est raciste, mais c'était pour rigoler. D'accord ce n'est pas drôle, je m'en excuse. Alors qu'ils arrivent en ville pour acheter des armes, ils vont tomber sur la scène du corbillard, et Chris (Yul Brynner, charismatique à souhait) va plutôt leur conseiller d'engager des mercenaires, ce qui coute moins cher que des armes. Là on verra la constitution de l'équipe, mais pas façon RPG japonais, non, quoique pas loin pour les derniers engagés, au début c'est un casting qui est proposé. Yul disant "jeeeeeee teeeeee veux" façon The Voice, euh non, mais pas loin. Cette partie est plaisante, on y voit les différentes personnalités, et une fois le chiffre parfait de 6 atteint, c'est bon, on peut partir sauver les villageois. 6 et pas 7, car le jeune est recalé au casting, pourtant il suivra en douce (ce qu'il croit) les mercenaires et se joindra à eux, manquant de se faire trouer la peau à plusieurs reprises.

Là nous en sommes presque à la moitié, et dès lors il faudra préparer le terrain pour accueillir Calvera comme il se doit, façon Agence tous risques, on prépare des pièges, il y a Barracuda qui soude des plaques de fer sur un camion, merde, une fois de plus je m'égare, mais vous voyez l'idée. Et là nous constatons que niveau action, ce n'est pas ça. Si le film récent était plus long de 10 minutes, il était mieux rythmé, non pas que nous nous ennuyons, mais on sent que c'est plus lent, plus mou. Pire, il y a 2 scènes d'action et puis voilà, bonjour madame, merci monsieur, on remballe. Et pas des scènes à la Michael Bay durant 20 ou 30 minutes, nope, la première bataille dure 5 minutes maximum, la dernière monte à 10, puis voilà. Ceci n'empêche pas ces scènes d'être d'une violence hallucinante, et en fait c'est surtout la tension entre les 2 attaques, qui tient le téléspectateur en haleine.

J'aimerai en rajouter plus, vous parler de l'empathie qu'ont les mercenaires auprès de ces villageois, ou du fait qu'un personnage s'en va après l'humiliation subie par les hommes, pour mieux revenir étant persuadé qu'il y a de l'or derrière tout ça, mais pas la peine à mon avis de continuer. En fait, si l'on a vu le film de Fuqua, on est un peu déçu du côté mou, pourtant les personnages sont très bien travaillés (Lee n'étant plus aussi rapide qu'il le souhaite passe pour un lâche refusant le combat), et on prend le temps de s'attacher à chacun d'entre eux. Ce défaut de rythme et ce manque d'action plombe un peu l'expérience, mais pourtant j'ai passé un bon moment. Les mexicains ne sont pas considérés comme des paysans incapables de se battre (voir le dialogue de O'Reilly avec les enfants du village), et si il est vrai que la relation entre Vin et Chris vampirise un peu le film, ça ne gêne pas trop. Les cascades à cheval, la vache, quand les bandits s'enfuient du village protégé par les mercenaires, la vache, c'est court mais intense. La musique est un peu trop guillerette je trouve, même le thème principal pourrait servir pour un dessin animé, et sinon, si on oublie le début, c'est un film bien réalisé. Si vous avez déjà vu le film de 2016, ça peut piquer les yeux, car ce n'est pas parfait et dynamique comme le film de Fuqua, pourtant j'ai aimé, sans adorer. Par contre j'ai vu les bandes annonce des 3 suites, et là j'ai peur, si Fuqua semble avoir prit des idées des 4 films, les 3 suites sembles pauvres et surtout jouant sur le "toujours plus", de 40 hommes, ils se retrouvent contre 200 dans la suite, puis 700 dans le troisième, ok. Mais je vous conseille tout de même de voir ce film une fois, si possible avant le remake de 2016. J'ai bien aimé donc.

@+

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