Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Cultivons la curiosité

Doctor Who 50ème anniversaire

Le DVD.

Le DVD.

Primo, toutes mes excuses pour ce raté temporel, en effet, comme une truite mal grillée, j'ai quelque peu pris les devants de la série normale, ces deux épisodes spéciaux sur ce DVD, interviennent entre les saisons 7 et 8 de la nouvelle série Dr Who, et non pas dans l'intervalle précédent. Bravo le veau comme le dirait la publicité. Pourtant, j'ai décidé de garder cette boulette, tout d'abord car je n'ai pas encore prévu de voir la saison 7, mon planning série étant assez chargé, c'est l'occasion de voir si tout reste cohérent et compréhensible, même en oubliant une saison. Oui, cohérence et compréhension sont deux mots délicats à employer en parlant de cette série, mais j'ai cru que ça pourrait le faire.

En novembre 2013 un superbe épisode spécial rend hommage à la série, célébrant les 50 ans de la série, diffusé en mondiovision, il dure environ 1h15 et se nomme Le Jour du Docteur. Tandis que le second épisode spécial de ce DVD est celui servant de transition entre le 11ème et ultime Docteur, d'une durée classique de 60-62 minutes pour un épisode spécial, celui ci s'appelle L'Heure du Docteur. Comme toute série britannique, je préfère largement la VOSTFr à la VF, donc regardons le trailer en VO tout court.

Vidéo de BBC.

Allez, ça commence par un truc que je déteste dans cette série, le côté un peu cartoonesque ou grand guignolesque, comme vous voulez, l'arrivée du Doc à Londres, suspendu à son Tardis, sérieux ? Pourquoi ? Mais ça n'apporte rien, ce n'est même pas drôle. Fort heureusement, c'est le seul point sombre de cet épisode, du moins j'estime. Mais avant ça, laissez moi vous dire que Inod avait raison, la découverte de Clara Oswald, celle qui remplace Amy Pond comme assistante, interprétée par la sublime Jenna Coleman, woah, elle est mimi comme tout. C'est là que je me suis dit "merde, je n'aurai pas dû commencer à regarder, tant pis", ce dès les premières secondes, malin le Lynx comme le dirait la publicité.

Dans cet épisode, nous verrons 3 Docteurs, dont un encore inconnu jusque là, oui, c'est possible. Alors qu'il n'a pas encore pris le nom du Doctor, John Hurt interprète celui qui se fera nommer War Doctor, celui ayant mis fin au conflit étant à deux doigts de provoquer la fin de l'univers. C'est aussi lui le responsable de la fin des Timelords, Seigneurs du temps pardon, provocant la fin de Gallifrey, planète d'origine du Doctor.

Comment en parler sans trop balancer de choses, allez, déjà on constate la présence de Billie Piper, alias Rose Tyler, au cast, ce qui effraie, car elle doit être coincée dans une autre dimension, résultat la peur d'avoir une excuse scénaristique qui pue est présente dès la lecture des crédits du générique de début. Il n'en est rien, ça ne pue pas, c'est limpide même, et ça permet de faire un clin d'œil à l'assistante de Neuf et Dix, sans foutre en l'air la rupture larmoyante de la saison 2.

Et donc en fait, si scénaristiquement (mot nouveau) on se retrouve avec un Doctor Zero (sans sucres, ou avec) en quelque sorte, ce qui me perdra dans l'épisode suivant, le tout se tient, oui, il y a encore des trucs bizarres, genre les 3 Doc se retrouvent au même endroit, mais ça fait un peu le charme de la série aussi. On retrouve l'humour britannique et flegmatique du show, un régal, en plus de revoir David Tennant, quel plaisir. De plus, la qualité des effets spéciaux est digne d'un gros films d'Hollywood, avec cette guerre, euh, du temps, je ne sais plus le nom, punaise. Avec en plus cette idée d'être responsable d'un génocide, de sa race en plus, le coup de compter les enfants disparus est marquant, il y a un côté à la fois sérieux et drôle, parfaitement géré. La cerise sur le gâteau, épisode spécial 50 ans oblige, on voit les autres incarnations du Doctor, les 12, oui 12 car John Hurt est considéré comme une incarnation. Le plan final est rigolo en plus, les voir alignés comme cela, bien bel hommage. De plus l'idée provocant un twist est bien trouvée, même si on ne pige pas de suite. Gros regret pour ma part, on ne voit pas assez Christopher Eccleston, interprète de Neuf, mais à part ça, c'est excellent. Pire, en ajoutant 15 minutes avec quelques explications, cet épisode aurait pu sortir en film je pense, mais pas grave. Impressionnant et de grande qualité, superbe épisode.

L'Heure du Doctor marque la fin de Matt Smith, alias Onze (ou Eleven), seulement avec l'apparition de War Doctor, on se retrouve avec 13 Doc du coup, ce qui explique pourquoi il ne peut se régénérer. Je ne m'attarderai pas trop sur le scénario, mais a un moment je n'ai rien pigé, à cause des chiffres, Peter Capaldi (dont le regard fait une apparition subliminale, ou presque, dans l'épisode spécial 50 ans de la série) devenant le treizième Doctor alors qu'il ne peut y en avoir que 12, il est considéré que War Doc n'a pas encore le status de Doctor, mais alors pourquoi on lui offre une vie supplémentaire si tel est le cas ? J'avoue avoir du mal à piger ça. Sinon, à part la fausse peur (on sait qu'il existe une autre version du Doctor, dont il semble que l'ultime épisode ait été diffusé en juin 2017 si j'ai bien compris), ça reste prenant, drôle émouvant, moins cartoon que d'habitude. La vraie grosse utilité de cet épisode est de faire le lien entre les saisons 7 et 8, confirmant l'absence de celui ci dans le coffret DVD édité chez Francetv Distributions de la saison 8. Intéressant comme épisode, il est dans le ton du show, à voir évidemment, on se rend compte que ce coffret fait le lien entre les saisons 7 et 8 du coup, donc indispensable.

Si l'épisode 50 ans est impressionnant, avec des effets spéciaux digne des AAA d'Hollywood, l'intégration d'un nouveau Doc est délicate à comprendre, on a du mal à l'assimiler, pourtant l'épisode sait rendre hommage à la série britannique, même si personnellement je ne connais pas les Doctor Who d'avant Neuf, mêlant émotion, SF et humour avec un équilibre parfait. Bon, l'épisode L'Heure du Docteur m'a un peu perdu avec le numéro 13, mais après analyse ça... euh non, il y a toujours quelques incohérences, surtout la faute à la "vie supplémentaire", mais je suis peut-être trop con pour comprendre. Ceci dit ça n'empêche en rien d'être happé dans cet univers. En fait il subsiste deux défauts dans cette série, le côté parfois grand guignolesque du truc, qui m'énerve par moment (proche du cartoon), et le fait que si on veut montrer la série à quelqu'un n'y connaissant rien, c'est délicat au début, un peu comme dire que l'on aime écouter du Kikkawa You, on aura toujours droit aux commentaires de "c'est ridicule", "c'est bizarre", alors qu'en fait c'est excellent, mais bon, ceci n'est pas grave. Si vous aimez la série, voici deux très bons épisodes, indispensables pour bien comprendre la saison 8 (et je dis ça sans avoir vu les saisons 7 et 8, balèze le type). J'ai bien aimé.

@+

Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article