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Cultivons la curiosité

Misery

Le DVD.

Le DVD.

Il ne faudra pas longtemps au cinéma pour adapter ce roman de Stephen King, oui, 3 ans tout de même, mais c'est assez rapide. Le truc qui va vous surprendre c'est que je parle de ce film dans la semaine spéciale film, mais qu'en vérité je ne l'avais vu qu'une fois, et que, pire, je n'ai pas encore lu le roman. Pourtant je savais que la prestation de Kathy Bates était immense, oui, parfois on offre des Oscars à des acteurs ayant des rôles dans des films chiants, or ici non. C'est donc en 1990 que le film de Rob Reiner sort en salle obscure, il se compose d'un cast étriqué, vu que seulement 4, allez, 5 si on compte l'éditrice, personnages sont exploités. Ainsi nous avons le célèbre écrivain Paul Sheldon (James Caan) qui en a marre d'écrire des histoires peu enthousiasmantes de son héroïne Misery, il avait fait ça pour subvenir à ses besoins vitaux, et, le succès aidant, il s'est retrouvé enfermé dans une saga avec laquelle il ne tire aucun plaisir d'écriture, d'ailleurs il est sur le point de finir l'écriture d'un nouveau roman, ayant tué son héroïne dans son dernier livre qui va paraître, et c'est avec bonheur qu'il reprend son train train habituel, à savoir se rendre dans le Colorado pour terminer d'écrire, et nous le trouvons alors qu'il finit Untitled, son tout nouveau roman. Bon, il n'a pas trouvé de titre, mais peu importe, ça viendra. Alors qu'il quitte son hôtel, à bord de sa Mustang des années 60 (pour favoriser son inspiration apprendrons nous plus tard), une tempête de neige se lève et voilà notre romancier bien mal en point après un accident de voiture manquant de lui coûter la vie. Coup de chance (vraiment ?), une infirmière du nom d'Annie Wikes (Kathy Bates, qui obtiendra l'Oscar de meilleure actrice en 1991 pour ce rôle) le recueille, le soigne, lui sauve la vie, elle est sa plus grande fan. Oh, bande annonce avant.

Vidéo de Movies Fan.

Car c'est bien beau de vous conter l'histoire, mais pour le moment, à part avoir frôlé la mort dans un accident (un accident, c'est sûr ?), rien de bien foufou ou dérangeant, surtout que Annie est attentionnée et, heureux hasard, infirmière. Bon, là, pas de bol pour Paul, le blizzard coupe le téléphone et la route, mais dès que possible elle avertira les secours. N'oublions jamais dans ce film que nous sommes pendant les années 80 (le roman est sorti en 1987), et qu'il n'y a pas d'internet (oui petit lecteur, cette époque a existé), ni téléphone mobile (oui, les gens arrivaient à vivre quand même, t'es lourd petit lecteur). Ce que j'ai omis de préciser, c'est que Annie est fan de Misery, elle dévore les romans, et que du coup c'est comme un rêve pour elle de s'occuper de Paul Sheldon.

Le film va se dérouler quasiment en huis clos, et fais un peu penser à Jessie par moment. On retrouve le thème cher à Stephen King, à savoir les peurs que peuvent avoir les auteurs. Là c'est la fan un peu trop envahissante, voulant modifier le job du romancier, presque écrire à sa place, qui est mis en avant. Par moment, certains lecteurs un peu dérangés, peuvent mal comprendre la volonté d'un auteur, je ne vous raconte pas comment elle pète les plombs quand elle apprend que Paul a tué Misery. Nous aurons perçu une partie de la schizophrénie de l'infirmière quand elle s'offusqua des jurons employés par les personnages du roman à peine finit d'écrire de l'auteur. Le coup de la soupe, puis ce changement brusque de personnalité, ça va vous faire peur, croyez moi.

Car si Stephen King est connu comme le maître de l'horreur, on pense plutôt aux trucs un peu fantastiques, ainsi Carrie possède des pouvoirs de télékinésie, Simetierre ramène à la vie des êtres décédés. Ici c'est une horreur réaliste. On nous raconte le calvaire de Paul Sheldon enfermé par sa plus grande fan et qui va vite constater qu'il est dans la merde quand cette dernière montrera son vrai visage quand quelque chose ne lui convient pas. L'auteur va tout tenter pour s'échapper, alors qu'en parallèle une enquête est lancée quand à sa disparition, le Shérif multifonction du coin va certes être un peu lent, mais très vite il prendra l'affaire au sérieux.

Paul essaye d'empoisonner sa tortionnaire, il écrira même une fin heureuse pour Misery, tout ceci avant la lutte finale (rien de communiste là dedans). La scène la plus marquante est évidemment quand elle lui explose les pieds, difficile de ne pas souffrir, impossible même, putain voir le pied faire un angle presque droit par rapport à la jambe, j'ai encore mal aux chevilles à y penser. Ceci dit ça intervient plus dans le dernier tiers, avant il y a la ré-éducation, puis la découverte qu'il est plus emprisonné que soigné.

Mwahahaha, je ne sais plus quoi dire, en fait, malgré un rythme assez lent, on ne s'ennuie jamais, on découvre la personnalité de cette infirmière, qui devient inquiétante pour l'auteur, qui se voit contraint de tout tenter pour s'échapper. Pas de chance pour lui, l'accident l'a vraiment affaibli, et quand il recouvre enfin ses forces, c'est pour mieux s'apercevoir qu'il est emprisonné. Pire, quand il trouve la solution pour s'échapper, son fauteuil roulant l'handicape un peu plus, et c'est l'explosion quand Annie se rend compte que son "hôte" arrive à sortir de sa chambre, menant à la scène des pieds. On en peut ressentir que de l'empathie pour cet auteur, qui demande juste à pouvoir s'affranchir d'une série de roman qu'il juge mauvaise, pour mieux écrire ce qu'il lui plait. Le thème de la schizophrénie, mais aussi du handicap, sont bien traités, et on restera attentif du début à la fin. La réalisation est simple et efficace, on arrive presque à tout comprendre. Je ne suis pas arrivé à bien piger si le roman Untitled que Annie lit est celui où Misery meurt, ou si c'est celui qu'elle achète à la boutique en ville et qui vient de sortir, là c'est confus, tout comme l'accident, qui serait dû à un pneu explosé par un tir de carabine, je ne suis pas assez sûr de ce que j'avance pour ces deux points, mais sinon c'est nickel. Bon, ce n'est pas le film le plus puissant du monde non plus, mais il est vrai que pour l'interprétation de Kathy Bates, le film doit être vu en VOSTFr, l'actrice y est bluffante et flippante, un film à voir donc, au moins une fois. J'ai aimé, sans non plus surkiffer, un bon moment assez effrayant, dans son style horreur normale.

@+

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