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Cultivons la curiosité

Final Fantasy XV - OST

Le gros album de 4 CDs.

Le gros album de 4 CDs.

Alors que le grand jour de sa chronique approche, « Final Fantasy XV » se révèle encore un peu plus lors de cette semaine qui lui est consacrée sur Ashou. Cette fois-ci c'est au travers de ce que je nommerai la plus grande réussite du jeu, à savoir son OST, Original SoundTrack comme le disent les grands bretons. J'ai très tôt décidé d'avoir le maximum de choses sur ce jeu. D'où le BluRay joli en boîtier de fer, d'où la version spéciale du guide PiggyBack, et d'où aussi cette OST complète, tenant sur 4 CD.

 

Bon, nous sommes ici en face du seul produit importé de cette semaine. Ce qui est con car elle s'obtient pour une grosse vingtaine d'euro sur certains sites de vente. Peu importe, cette OST est sortie en décembre 2016, le 21 pour être précis, et je l'ai commandée le 22, le lendemain. Punaise, ça va faire 2 ans là. Ah, et je l'ai eue pour 3800 yens, soit une trentaine d'euros.

 

Alors que j'avais découvert les personnages à travers « Brotherhood », l'introduction et le mode de combat via « Kingsglaive », l'ambiance sonore ne me serait pas inconnue au moment de lancer le jeu grâce à l'OST. Que j'ai donc d'abord écouté sans jouer. Et sa diversité est impressionnante. Avant tout parlons du boîtier. D'un sobre noir, on y découvre le logo du jeu. Derrière nous voyons l'équipe au complet, les personnages paraissent déterminés. Chaque disque révélera une image d'un des personnages. Rien à redire là dessus, c'est à la fois sobre et joli.

 

Le petit fascicule m'a fait lâcher un juron, j'avais oublié que c'était de l'import japonais, du coup je ne comprenais pas pourquoi il y avait si peu d'anglais. On devine que la compositrice, SHIMOMURA Yoko, remercie des gens et parle de son expérience. Vient ensuite une entrevue du réalisateur du jeu, TABATA Hajime, dont je ne comprends rien, ça doit donner un truc du genre que l'ambiance musicale est importante, que madame SHIMOMURA a fait un superbe boulot, et autres fleurs. Enfin bon j'affabule, mais nous allons voir et entendre qu'effectivement, SHIMOMURA Yoko offre une superbe musique à un jeu nettement moins sublime.

 

La particularité de cette OST, en plus de posséder 4 disques remplis comme pas permis, 77, 75, 76 et 77 minutes à nouveau. 95 pistes. La vache, de quoi s'occuper un moment. La particularité donc est que l'écoute est fluide, surprenante au début, quand on passe de la musique rappelant les Western, à la guitare électrique, alors que les deux premiers titres sont symphoniques, forts en émotion même. On trouve différents rythmes, différents instruments, la compositrice jongle avec délectation entre un son pop, puis classique et même rock.

 

On perçoit sans images les futurs combats à venir, les passages plus angoissants, ou, à l'inverse, les lieux calmes, dont on devine presque les contours avec la musique. C'est bluffant tant cela s'avère correcte quand on joue. Bon, le jeu aura du mal à poser et enchaîner les musiques correctement, laissant certains passages muets, mais ici nous ne parlons pas du jeu et de sa façon d'employer les compositions de SHIMOMURA Yoko.

 

Il est même marrant, quand on connaît la saga, de chercher à reconnaître certains thèmes. Il est indéniable que c'est dans sa diversité que cette OST excelle. On y retrouve du « Metal Gear Solid », du « Wild Arms », et bien d'autres choses encore. Bon, je ne suis pas assez bon pour dire précisément que la compositrice s'est inspirée de tel.le ou tel.le compositeur/trice, mais on sent qu'elle a prévu un large éventail de possibilité, allant de l'action effrénée, la phase d'infiltration, de repos, de grand danger, et surtout d'émotion.

 

SHIMOMURA Yoko favorise tout de même plus les pianos et violons que guitare électrique, mais ceci donne une ambiance agréable et joue plus facilement sur les émotions que le jeu peut (ou pourra au choix) nous faire ressentir. La piste « APOCALYPSIS NOCTIS » offrira même un chant en chœur très puissant. Le thème du héros est juste exceptionnel. Enfin je dis ça à cause du nom de la piste, si ça se trouve cela n'a rien à voir. Mais c'est effectivement un des titres les plus marquants des 4 Cds. Puissant tout en offrant une grande émotion à travers son chant, j'adore.

 

« Flying R » sort du lot avec ses guitares électriques et une batterie me rappelant un petit peu l'OST de « Secret of Mana » (il faudra que je refasse cette chronique d'ailleurs). « Sorrow Without Solace » par exemple, ne manquera pas de vous arracher une petite larme, même sans images, les violons qui semblent pleurer, le piano qui crie, purée, ça fait bizarre.

 

Autre exemple, l'inquiétant « Creeping Shadows » me remémore des passages de « Final Fantasy VII : Advent Children », ce son étouffé et angoissant, mais pourtant calme, c'est marquant. « Altissia » et son ambiance du sud de l'Europe (pour ne pas dire Italienne ou Vénitienne) avec de l'accordéon. Bon, je n'aime pas trop cet instrument, mais ceci prouve la diversité et le talent dont fait preuve la compositrice.

 

« Starlit Waltz » continue toujours de me surprendre. Une ambiance de bal se déroulant à Vienne (en Autriche hein, pas dans la Drôme), j'y vois même l'une des plus belle scène de la première PlayStation, à savoir Squall et Rinoa dansant au bal au début de « Final Fantasy VIII ». Ensuite, il est étonnant de constater à quel point « LUNA » est capable de provoquer une forte émotion chez les auditeurs et auditrices, et ce sans savoir ce qu'il se passe à l'écran. Frissons garantis.

 

Tout comme « APOCALYPSIS NOCTIS », « APOCALYPSIS AQUARUIS » reprend le même style, d'ailleurs je crois que les titres se ressemblent. Et ça fonctionne toujours. « Careening Into Danger » reprend aussi des notes et un style angoissants, je ne sais plus de quelle musique de cette OST, mais ça ressemble un peu. « Horrors of the Night » est un titre employé pour certains affrontements il me semble, puissant, mais aussi marquant avec ses chœurs, encore une excellente musique.

 

« RAVUS AETERNA » joue sur la puissance du son, avec, on dirait, une batterie électronique. Puis les violons, ça le fait trop quoi, là aussi nous tenons un excellent titre. Ensuite arrive « Somnus », en version chantée ici (le tout premier titre du disque 1 est la version instrumentale). Bon, là c'est simple, si vous êtes déprimé.e, vous chialerez. Les autres non, mais cette chanson provoquera une forte émotion triste, la voix est magnifique, la composition qui monte doucement, ce piano, ces violons, argh, magnifique. Tandis que « Dawn » aussi sera une musique intéressante. La toute dernière piste « Main Theme from FINAL FANTASY » est aussi sublime, terminant ces 4 disques avec brio et forte émotion.

 

Plus de cinq heures sont contenues sur les disques de cette OST. Et pourtant, aucune lassitude ne se fait ressentir. Mieux, la diversité est présente, et même si des titres s'enchaînent de façon peu cohérentes, on apprécie cette variété de musiques. Si évidemment l'OST n'est pas indispensable, certaines pistes marquent plus que d'autres, « APOCALYPSIS NOCTIS » notamment. Ici nous tenons ce qui s'avère être la plus grande réussite du jeu, sa musique. Alors, sera-t-il si mauvais que cela ? Rendez-vous demain pour le savoir. En tout cas, cette OST est un régal à écouter sur sa chaîne ou à travers le jeu, j'ai adoré.

 

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