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Cultivons la curiosité

Battlestar Galactica - Saison 1

Saison 1 en BluRay.

Saison 1 en BluRay.

Ah, donc nous allons aborder la saison 1 de BattleStar Galactica version moderne quoi, avec les 13 épisodes de la première saison, mais aussi et surtout les 2 épisodes de 1h30 servant de pilotes à la relecture de la série des années 70-80. Donc en 2003 Ronald Moore arrive à relancer BattleStar Galactica, à travers une mini série qui donnera les 2 épisodes pilotes de 90 minutes. On y voit les 12 colonies qui s'apprêtent à fêter la fin de carrière du Galactica, un ancien vaisseau mère ayant servit dans la lutte contre les Cylons. Car l'humanité a créé une espèce robotique qui s'est rebellée et qui a mené une guerre contre ses géniteurs, avant qu'un consensus ne soit trouvé, et de voir que la paix est rétabli, les Cylons partant vivre ailleurs. Dans le consensus, il était écrit que chaque année un représentant des humains et un des Cylons devaient se rencontrer en terrain neutre, pour, euh je ne sais plus quoi, mais ça fait un bail que les Cylons n'envoient personnes, sauf aujourd'hui. De comme par hasard jour où le Galactica va semble-t-il prendre sa retraite comme vaisseau musée. Ainsi la ministre de l'éducation arrive en visite officielle, elle deviendra la présidente après l'attaque Cylon.

Car oui, pendant 3 heures, on découvre les personnages, la relation tendue entre les Adama, Lee le fils, a.k.a. Apollo, ce qui devrait rappeler des souvenir aux téléspectateurs de la première série, et donc son père, le commandeur du Galactica. Nous allons découvrir un cast modifié, en bien et en moins bien donc, mais j'y reviendrai. Ces 2 pilotes sont assez longs par contre, mais permettent de voir que les effets spéciaux seront bon, et on commence à connaître les personnages. De plus ce sont ces 2 épisodes qui font partir le Galactica avec toute une flotte à la recherche d'un mythe, la treizième colonie vivant sur la planète Terre. Déjà on constatera la volonté de ne pas faire dans le spectaculaire, oui l'attaque de Caprica est bien fichue, mais pas folle non plus, il n'y aura donc pas de l'action a tout va, ce qui peut être un bon point. En plus le scénario joue bien la fibre nostalgique, nous montrant d'ancien Cylon, mais aussi les Viper Mark II ou III je ne sais plus, des vieux vaisseaux de combats mais qui sont insensibles aux EMP des Cylons (je dis EMP, ou bombe électro magnétique, mais je ne sais pas si c'est vraiment ça...). Ce qui surprend aussi, c'est de voir les mécaniciens œuvrer, ça donne un côté réaliste assez étonnant dans le contexte, genre une odyssée spatiale. Ah, c'est la fameux truc Science fiction naturaliste ou un truc du genre, c'est écrit sur la boîte, "éliminer l'aspect "opéra" du "space opéra"", d'accord, on enlève tout ce qui fait le charme de la SF justement, les piou piou des lasers, les trucs improbables, ou des look futuristes. Mais finalement ça passe bien. Ces 2 épisodes sont une bonne entrée en matière, ils assurent le show malgré tout et on apprend à redécouvrir les personnages. Petite vidéo.

Vidéo de guignardvalencia8757's channel.

Surtout que l'épisode 1 de cette saison, 33 minutes, insistera sur ce côté réaliste, on oublie l'idée des sauts très SF, et on se concentre sur cette idée que sans sommeil, l'humain va devenir irritable, va faire des conneries, ce qui semble être le but des Cylons qui suivent à la trace la flotte menée par le Galactica, toutes les 33 minutes, devenant presque une unité temporelle, avant qu'un vaisseau de la flotte ne disparaisse et que les Cylons ne cessent de suivre la flotte, pour mieux envoyer ce vaisseau en sorte d'attentat suicide. Ah, on a découvert aussi que les Cylons prennnent forme humaine, et existent en clone aussi, que certains ignorent même être des robots en fait, exprimant des sentiments, ce sera le cas d'un personnage important, ce qui peut surprendre.

Je ne vais pas me risquer à faire un résumer de chaque épisodes, mais plutôt vous parler indéniablement des différences entre 1978 et 2005. Déjà Apollo et son père sont distant, la faute à la mort du frère de Lee Adama (Apollo), que celui ci met sous le compte de son père. Ce frère qui sortait avec Kara Starbuck Thrace. Qui est donc une femme. Oui, pourquoi pas, après tout Boomer est passé d'un afro américain à une asiatique, donc why not. En plus cette fois ci le pouvoir militaire est séparé du politique, ce n'est pas le commandeur Adama qui fait tout, non, vu que la ministre de l'éducation citée plus haut est devenue présidente, c'était la seule autorité du gouvernement des 12 colonies à survivre à l'attaque des Cylons. Mais je vous confesse que faire de Starbuck une femme passe difficilement chez moi. Point de misogynie, non, mais sachant que Apollo et Starbuck sont plutôt copains dans la série originale, ici il va forcément y avoir une tension sexuelle de merde. Et même si ils ne ken pas (dans cette saison, je n'ai pas vu le reste), elle est bien présente en fin de saison cette tension, limite jalousie, mais je ne révèlerai pas en quoi. En plus le personnage de Starbuck est un pilote hors pair, aux idées contre académiques, et au caractère bien trempé, n'hésitant pas à frapper un supérieur, ni à proposer des plans dingues. Ce personnage est surprenant, se transformant en Jack Bauer lors de l'interrogatoire, pilotant un vaisseau Cylon avec une jambe pétée, frôlant la mort dans ce même épisode, enfin bon, je ne vais pas tout dire, mais le personnage est étonnant, et pourtant je suis incapable de m'y attacher, j'en viens plus à préférer la blonde Cylon (qui est une grosse connasse pourtant) à Starbuck.

Apollo est plutôt proche du personnage que l'on connaît, sauf dans la relation qu'il a avec son père, nettement plus tendue. Son père qui est nettement plus militaire dans sa façon de penser que le Adama original. Boomer devient donc une femme d'origine asiatique qui pilote des vaisseaux de reconnaissance, et qui le fait plutôt bien. L'autre personnage marquant avec Starbcuk, c'est Baltar. Baltar le bâtard. On passe du cinquantenaire avec de la bedaine qui est plus proche de Drago Malefoy qu'autre chose, à un séduisant docteur ayant la trentaine, qui est contrôlé par la Cylon blonde que j'ai cité plus haut. Ce mec est une plaie. C'est un putain d'obsédé sexuel, mais bordel, incroyable. Il ira jusqu'à se masturber dans son labo, croyant qu'il ken la blonde. Sans rire. Moins rigolo que le Baltar original, il n'en demeure pas moins un sacré connard.

On regrettera aussi de ne pas plus voir les commandants Cylons. Oui, on voit les espèces de tanches sur Caprica, mais sauf dans les épisodes pilotes, pas de mecs en costume brillant disant "by your command", c'est triste. En fait les Cylons sont plus de la chair à canon qu'autre chose, et à part ceux ayant apparence humaine, on s'en fout en fait des autres. Dommage quoi. Ce sont juste des machines oscillant entre les clones de la prélogie Star Wars et les machines de la guerre de Skynet dans les Terminator. Mmmoui. Même les combats spatiaux ne sont pas ultra intense, mais bien mis en scène et surtout appréciable grâce à leur rareté. La série préférant le combat plus subtil, plus dégueulasse façon terrorisme, attentat suicide ou taupinette de l'intérieure, ce qui est plus effrayant en fait. Et quand la menace ne vient pas des Cylons, c'est le manque de ressources ou pire, un prisonnier prenant le contrôle d'un des vaisseau de la flotte qui occuperont nos héros.

Il y a aussi un réalisme volontaire dans les armes employées, pas de laser, ni de piou piou, ici on cause bombe nucléaire, arme avec de la poudre, et même les armes à feu sont, à feu. Putain c'est con, j'ai mal tourné ma phrase. En gros pas de truc futuriste ici, dommage, car si ils trouvent la Terre nous n'aurons pas droit aux scènes comiques (mais débiles) de la série de 1980. Enfin passons. Les épisodes durent environ 43 minutes, on débute par la présentation des Cylons, puis résumé de l'épisode, puis petite intro avant le générique, qui dans sa seconde partie, montre des images de l'épisode à venir. C'était juste pour dire ça. Complétement con je sais, mais au moins vous le savez.

En fait le contexte pourrait être la seconde guerre mondiale, la guerre froide, la guerre actuelle contre le terrorisme, ça fonctionnerait pareil, c'est ce qui surprend, car en fait en 1978 la forme avait plus d'importance que le fond, ce qui n'est pas le cas ici, les personnages sont travaillés, même si j'ai beaucoup de mal avec Starbuck, humains en fait. La volonté de ne pas trop montrer les Cylons non humanoïdes accentue ce côté simple et humain de la série qui pourtant se déroule bien dans l'espace. Mais ici pas de rencontre alien, pas de visite de planète pour le fun, non, ici c'est le côté abrupt d'une guerre qui fait fuir les habitants des 12 colonies, le seul point vraiment SF c'est cette idée du saut, sorte de téléportation des vaisseaux, c'est le seul truc que je n'ai pas bien pigé. Et bien la série s'avère captivante en fait, on attend des batailles spatiales qui sont peu présentes, mais on découvre des problèmes rarement abordés dans une série SF, disons abordés avec un tel réalisme pour une série de ce genre. Oui je regrette le côté pervers de Baltar, oui je n'arrive pas à comprendre le côté rebelle de Starbuck, mais pourtant je trouve certains personnages touchant, le fameux Cylon se croyant humain notamment. En plus la narration se scinde entre la flotte et un survivant humain en Caprica, pour mieux se rejoindre en fin de saison, vraiment bien foutu je trouve. Par contre la saison se termine sur un cliffangher violent, et pire, avec une tonne de question en suspens, Starbuck, la flotte, la présidente, Boomer, que voit Baltar, enfin bon, il y a un peu trop de chose en cours je trouve et c'est un peu dommage. Mais dans l'ensemble on a droit à une série intelligente, avec des personnages réalistes malgré un univers SF pas si marqué, il y a une petite dose d'action sympa, un aspect politique pas trop chiant, une comparaison avec le terrorisme aussi, bref c'est malin, captivant, et j'ai hâte de voir la saison 2 la faute aux nombreuses questions en suspens. Je vous conseille cette série, avant ou après celle de 1978? Bwarf, pas obligé d'avoir vu l'originale, même si vous ne pigerez pas du coup les surnoms, ou l'apparition rapide en début de saison de Boxey, ou pourquoi ils disent Fraq au lieu de Fuck, rien de bien méchant, c'est juste un plus. J'aime bien.

@+

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