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Cultivons la curiosité

Gamera vs Barugon

Le DVD.

Le DVD.

Continuons dans ce cycle Gamera, avec en 1966 l'arrivée sur les grands écrans japonais de Gamera contre Barugon (ou Versus ou Tai au choix), après l'hommage loin d'être ridicule offert au Godzilla de 1954, en respectant le noir & blanc, le fait que la tortue soit seule adversaire de l'humanité, euh du Japon pardon, la suite retrouve des couleurs, avec une histoire pas complexe du tout, et surtout sur l'heure quarante de long métrage, pas autant de baston qu'on aurait pu imaginer, plus centré sur les hommes, c'est l'avidité de ceux ci qui manque de détruire le Japon (et par extension le monde), le plus délicat dans cette histoire c'est que cette sal... méchante Gamera (qui n'aime que les enfants je rappelle, euh, dit comme ça on dirait une pédophile, disons dans le sens pas gore du mot, elle aide les enfants et se moque des adultes, mince, je coule là, aidez moi!!!), Gamera revient sur Terre, enfin au Japon pardon, mais regardons une pitite vidéo.

Vidéo de Steven Sloss.

Le film s'ouvre par le retour de la tortue géante, le Plan Z était infaillible, Gamera dans l'espace, l'humanité, euh les japonais, ne craignaient plus rien. C'était sans compter sur l'arrivée infortuite d'une météorite dans la trajectoire de la fusée. Ni une ni deux, Gamera se précipite en mouvement rotatif qui fait des flammes sur la Terre, un peu comme Orangina rouge elle va crier vengeance. Comme ce sont les méchants japonais qui l'ont expédié dans le froid spatial, c'est au Japon qu'elle atterrit et défonce une centrale hydraulique produisant de l'électricité. Oui elle pète un barrage quoi. Cette scène, très impressionnante j'estime, est le seul moment d'action que vous verrez avant, pfiou, longtemps.

Car oui, si d'emblée on en prend plein les yeux, c'est pour plus facilement retomber dans le sommeil avec une histoire de pilleurs de trésor qui veulent s'emparer d'une opale des îles philippines, euh, disons quelque part dans le Pacifique, je ne sais plus le nom de l'archipel. Seulement les locaux sont en charge de protéger ce trésor qui, selon une légende, ne peut apporter qu'un désastre. Là on sent le pompage sur King Kong, oui, carrément, le côté aventure, avec Onodera le gros connard, sur 3 membres de l'expédition, seul lui arrivera à Kobe avec l'opale. Manque de bol pour lui, Hirata survit grâce aux habitants de l'île, qui le soigneront. Du coup il va s'allier avec la fille du chef (qui de comme par hasard parle le japonais), afin d'éviter le désastre au Japon. Ils sont pas bileux les mecs, genre c'est un peu de sa faute à Hirata si l'opale part, mais ils le soignent. Passons.

Arrivé au Japon, Onodera n'a de cesse de regarder ce joyau, et alors qu'il se fait soigner des sangsues à l'aide d'un rayon infrarouge, bah il va partir vite en laissant l'opale sous cette lumière.

Là nous assistons à l'éclosion de l'œuf pas Kinder mais surprise quand même, un homme mi lézard mi caméléon en surgit, enfin un homme, chuis con, une bébête plutôt. Nous ignorons encore son pitit nom. Cette scène m'a bluffé, c'est impressionnant et bien conçu, j'ai vu Alien avant l'heure pour le coup. Alors que l'équipage ne peut encore amarrer à Kobe, je sais pas si on peut dire comme ça, mais je le dis, bah la bête elle se sauve. Et pas n'importe comment, elle défonce la coque du navire qui sombre dans le port de la ville japonaise. 'Tain mais il était tout pitit comment il a pu faire un gros trou comme ça ? La réponse arrive vite quand la meugnonne, euh, meugnonne j'y vais un peu fort, quand le bébé bête fait un gros coucou par dessus un entrepôt, genre le truc il fait chais pas combien de haut, mais il est immense (à échelle humaine), déjàààààààà ????? Il perd pas de temps le bestiau. Là on retrouve enfiiiiiin de l'action, le port de Kobe et une partie de la ville n'y résisteront pas. Explosion, pétage de maquette par un mec en costume, panique humaine, tout y est, enfin le Kaiju Eiga se lance et enfin mon côté enfant ressort, bien fichue cette scène n'est pas non plus aussi sombre que le premier Gojira, mais elle reste un petit peu effrayante. Pendant l'attaque de Kobe Onodera fait encore l'enflure, laissant chais plus qui sous un casier (non sans s'être bastonné avec lui avant). On revient sur la destruction de Kobe, avec la défense japonaise qui s'installe, manque de bol ils vont découvrir la capacité spéciale de Barugon, il peut tout geler avec sa langue de caméléon, les avions s'en souviennent encore. Heureusement Gamera sort de sa torpeur et arrive pour faire panpan culcul à Barugon. Le combat est intense, la tortue blesse le méchant monstre mais se retrouve congelée. Gamera hors course (ce dont se réjouissent les japonais), il faut trouver un moyen efficace de buter Barugon. C'est Karen (pas Cheryl) qui va donner l'astuce, le monstre n'aime pas l'eau (alors qu'entre le bateau et la terre ferme il a bien dû nager....), et si nous mettions un gros diamant de plusieurs milliers de carats dedans ça aiderait à le disloquer encore plus. Mais avant toute chose, le premier plan des humains est de renvoyer le rayon arc-en-ciel de Barugon pour le défoncer avec sa propre arme, malin le lynx. Manque de bol, si l'idée marche, et blesse le monstre, elle ne l'achève pas. Heureusement Karen nous explique pourquoi le plan ne marchera plus, car il est malin, il sait que si il réutilise cette arme, ça va faire bobo.

En fait le diamant c'est pour attirer Barugon dans l'eau avec les rayons infrarouges, merde en fait je pige pas bien leur plan là, excusez moi, donc, ah oui, je ne me souvenais plus qu'en fait Barugon défonce le convoi à l'aide de son rayon bisounours, euh arc-en-ciel pardon, et du coup ils vont tenter de lui renvoyer son rayon dans sa sale de gueule de sale monstre pas gentil de merde.

Vous savez déjà que c'est un semi échec, et là nous entrons dans les 10 dernières minutes du film, qui nous explique qu'alors qu'elle pionçait tranquillou, Gamera dégèle et va donc pouvoir intervenir en sauveuse de l'humanité, euh du Japon pardon. Lors d'une lutte finale assez intense, la tortue traîne Barugon dans l'eau, ce dernier se disloque telle un étron dans la cuvette. Quelle bien belle comparaison. Le monde, euh Japon, décidément, est sauvé, voilà.

Comment dire, si les 10 premières minutes offrent une scène d'action balèze, on s’ennuie presque pendant les 30 minutes suivantes, mais ensuite c'est un bon équilibre action/gens qui réfléchissent, le film a 50 ans quand même, et si au niveau du scénario, on rigole, les scènes de destructions sont excellentes, le combat de mec en costume, bien que parfois ridicules, divertissent, en fait je regrette ce passage mou, entre les minutes 10 et 37-38, on peut y voir un message comme quoi l'avidité humaine peut courir à sa perte (si Barugon naît et peut détruire Kobe c'est parce que des hommes voulaient revendre une opale je rappelle), seulement comme la plupart des Kaiju Eiga, il est bien difficile de s'identifier et s'attacher aux personnages humains, de plus ici point de petits enfants à sauver, bon ceci n'est pas gênant, mais sachant que ça deviendra une feature qui identifie Gamera par rapport à Gojira, ça fait bizarre. Un film divertissant, à réserver aux fans de Gojira hein, parce que les autres n'y verront rien de bien dedans, si les monstres qui pètent tout ne vous plaisent pas, bah ce n'est pas ce Gamera vs Barugon qui vous fera changer d'avis. Moi j'adore.

@+

Le coffret.

Le coffret.

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