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Cultivons la curiosité

Gamera : Gardien de l'univers

Le DVD.

Le DVD.

Duo de gamins américano-japonais, petite chanson à la con, situation souvent ridicule, souvent mal joué, impliquant des aliens stupides, tout ceci n'empêcha pas la saga Gamera de devenir culte, ses bastons gérées à la perfection, scènes spectaculaires, ère de combat changeant pas mal du tout, on passera par l'expo universelle d'Osaka en 1970, mais aussi sur une planète dont j'ai bouffé le nom, bref, côté phase Kaiju Eiga, Gamera impressionne, mais dans ses films les plus pauvres, sauf concernant ceux prenant des scènes déjà diffusées évidemment. Et après la daube de 1980 (vue hier), il faudra attendre 15 ans pour voir revenir la super tortue, dans une œuvre nettement plus adulte, comme si la saga avait enfin atteint la majorité et arrête donc de se tripoter la nouille sans savoir ce que ça peut provoquer. Shusuke Kaneko à la réalisation, changeant ainsi de Yuasa Noriaki, responsable de 7 des 8 précédents films, dont le superbe premier volet de 1965, mais aussi la bouse de 1980, donc voilà, un peu de changement ne fera peut être pas de mal. Regardons des trailers en VO sous titrés anglais.

Vidéo de ARMEGON.

Et oui, n'attendons pas plus, oui, si le film possède quelques défauts, oui, c'est une réussite, un retour en fanfare. Donc, l'histoire, un chargement, euh non, une escorte d'un bateau à force nucléaire, destiné a... merde désolé, je sais plus, en bref on débute sur un bateau qui, si j'ai bien pigé escorte un bâtiment militaire, pas de bol, il s'échoue, pile dans un endroit avec des bébêtes pas cool, on verra que ce sont des Gyaos, bien connus des fans de la tortue géante. Bon, j'avoue, le début j'ai pas été super attentif, mais le résultat est qu'un putain d'oiseau géant semble semer la terreur sur une île, bouffant les chiens chiens et attaquant les habitants de cette île.

Bon, on constate que la photographie est claire, dans le sens inverse de sombre, je sais pas si c'est la faute au DVD, mais on se croirait devant un téléfilm avec une telle photographie, ce qui fait que l'on ne prend jamais vraiment le film comme une grosse production. Pourtant le jeu d'acteur est très bon, l'absence de mioches aidant je pense, ne pas se prendre un gamin soit disant surdoué récitant son texte devant des militaires médusés "il est trop bien ton plan", ça aide quand même je pense. Surtout que les relations entre les personnages est logique, comme ce mec en costard qui pense avoir raison tout le temps et jugera Gamera comme hostile pendant une majorité du film.

Seulement il faudra être patient, le temps de poser le danger des minis Gyaos (en effet, au début ils ne font "que" 15 mètres de haut), avec peu d'action, disons juste ce qu'il faut pour tenir en haleine le téléspectateur. Gamera arrivant en grande pompe au bout de 30 minutes. Mais avant les hommes auront fait des recherches sur un atoll (pas les opticiens je vous vois venir), avec des pierres bizarres, dont une sera "empruntée" par Yoshinari qui la donnera à la fille de M. Kusanagi, Asagi de son prénom, et là nous verrons que cette pierre transmet, pas les pouvoirs, mais les sensations de Gamera à l'adolescente, qui portera les stigmates des combats de la tortue contre Gyaos.

Les scènes d'action brèves au début, sont tout de même impressionnantes, voir aussi les forces de défenses japonaises ne pas arriver à défoncer les gueules des Gyoas et de Gamera, qui, il faut le reconnaître, casse pas mal d'immeuble quand elle arrive en ville, d'où coup bah les hommes veulent lui péter la gueule, logique. Après il y a la scène du pont dans la campagne japonaise, avant que tout ce petit monde débarque en ville, avec la meuf boulet qui se mange le seul trou dans les planches et tombe comme une merde, mais pas de soucis, elle avait un enfant dans ses bras qui a amorti la petite chute, franchement ridicule, cette scène est pourtant assez stressante quand les Gyaos attaquent, ils ont une dalle de bâtard. Heureusement, la tortue d'une soixantaine de mètres arrive et explose un Gyaos en plein vol, malheureuse elle sera violemment blessée par le dernier piaf violent, et donc devra retourner faire coucouche panier pour se soigner. C'est là que nous constaterons que Asagi porte les stigmates de Gamera sur elle, montrant le côté dangereux de la pierre qui fût offerte par Yoshinari. Il y a aussi ce combat proche du mont Fuji, entre Gamera et Gyaos, avant de faire coucouche panier, c'est dingue, je sais où se déroulent les combats, mais je n'ai plus l'ordre exact, pardon. Voir le chauffeur de taxi forcer un barrage de police et dire "j'ai toujours rêver de faire ça", genre le gars il se croit dans GTA ou bien? Bon, oki, le premier jeu de la série phare de Rockstar ne sortira qu'en 1997 mais quand même.... oublions ceci et revenons à nos moutons.

Gyaos bouffe comme un porc, et à l'instar d'un ado qui se goinfre de McDo et se retrouve obèse et se plaint, Gyaos grossit, mais ne se plaint pas, au contraire, en plus les japonais découvrent effarés que le piaf est capable de faire de la terme-compliqué machin génèse ou je sais plus, bref, il peut pondre des œufs et les féconder, en gros, bientôt il y aura plein de petits Gyaos tout meugnon qui voleront sur la capitale japonaise. En plus, ces boulets de japonais offrent un nid idéal à Gyaos en essayant d'anéantir celui ci, les missiles cassent la tour de radio de Tokyo, ballot, mais super nid pour Gyaos.

Pensant connement que l'oiseau craint le jour, une attaque surprise avait été décidée, pour finalement constater que bah la lumière ne lui fait plus rien. Pourtant ça avait marché pour le stade de base ball, l'attaque nocturne du métro aussi, mais le bestiau qui a une seule paire de chromosome, prouvant sa perfection, bah il évolue en fonction de son environnement. Alors que l'action était dispatchée habilement jusqu'alors, Gamera, après avoir pioncé, revient pour le grand final, dans Tokyo, et vas y que ça pète des immeubles, heureusement la capitale fût évacuée, sinon bonjour les morts quoi. Combat destructeur au sol, avec brisage de maquette d'immeuble, alors que jusqu'alors nous avions surtout vu des arbres miniatures se faire déraciner, les effets sont impressionnant, et le spectacle est là avec explosion à chaque pas de Gamera, qui ne doit affronter qu'un Gyaos, mais ce dernier fait 100 mètres d'envergure maintenant, autant vous dire que la baston au sol entre 2 mecs en costume est grisante, ça se tatane, sur fond de destruction jouissive d'immeuble et autre maquette, un régal, c'est pour ça qu'on aime les Kaiju Eiga reconnaissons le. Pire, un bref combat aérien, et même un passage dans l'espace avant un feu d'artifice digne de Michael Bay, ça explose dans le port de Tokyo. Tellement que nous en avons peur pour les cascadeurs dans les costumes, parce que si les missiles sont en CGI toute moche, les explosions sont réelles, et frôlent les monstres, du grand spectacle comme je les aime. Un final de fou, laissant présager une suite, sans pour autant l'imposer.

Que dire, après les étrons précédents, le retour de Gamera, amie des enfants, se fait par la grande porte. Bon, oui, le scénario est tout pourri, l'explication concernant le fait que ce soit le Japon qui est principalement touché est pourrie aussi, on pompe aussi sur Godzilla, Nagasaki et le côté nucléaire étant cité d'entrée de film. Certains effets numériques font pitié, surtout pour les missiles. Mais le reste, déjà, on abandonne les chansons de merdes, le côté amie des enfants n'est pas aussi présent que dans les films précédents, la scène du pont et l'adolescente aidant Gamera à se battre faisant écho à cette idée, rien de violent donc. On retrouve les pouvoirs de la tortue, qui en profite pour casser pas mal d'immeuble, c'est qu'elle est pataude la Gamera. Si certains trouveront que c'est copié sur Godzilla, le côté nucléaire, le fait que les hommes cherchent à abattre Gamera alors que peu de gens savent que la tortue est là pour les sauver, c'est justement le rapprochement vers la saga de la Toho qui rend le film bon. N'oublions pas que Gamera fut créée pour surfer sur le succès de Gojira, donc un retour aux sources si j'ose dire. En fait nous sommes dans le cas typique d'un Kaiju Eiga, avec des scènes d'action dispatchées à travers des scènes mettant en scène des humains, des japonais pour être précis, cherchant à contrer et à comprendre ces bêtes géantes. Le tout se terminant par une baston urbaine épique après que la monstre héroïque ai recouvré ses forces. Un schéma classique, sans surprise, mais terriblement jouissif pour les personnes appréciant ce genre de film, des défauts certes, pas de surprises certes, mais des scènes d'actions avec des mecs en costumes cassant des maquettes de forêts ou de villes jouissives, j'ai kiffé, en plus c'est plus sombre, moins gniangnian que les précédents. Le grand public trouvera ça ridicule, ceux aimant les Kaiju Eiga aimeront, moi j'adore, vivement demain pour la suite ^^.

@+

Le coffret.

Le coffret.

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