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Cultivons la curiosité

Final Fantasy XV

Final Fantasy XVFinal Fantasy XV

Enfin, après avoir longtemps voulu faire ce jeu (acheté à sa sortie il y a 2 ans), après avoir décidé tôt de faire une semaine spéciale "Final Fantasy XV", et après 65 heures de jeu, voilà enfin la chronique de ce jeu. Son développement aura été chaotique, NOMURA Tetsuya prenant les commandes en 2006 d'un projet alors nommé "Final Fantasy versus XIII". Tardivement, le projet sera confié à TABATA Hajime, qui durant 3 ans essaiera de rafistoler un truc pas trop mauvais afin de sortir rapidement une des Arlésiennes du jeu vidéo. Le projet fera toujours partie de la compilation "Fabula Nova Crystallis Final Fantasy", ayant des liens avec les trois itérations de "Final Fantasy XIII", mais aussi "Final Fantasy Type-0" et "Final Fantasy Agito". Le moins que l'on puisse dire, c'est que ce développement délicat se ressent. 10 années ce n'est pas rien, et quand le "Final Fantasy versus XIII" mute en "Final Fantasy XV", on devine que la saga va subir une énorme évolution.

En effet, étant prévu à la base comme un Action-RPG, prendre le risque de bousculer joueuses et joueurs avec un épisode canonique est délicat. Pourtant ce choix était plus ou moins pris avec les "Final Fantasy XIII" (qui comprennent "Final Fantasy XIII", "Final Fantasy XIII-2" et "Lightning Returns : Final Fantasy XIII"). Ce n'était pas vraiment de l'action pure, mais on sentait une volonté de dynamiser un gameplay devenant vieux face aux RPG occidentaux, ceux de Bethesda notamment. Nous allons donc voir, dans une chronique que je suppose longue, ce que donne ce jeu, avec le Season Pass, en sachant que, comme vous l'avez constaté cette semaine, j'ai vu "Kingsglaive", "Brotherhood", j'ai entendu l'OST sublime de SHIMOMURA Yoko, et que je me suis aidé du guide officiel de chez Piggyback. Sachez aussi que c'est mon troisième Final Fantasy que je termine, après les excellents "Final Fantasy VII" et "Final Fantasy X". Je n'ai pas fait toutes les quêtes annexes, mais vous verrez que j'ai tout de même bien glandé.

Vidéo de Final Fantasy XV.

Car il faut commencer par un truc, parlons du scénario. Bizarrement, le jeu débute par... la fin. On y voit les héros âgés, luttant dans les flammes, la situation est tendue, on ne comprend rien. Puis, d'un coup, on remonte le temps. Une voiture en panne d'essence en train de se faire pousser par 3 hommes, 1 autre au volant. Nous plongeons sur eux en écoutant leur conversation très puéril. C'est ainsi que l'on fait la connaissance de Prompto, Gladiolus, Ignis et Noctis (si vous n'avez pas vu "Kingsglaive" et "Brotherhood" bien entendu). Dans la précipitation et l'excitation du voyage à venir, le plein n'a pas été fait, et ceci Insomnia à peine quittée. Heureusement, la ville de Hammerhead accueillera nos héros, qui sont en fait le prince Noctis d'Insomnia (dans la région de Lucis) et sa garde rapprochée.

Que dire de ce début très léger. Il est étonnant de voir que l'interprétation de "Stand by me" par Florence and the machine surprend, rend presque ce début rigolo. Sauf que quand ce titre arrivera en fin de jeu, ce sera une toute autre histoire. Mais si vous avez vu le film "Kingsglaive" avant, vous savez que le roi Régis a fait partir son fils afin de le protéger d'une éventuelle attaque de Niflheim. Seulement l'attaque du Lucis n'a pas encore eu lieu, et c'est une sorte d'enterrement de vie de garçon que croit faire Noctis avec ses amis de toujours (ce que l'on voit dans "Brotherhood"). Du coup le ton est enjoué, on reluque la jolie mécanicienne (surtout Prompto), habillée comme... non, restons courtois. On fait des emplettes en ville, on rencontre des gens, Takka, le cuistot, Cid, le mécanicien de génie, papi de Cindy, et après la visite de Hammerhead, on commence à glandouiller dans la région qui est immense à pied.

Je délaisse le scénario, très peu complexe, pour parler de l'expérience de jeu. Au début, vous n'aurez que vos bottes pour vous déplacer. C'est ce que j'ai fait. Trouvant la région de Leide immense. C'est simple, j'ai passé 9 heures sur le premier chapitre. Bah, entre la découverte d'automobilistes en panne, des randonneur.se.s paumé.e.s, le campement, la nourriture à ramasser, sans parler de certains objets posés à même le sol, il y a là faire. Et je ne parle pas des contrats de chasse, sorte de jeu dans le jeu s'inspirant fortement de "Monster Hunter" et qui vous prendra une belle partie de votre temps.

C'est aussi l'occasion de découvrir le mode de combat. Bon, au début on vous propose un didacticiel (que j'ai fait) et dont je vous conseille fortement de bien le suivre. Car entre les attaques éclipses, le changement des armes, l'analyse, l'utilisation de la magie, l'utilisation des objets, il y a beaucoup à apprendre, et le meilleur moyen de bien tout assimiler, c'est de pratiquer. Au début on tâtonne, on ne comprend pas bien. On comprend qu'il faut plus tapoter un bouton en surveillant sa jauge que d'essayer de faire des tactiques complexes. Vous ne dirigez que Noctis. Et ceci ne dérange pas du tout. Hors versions MMORPG, les Final Fantasy ont toujours proposé de contrôler les actions de tous les personnages, ici c'est donc très surprenant de ne contrôler que le héros.

Ceci dit on peut faire des attaques combinées et parfois indiquer à un personnage de faire une super attaque. On surveille les jauges et on lance ça au bon moment. Pareil, ceci vient en jouant et en se battant. Les ennemis sont d'ailleurs visibles à l'écran, bien pratique pour esquiver un combat. Le principal étant de retenir que Noctis est le seul à avoir des points de magie qui permettent de faire des attaques éclipses (et après pour se servir des armes fantômes). Pour recharger ses PM, il suffit de se suspendre à un point donné, ou de se reposer derrière un caillou. On peut aussi prendre des objets pour aller plus vite, mais au début de l'aventure ils sont peu nombreux.

Un menu sobre, on découvre Hammerhead, le campement et l'évolution avant d'aller dormir.Un menu sobre, on découvre Hammerhead, le campement et l'évolution avant d'aller dormir.
Un menu sobre, on découvre Hammerhead, le campement et l'évolution avant d'aller dormir.Un menu sobre, on découvre Hammerhead, le campement et l'évolution avant d'aller dormir.

Un menu sobre, on découvre Hammerhead, le campement et l'évolution avant d'aller dormir.

Ensuite arrive l'accumulation d'expérience, que l'on pourra assimiler qu'avant d'aller se coucher. Ainsi les nombreux campements, les caravanes ou les hôtels vous permettent de franchir des niveaux. Petit point rigolo, a un moment je m'étais équipé d'un accessoire empêchant d'assimiler cette expérience. On gagne des points, mais avant le dodo, rien ne se passe. En fait cet accessoire permet de stocker cette expérience, si vous voulez la confirmer dans un hôtel. Ceux-ci (comme les caravanes) apportent un bonus multipliant l'expérience. La caravane offre x1.2, mais à l'hôtel nous sommes plus en présence de x1.5. L'ultime chambrée étant située à Galdina, 10 000 gils, mais le double d'expérience gagnée, pratique quand on a un gros pécule.

Et ceci n'est qu'un détail concernant l'évolution de vos personnages. Déjà, votre équipe est composée systématiquement des quatre amis. Oui, à certains moments, vous vous retrouverez seul, ou juste à trois ou deux, et dans de rares cas, un cinquième personnage se joindra à vous, mais donc votre équipe est la même du début à la fin. Une première il me semble dans un FF. Du coup, en plus d'améliorer les statistiques avec des armes et accessoires, ils ont tous une spécialité. Débile, mais quand même. Ignis c'est la cuisine. Plus vous trouvez des ingrédients, des livres de recettes, plus vous goûtez des plats à travers le monde, plus vous campez (et donc faites cuisiner Ignis), plus il gagne en expérience dans ce domaine. Ainsi quand il prépare des plats, ceux-ci offrent des bonus temporaires, comme gagner encore plus d'expérience, avoir une santé max de +1000 points, offrir une résistance au feu.

Pour Gladolius ce sera la survie, plus vous resterez dehors, plus vous parcourez le monde à pied, plus vous campez, et plus cette compétence augmente, ceci permet de trouver des objets sur les ennemis en fin de combat. Ensuite, les deux prochaines compétences sont... bizarres. Pour Prompto ce sera la photographie. Avant chaque dodo, le jeune homme vous montrera une sélection de ses plus beaux clichés, à vous de voir si vous les enregistrez ou non. Cette compétence augmente d'elle-même au cours du jeu, ou peut être boostée avec des mini-quêtes qui se déclenchent en passant à côté de points remarquables du monde de "Final Fantasy XV". On vous invite à vous rendre à un point de vue donné afin de prendre une photo de groupe, comme un souvenir que le jeu vous rappellera quand vous l'aurez terminé. Pour Noctis c'est la pêche. Entre les contrats de chasses et maintenant la pêche, on peut dire que le jeu n'aime pas les animaux. Quoique Prompto (qui aime les animaux comme on le voit dans "Brotherhood") regrette de devoir les tuer. Mais passons, la pêche donc, bah un mini jeu de plus, avec ses nombreux sites, entre rivière, étang, lac, océan, autant de poissons différents à pêcher avec le matériel adéquat. D'une richesse monstrueuse, ce passage sert surtout à détendre, et permet de constater que le jeu est immense et somptueux (les rivières notamment).

Et c'est donc là qu'arrive le gros soucis du jeu. Il y a une tonne de chose à faire, et si c'est raccord avec le côté pépère du début de l'aventure, lorsque la fin du premier chapitre arrive c'est différent. En effet, on y apprend la mort de Régis, le père de Noctis, mais les quêtes annexes et autres mini-jeux ne deviennent pas inactifs pour autant. Et si j'avais violemment glandé dans le chapitre un, la fin de celui-ci est d'une intensité hallucinante. Rendant l'aventure grisante pendant un court instant. Jusqu'à ce que je m'aperçoive que de glander, bah ça équivaut à faire du level up, et du coup j'étais beaucoup trop fort. Résultat, un combat que le guide conseillait de bien préparer fût expédié en 10 minutes à peine. Et il en sera ainsi tout le long du jeu. Mais ceci n'enlève en rien de la belle intensité offerte en cette fin de chapitre.

Cindy est une pompiste très attentionnée. Ah, les Chocobos, les boutiques, les affrontements face aux Divinités (ici l'Archéen).Cindy est une pompiste très attentionnée. Ah, les Chocobos, les boutiques, les affrontements face aux Divinités (ici l'Archéen).
Cindy est une pompiste très attentionnée. Ah, les Chocobos, les boutiques, les affrontements face aux Divinités (ici l'Archéen).Cindy est une pompiste très attentionnée. Ah, les Chocobos, les boutiques, les affrontements face aux Divinités (ici l'Archéen).

Cindy est une pompiste très attentionnée. Ah, les Chocobos, les boutiques, les affrontements face aux Divinités (ici l'Archéen).

Une fin de chapitre qui offre de nouveaux horizons. Après on obtiendra notre première arme fantôme. Non, je ne vais pas en révéler trop sur l'histoire, mais il y a des tombeaux à découvrir et 13 armes fantômes existantes, et certaines seront très difficiles à obtenir. En fait elles seront un des rares gros challenge du jeu (avec des contrats de chasse ardus). Une fois de plus l'histoire vous invite plus à accomplir les quêtes secondaires qu'à suivre la trame principale, et ce malgré l'enjeu énorme qui repose désormais sur l'équipe. En effet, Noctis est recherché activement par l'Empire du Niflheim, et vous allez devoir vous alliez avec Cor, et d'autres résistant.e.s afin de retrouver votre trône.

On perçoit déjà que Noctis ne se sent pas prêt à endosser une telle responsabilité, et alors que le jeu nous offre parfois de très belles scènes d'amitié, au début du chapitre 3, marquant l'arrivée dans une nouvelle région, Duscae. Et là, c'est le drame. Prompto, qui énervait déjà pas mal par sa puérilité et sa jovialité mal placée, est tout fou en voyant un panneau indiquant "Ferme aux Chocobos". Dès lors il voudra y aller. Oui. Vous avez bien lu. Le groupe est en fuite, Noctis menacé de mort, devant trouver le courage de reprendre le trône, et Prompto veut aller voir des Chocobos. Et évidemment on ira voir des Chocobos. C'est là le gros soucis du jeu jusqu'au chapitre 9 (la fin du chapitre 9 pour être précis). C'est un immense monde ouvert avec des tonnes de choses à faire, mais le scénario demande d'avancer, chose que nous refusons de faire à la vue de ce monde sublime et immense qui se donne à nous. Résultat il y a une incohérence entre le côté mature, violent et directe du scénario, et le côté glandouille que nous propose le monde. Si cela fonctionne chez Rockstar via les "Grand Theft Auto" et les "Red Dead Redemption", ici Square Enix se foire méchamment.

Que dire de cette quête où il faut aller chercher des... grenouilles. Sans déconner. Ou alors que dire de Dave pas foutu de chercher les "dog tags" lui-même, nous demandant d'accomplir une quête FedEx. Ah, petit point, vous avez pu voir des vidéos se moquant de la VF du jeu. Bon, j'ai joué en VOSTFr (en japonais hein, pas en anglais), et ça le fait bien, par contre sur les extraits que j'ai vu de la VF, si l'intension est louable, c'est un franc massacre. Ceci dit ça rend le jeu accessible donc pourquoi pas, du moment que l'on me propose la VOSTFr. Passons ce détail pour découvrir Lestallum. C'est en tentant de me rendre dans cette bourgade féministe que j'ai compris pourquoi le jeu (via Ignis) ne cessait de me dire de ne pas me déplacer la nuit. Les Daemons emplissent l'obscurité de leurs présences démoniaques. Et au début du jeu, impossible de buter les géants, qu'ils soient de fer, mutant ou Gargantua. L'arrivé d'un Daemons, qui se fait par le sol, donc qu'on ne peut deviner, est effrayante. J'ai dû laisser la pauvre Régalia sur la route et fuir comme un caca. Sachez que ces monstres seront faciles à buter avec un gros niveau, mais en attendant bonjour la flippe.

Ah oui, car le monde d'Eos est si immense, qu'en plus de pouvoir se déplacer à dos de Chocobo (pas avant le chapitre 3 je crois), on possède la fierté du roi Régis, la Régalia. Voiture que l'on peut modifier à l'extrême, mais j'y reviendrai plus bas. Lestallum est une ville où les femmes bossent à la centrale électrique, car la lumière est le seul moyen d'éloigner les Daemons des villes. Ville prospère, elle possède un point de vue magnifique via son Belvédère. C'est ici que l'on rencontrera Ardyn. Mwahahahaha. On veut nous faire croire qu'il est gentil, mais on sent que c'est un gros connard mystérieux. Pas grave, on le suit. Je crois bien n'avoir jamais vu un méchant aussi peu charismatique. Même à la fin quand il dévoile sa toute puissance, il est ridicule. Bon, pas ridicule, mais on affronte des monstres bien plus spectaculaires et marquants que ce pauvre type que l'on prend plaisir à défoncer en toute fin de jeu.

Car on arrive à une étape vitale du voyage de Noctis, obtenir l'allégeance des Divinités. Au nombre de six, il se dit que l'une d'elle fût tuée par le Nilfheim et qu'un autre a rejoint l'ennemi. Reste 4 donc, et ça commence par l'Archéen, Titans de Terre que l'on devra affronter. Putain, là c'est spectaculaire comme pas permis. Ah mince, je vais essayer de ne plus trop en révéler.

Une monde riche et sublime à parcourir. Avec des ambiances très diverses. Ici Galdina, Altissia et Insomnia.Une monde riche et sublime à parcourir. Avec des ambiances très diverses. Ici Galdina, Altissia et Insomnia.
Une monde riche et sublime à parcourir. Avec des ambiances très diverses. Ici Galdina, Altissia et Insomnia.Une monde riche et sublime à parcourir. Avec des ambiances très diverses. Ici Galdina, Altissia et Insomnia.

Une monde riche et sublime à parcourir. Avec des ambiances très diverses. Ici Galdina, Altissia et Insomnia.

Intéressons nous donc au cas de la Régalia. La voiture chérie par le roi Régis pourra être tunée le long de l'aventure. En obtenant des pièces rares et en les faisant installées par Cindy. Pire, on pourra la transformer en gros tout terrain moche, ou pire de chez pire, essayer de refaire la peinture façon Shelby GT-350 (voir la photo ci dessous). Là j'ai hurlé de rire devant la mocheté de mon œuvre, que j'ai conservée tout le long du jeu. Jusqu'à ce que Cindy installe un truc spécial obtenu à force de péter la gueule à l'Empire dans ses base. Le moyen de transformer en Régalia Type-F. Sorte de voiture avion qui a provoqué mon unique "Game Over" quand j'ai voulu atterrir. C'est complétement débile comme truc, mais ça offre une quête annexe de plus, de longue haleine.

Mais le plus ridicule reste la façon dont Noctis se tient dedans. En mode décapotable il montera sur la banquette arrière, histoire d'être sûr de mourir avant l'heure. En quoi c'est classe ça ? Et je ne cause même pas de Prompto qui ne porte pas se ceinture et se retourne souvent pour causer. Le truc étant que ce sera votre moyen principal de locomotion, et que très vite on peut obtenir des points de compétence (PC) en laissant Ignis conduire. Car la conduire soi-même devient très vite chiant, même en tout terrain. On préférera faire des emplettes (il y a un accès à une boutique pendant que Ignis conduit), pour acheter des Elixir (principal objet du jeu), ou de revendre des choses en trop.

Car oui, je n'en ai pas encore parlé, mais le jeu est tellement riche qu'il propose plusieurs arbres de compétences. On peut ainsi les débloquer en obtenant des points du même nom. Vous connaissez "Final Fantasy X" ou "Final Fantasy XII" ? Ben c'est à peu près pareil. On pourra débloquer des gains majorés d'XP en Régalia, à dos de Chocobos, un gain supplémentaire de PC en parcourant de longues distances à dos de Chocobos ou en Régalia. Il y a aussi un gain en magie, en force, enfin bon, les possibilités offertes sont énormes. On peut obtenir ces PC en se battant, avec parfois des petits défis à accomplir comme battre tel ennemi en 1 minute. Il y a aussi les quêtes en Duo, ou, parfois, un personnage vous proposera une balade, souvent quand vous campez à des points précis. Entre les niveaux normaux de vos personnages, les compétences spéciales à faire évoluer, votre Régalia (qui nécessite pas mal d'essence au début) à améliorer, et aussi votre Chocobo qui gagne des niveaux, sans oublier les arbres de compétences à remplir et les tombeaux à découvrir, ça en fait des choses à faire.

Le pire étant que ceci représente une infime partie du jeu. Car attardons nous un instant sur les contrats de chasse. En plus de permettre à Ignis de gagner des idées de recettes, les restaurants (notamment la chaîne Crow's Nest) offrent des contrats de chasse. Au début, vous êtes de grade 1, un petit chasseur. Sachant que certains contrats ne peuvent être acceptés qu'à partir d'un certain grade, vous allez franchir les échelons. C'est ici que j'ai trouvé le plus gros challenge du jeu. Le niveau conseillé est indiqué à côté du contrat, et il est souvent abusé. J'ai vaincu des "99" en étant niveau 65, mais j'ai galéré. En toute fin de chronique vous verrez qu'un des fameux contrats "99" est une montagne tortue. 30 minutes d'une lutte intense, mais en fait c'est juste une course de fond où il faut avoir un bon mental car en surveillant sa jauge de points de vie, il n'y a pas de grande difficulté. Bon, là j'étais niveau 75. Mais la dame des marais là, près du lac Vesper, j'étais niveau 65 et j'en ai chié. L'histoire de ce monstre est pourtant magnifique. C'est vous dire tout ce qu'il y a à accomplir. Surtout que jusqu'à la fin du chapitre 8, vous restez sur le continent principal, et l'histoire vous incite à faire du level up en vérité. Car si le chapitre 9 reste encore léger et dans l'exploration de la vile d'Altissia, à partir de la fin de ce chapitre ce sera une ligne droite jusqu'au chapitre 14.

Altissia marque un tournant. Ville pompée sur Venise avec une musique énervante (alors que SHIMOMURA Yoko est parfaite tout du long, l'accordéon me déplaît trop pour aimer le thème de cette ville), ce sera le dernier moment de calme avant la folie. Car après l'Archéen, c'est au tour de l'Hydréen. Ce combat marque un virage violent dans le ton du jeu, qui devient très très très sombre. Avec des doutes, et une forte émotion. Il est à noter que l'on peut revenir dans les premières régions visitées sous forme de souvenirs. Ce sera aussi le cas dans le chapitre 15, nommé "Épilogue", mais qui ignore la fin du jeu, donc n'est pas un épilogue, juste une partie souvenir quoi. Donc c'est là que le récit décolle, mais toujours avec ces mêmes soucis de cohérence.

On peut la conduire, s'asseoir de façon mortelle en mode décapotable, la tuner, jusqu'au drame de l'avion. Pauvre Régalia.On peut la conduire, s'asseoir de façon mortelle en mode décapotable, la tuner, jusqu'au drame de l'avion. Pauvre Régalia.
On peut la conduire, s'asseoir de façon mortelle en mode décapotable, la tuner, jusqu'au drame de l'avion. Pauvre Régalia.On peut la conduire, s'asseoir de façon mortelle en mode décapotable, la tuner, jusqu'au drame de l'avion. Pauvre Régalia.

On peut la conduire, s'asseoir de façon mortelle en mode décapotable, la tuner, jusqu'au drame de l'avion. Pauvre Régalia.

Si la fin du chapitre 9 rappelle méchamment un passage clé de "Final Fantasy VII", le début du 10 vous choquera en 2 phrases. Prononcées par Ignis, elles changent la tonalité du jeu, et surtout une seule chose ressort, on veut péter la gueule à Ardyn. Altissia avait offert une jolie scène, non, plusieurs jolies scènes, entre la découverte de la robe de mariée de Lunafreya, le passage politique avec la première ministre, le découverte de la ville sublime, on restait sur ce ton léger malgré le danger rôdant pour Noctis et ses amis. Le combat final de ce chapitre est épique, avec un Noctis qui vole, qui se tatane avec Léviathan à l'aide des armes fantômes. C'est du grand spectacle, mais rien de difficile une fois de plus, ceci dû à mon trop haut niveau je pense.

D'un côté heureusement que j'avais un haut niveau, car hormis une recherche de Chocobos et des photos à prendre dans le chapitre 10, les quêtes annexes deviennent inexistantes à partir de là. Et le jeu qui était un immense monde ouvert à découvrir devient un tunnel triste et presque sans saveur. Déjà, on a appris des choses choquantes au début du chapitre, et nous voilà à chercher des putains de Chocobos dans cette gare. Oui, on peut ignorer cette quête, mais elle est tout de même présente. Ensuite il y a ce donjon imbitable avec ses allers et retours chiants. Ce sera un marque de fabrique du jeu à partir de là. Tout ça pour offrir un combat minable en fin de donjon.

Il y a aussi le train, encore "Final Fantasy VII" de cité. D'ailleurs je me suis souvent imaginé ce que pourrait donner le septième épisode avec de tels graphismes et un gameplay identique. Bon, il faut retravailler la partie action, mais sinon ça peut le faire grave. Dommage que Square Enix tarde avec son remake. Enfin bon, la scène du train est à chier, et je ne parle même pas de la découverte de Shiva, avec un twist à se tordre de rire (la vraie identité de Shiva).

Et mine de rien nous voilà déjà au pénultième chapitre. Là c'est "Resident Evil" qui a inspiré Square Enix. Allers retours chiant, carte à augmenter de niveau, ambiance effrayante car Noctis se retrouve seul sans pouvoirs. Que dire de la façon dont on débute ce chapitre, en roulant à fond en Régalia. Enfin bon, il y a toujours le moyen de choisir la voie facile avec Gladiolus et Ignis (qui prennent un autre chemin que Noctis suite à une séparation digne de l'introduction de "Resident Evil 2"). Et là c'est vrai que ce n'est pas facile. Noctis accomplie un acte dès lors lourd de sens, je vous laisse découvrir quoi. Ah oui, je n'ai pas dit, mais comme avant d'aller au lac de Vesper où Gladiolus part de son côté, ici Prompto est absent. Pour mieux vendre le DLC dont je parle juste après.

Enfin bon, on découvre les installations de Gralea, et voilà un donjon chiant, digne des premiers jeux "Resident Evil". C'est chiant, mais chiant. Et comme souvent avec ce jeu, une fulgurance arrivera, relançant l'intérêt. Le boss final est empreint d'une grande émotion, et les retrouvailles avec Prompto le sont tout autant, surtout que le jeune homme nous apprend une donnée étonnante.

En toute fin de chapitre, Noctis semble prêt à demander l'aide des Dieux, quitte à perdre la vie. Ceci afin de faire revenir la lumière qu'Ardyn a annihilé du monde, permettant aux Daemons de conquérir celui-ci. Je vous passe les révélations finales, pour vous dire que le chapitre 14, malgré de gros ennemis et un enchaînement de combat de boss, est très facile. J'étais niveau 75 aussi, mais le boss final est décevant. Oui, c'est spectaculaire, mais j'ai mis 5 minutes à le vaincre, dommage. La fin par contre est sublime. Forte en émotion. Le jeu jouera énormément sur votre aventure en vous montrant des photos, des images, argh, j'en ai encore la voix nouée. C'est une fin que je nommerai typiquement Japonaise, à savoir que l'on ne nous dit pas précisément ce qu'il advient des personnages, mais cette image du lever de soleil est somptueuse. Mieux, on comprend l'illustration de AMANO Yoshitaka pour le logo du jeu. Une franche réussite émotionnelle. Très belle fin.

Un épisode bourrin mais au donjon spectaculaire (Gladolius), et une aventure épique pour Ignis.Un épisode bourrin mais au donjon spectaculaire (Gladolius), et une aventure épique pour Ignis.
Un épisode bourrin mais au donjon spectaculaire (Gladolius), et une aventure épique pour Ignis.Un épisode bourrin mais au donjon spectaculaire (Gladolius), et une aventure épique pour Ignis.

Un épisode bourrin mais au donjon spectaculaire (Gladolius), et une aventure épique pour Ignis.

Mais n'oublions les trucs en plus du jeu, le season pass contient des packs inutiles, mais surtout les épisodes individuels de Gladiolus, Ignis et Prompto. On trouve aussi des quêtes spéciales, notamment celle de "Hoshi Hoshi", où un téléporteur louche semble vous appeler. Vous vous retrouvez dans un monde en ruine, accompagné par Sarah (seul Noctis participe), une jeune femme un peu tête brûlée. Elle est l'héroïne de "Terra Wars" si j'ai bien compris. L'histoire est facile et consiste à aider les "Hoshi Hoshi" (j'ai paumé le nom), des petits être blancs. On accumulera des données, on se bat un peu, et 45 minutes plus tard l'histoire est pliée.

Pour Gladiolus ce sera sa quête, afin de savoir si il mérite vraiment d'être le bouclier du roi, que l'on fera. Un donjon de 1h15 où on se bastonne beaucoup, et au final c'est sympa mais ça n'apporte pas grand chose sur le personnage je trouve.

La grosse surprise vient de Prompto. Le personnage le plus énervant du jeu découvre ici ses origines dans un segment plus action avec des armes à feu que vraiment RPG. Presque 2 heures, mais vraiment un DLC intéressant, difficile, et rendant Prompto attachant. Par contre ça dénature complétement le côté "balec" de ses amis quand ils lui disent lui faire confiance malgré ses origines. On peut même faire évoluer sa moto neige, pourquoi ? Je ne sais pas, mais on peut. Ah, et ici Aranea est juste magnifique. Et il y a une sorte d'inspiration de "Metal Gear Solid", la base secrète, les expériences, la neige, les armes à feu, enfin bon, j'y ai vu pas mal de chose du jeu de Konami ici.

Enfin, l'épisode consacré à Ignis mêle la promptitude de celui concernant Gladolius, avec l'éclairage d'un point obscur du scénario concernant justement le moment charnière du jeu, à savoir la fin du chapitre 9. On retrouve une action frénétique, et une double explication, concernant Ignis mais aussi Ravus. Du coup, comme pour Prompto, on regrette son absence du jeu seul, car cette petite heure éclaire un passage rapidement évoqué dans la trame originale. Pour Gladiolus c'est moins important. Pire, cet épisode est à faire absolument après la fin du jeu. Il dévoile carrément une partie de la cinématique de fin, rien que cela.

Au final, les ajouts du Season Pass ne sont pas indispensables, pas bons, mais apportent quelques lumières intéressantes au scénario. Le problème réside dans leurs inutilités dans le jeu principal, vous ne gagnez que quelques objets dispensables vu qu'il vaut mieux avoir terminé le jeu avant de les faire. Pire, l'impression qu'une partie du jeu fût amputée pour proposer ce contenu n'est pas si lointaine que ce que l'on veut nous faire croire. Sachez que ce sont 4 heures de jeu supplémentaires, sans incidence sur les niveaux de vos personnages dans la trame principale, mais qui permettent de voir la détermination des amis de Noctis. Prompto en sort grandit et moins énervant.

Il existe aussi un autre Season Pass, nommé "Pack Royal". Avec un donjon supplémentaire, des nouveaux points de pêche, une vue subjective (histoire de bien gerber en attaque éclipse). Bref du contenu pas très utile au scénario, mais qui rendent l'expérience de "Final Fantasy XV" encore plus profonde. Sachez que si vous achetez la version "Final Fantasy XV : Édition Royale", vous aurez tous les Season Pass du jeu, donc l'expérience ultime concernant ce jeu. Si je n'ai pas encore craqué pour le pack royal, je compte me le prendre dès qu'il sera moins cher (15€ quand même). Histoire de me frotter à ce donjon supplémentaire.

Ignis et une grosse baston. Pour Prompto c'est une ambiance glaciale et limite horrifique. Heureusement la motoneige détend un peu.Ignis et une grosse baston. Pour Prompto c'est une ambiance glaciale et limite horrifique. Heureusement la motoneige détend un peu.
Ignis et une grosse baston. Pour Prompto c'est une ambiance glaciale et limite horrifique. Heureusement la motoneige détend un peu.Ignis et une grosse baston. Pour Prompto c'est une ambiance glaciale et limite horrifique. Heureusement la motoneige détend un peu.

Ignis et une grosse baston. Pour Prompto c'est une ambiance glaciale et limite horrifique. Heureusement la motoneige détend un peu.

Voici donc une des mes chroniques les plus complexes et abouties que j'ai eu à faire. Rien que pour l'écrire, je ne vous raconte pas. Et encore, j'ai passé sous silence beaucoup de choses qui risqueraient de vous gâcher l'expérience. Car oui, "Final Fantasy XV" a été accouché dans la douleur, oui il est rempli de défaut, à commencer par cette incompatibilité entre monde ouvert du début et scénario dramatique. Oui son système de combat est pété, et consiste à surveiller sa barre d'énergie tout en tapotant un bouton. Oui, les scènes arrêtant le combat un court instant quand un de ses alliés utilise un objet sont frustrantes, et je ne vous parle pas de cette fin de combat où Noctis se tapote les mains bloquant le jeu un court instant. Oui les personnages sont la majorité du temps plats et énervants. Oui, ça fait beaucoup de défaut. Oui le récit est scindé pour mieux enrichir un Square Enix qui a très mal utilisé le cross média pour le coup. Le rendant obligatoire (donc passage à la caisse) là où au contraire il doit approfondir l'expérience.

Mais à côté de ça on tombe sur un monde ouvert somptueux, riche et agréable à parcourir. Si l'insouciance des personnages fait pitié alors qu'un drame vient de se jouer, elle amuse. Cette ambiance bande de potes qui partent en virée a quelques chose de réjouissant. Poussant à accomplir les abondantes quêtes annexes malgré un scénario dramatique. Que dire des possibilités qu'offre le jeu. La pêche est excellente, il y a tout le temps quelque chose à faire, on prend plaisir à flâner dans ce monde et découvrir des objets cachés, de nouveaux ingrédients. Au final le scénario, quand on se penche bien dessus, est riche en émotion. Le problème est qu'il est haché, ne fonctionne que par fulgurance, ce qui ennuie un peu le joueur ou la joueuse le faisant d'une traite. Mais les passages brillants, émouvants sont au final assez nombreux pour offrir une expérience positive. Pour ma part du moins.

Non, ce n'est pas un grand jeu, et donc encore moins un grand Final Fantasy, mais voyez-vous, il m'a happé au point que je le termine, sans me forcer. C'est une magnifique lutte du bien (la lumière) contre le mal (les ténèbres). Des scènes et des idées sont empruntées aux grands FF. Le scénario est haché, les combats brouillons et répétitifs, mais l'aspect aventure et découverte d'un monde immense et aux multiples beautés suffisent à justifier l'achat de ce jeu. Même à 50€ en neuf. Il serait dommage de ne pas se rendre à Eos et de rester bloqué sur des points comme le côté putassier de Cindy, la jovialité énervante de Prompto (qui est justifiée) ou alors l'absence totale de charisme de la part du grand méchant de l'histoire. Vous aurez compris que j'ai aimé ce jeu, mieux, je compte y rejouer afin d'accomplir des quêtes restées en suspens. De plus j'ai du poiscaille à pêcher. C'est ça "Final Fantasy XV", comme dans la vie, il faut se contenter des petites joies simples. Observer un coucher de Soleil, ou découvrir un coin de pêche caché dans une vallée. J'ai adoré y jouer et vous le conseille chaudement, mais dans sa version complète et en prenant son temps, car si c'est pour faire le jeu en ligne droite, oubliez.

@+

Une montagne monstrueuse, la chasse aux grenouilles et la quête spéciale (et inutile) avec Sarah de "Terra Wars".Une montagne monstrueuse, la chasse aux grenouilles et la quête spéciale (et inutile) avec Sarah de "Terra Wars".
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Une montagne monstrueuse, la chasse aux grenouilles et la quête spéciale (et inutile) avec Sarah de "Terra Wars".

Des images des DLC.Des images des DLC.
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