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Cultivons la curiosité

La huitième couleur

La huitième couleur - Terry Pratchett.

La huitième couleur - Terry Pratchett.

En 1983 naissait une énième saga de Fantasy sous la plume de Terry Pratchett, malheureusement disparu l'année dernière. Nommée « Les annales du Disque-Monde », l'auteur nous y conte dans le premier livre, La huitième couleur, l'histoire du pauvre Rincevent, un mage raté, n'ayant pas fini ses études à cause d'une erreur qu'il a commis, il vague dans ce monde si particulier du Disque-Monde. En effet, au lieu d'une planète toute ronde comme notre belle Terre, le Disque-Monde est en fait plat, en forme de disque, porté par 4 éléphants gigantesques, eux même reposant sur une tortue à l'envergure inconcevable, la Grande A'Tuin qui vogue dans l'univers. Oui, le ton est posé, vous avez deviné, nous ne sommes pas dans une autre copie de la Terre du milieu de Tolkien, ici, place à l'humour, voir à la parodie. D'autant plus quand un personnage bizarre apparaît à Ankh-Morpork, ville scindée entre la vermine d'assassins et de voleurs et l'élite des mages. Ce personnage, Deuxfleurs, est accompagné par un drôle de coffre fait en bois de poirier et monté sur pattes. On apprendra que ce coffre suivra son propriétaire tout en le protégeant et est quasi indestructible. Deuxfleurs est en fait le premier « touriste » de l'histoire du Disque-Monde, et il part à l'aventure. Seulement, ne parlant pas la langue, il a du mal à se faire comprendre, sauf quand il sort les pièces d'or contenues dans son coffre.

Comme par un heureux hasard, il se trouve que même si il est un loser, Rincevent possède une immense qualité, il est doué en langue, et prend involontairement en main le touriste en l'assistant, bon, les pièces d'or aident bien aussi, mais surtout, quand les hauts fonctionnaires de la magie demandent, euh, imposent plutôt, à Rincevent de surveiller et protéger Deuxfleurs quoiqu'il en coûte, sous peine de mort, voilà notre « mage » embarqué dans une aventure qui le fera passer par un incendie gigantesque, dont on apprendra l'origine plus tard dans le premier chapitre, ils verront des héros, des dragons, des monstres horribles, et nos deux compères pourraient bien même aller jusqu'au bord du disque, qui sait ?

Dans un univers héroïc fantasy, absolument prenant et détaillé jsuqte ce qu'il faut pour s'attacher à ce monde, et surtout le côté peureux et fuyard de Rincevent en fait un anti-héros très attachant, à l'opposé de l'aspect plus aventureux de Deuxfleurs, avide de découverte. Il se promène avec une boîte bizarre prenant des images, dont on découvrira le secret hilarant.

Ce qu'il faut savoir aussi, c'est cette fameuse huitième, octarine, est à l'origine de la magie dans ce monde, d'ailleurs il est marrant de voir Rincevent ne jamais vouloir prononcer le chiffre 8, et alors qu'ils sont dans une grotte, accompagné sans le savoir de Hrun le héros, ce chiffre sera prononcé et on comprendra pourquoi notre « mage » avait autant d'appréhension et refusait qu'il soit prononcé.

Hrun accompagné d'une drôle d'épée, mais je vous laisse découvrir les spécificité de celle ci.

On verra aussi des dragons, ayant une particularité, avec une sombre histoire de prise de pouvoir, et un Hrun « priapique » se faisant soit disant sauver par Deuxfleurs, terrible. Et encore, je ne vous ai pas parler de cette scène écrite en trois actes avant d'en arriver là, avec Deuxfleurs qui provoque le réveil d'un ours, de plusieurs loups, voyant Rincevent essayant de le suivre et devant esquiver aussi ces dangers à travers lesquels le touriste est passé à fond, et pour finir Hrun devant charcler tout cela, il me semble, enfin bon, une narration parfaite quoi.

C'est là qu'on va voir un peu plus du bord du Disque-Monde, avec ces êtres étonnant, venus d'ailleurs, pour que le livre s'achève dans la cité de Krull, avec un brin de science fiction, montrant que Pratchett a créé un monde et un univers excellent. Et toujours avec cette pointe d'humour faisant tourner les pages à un rythme fou.

Au début, le livre est un peu délicat à lire je trouve, j'étais un peu perdu, et les personnages mettent un petit peu de temps à être attachants, mais une fois cette introduction passée, on se régal, avec un univers complétement dingue, mais pas simpliste pour autant,on voyage en même temps que nos deux héros, on se marre des descriptions des sentiments du coffre, et puis la présence de la mort, dépitée sur la fin, et dont on apprend qu'il est masculin, oui c'est bizarre, mais c'est ainsi, les dieux aussi qui jouent, enfin bref, un livre à lire de toute urgence, prenant, facile à lire, faisant marcher l'imagination et, chose loin d'être déplaisante, rempli d'humour, à lire et à posséder !

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